Politique PoubelleSelon l’ineffable « économiste » Pierre Fortin, chaque dollar investi par le gouvernement dans les CPE génère 1,50$ en entrées fiscales.  En bref, si l’on applique cette logique jusqu’au bout, il serait possible de renflouer les coffres du gouvernement en investissant quelques centaines de milliards dans le système de garderie…

Sans blague, tout ce que Pierre Fortin réussit à démontrer c’est qu’il prend les Québécois pour des imbéciles en tentant de leur faire gober de pareilles absurdités.

Depuis que les CPE ont été créés, le nombre de places disponibles est passé de 96 344 à 210 019 ce qui représente une augmentation de 118%.  Par contre, les budgets des CPE sont passés de 417 millions à 1 898 millions de dollars, soit une augmentation de… 355%.  Vous avez bien lu, pour augmenter le nombre de places de 188%, les budgets ont été augmentés de 355%.  Et on voudrait nous faire croire que les garderies sont un investissement intelligent.

Mais il y a pire.  Selon Pierre Fortin, le programme de CPE a permis à 70 000 Québécoises de joindre le marché du travail.  Faites le calcul, dépenser 1 898 millions de dollars pour créer 70 000 jobs revient à dépenser 27 122$ par emploi ainsi créé.

Et plus fondamentalement, si le programme de CPE rapportait de l’argent au gouvernement, il y a longtemps que ce système aurait été copié dans les autres provinces.  Mais je soupçonne que dans les autres provinces,  il n’y a pas d’économistes gauchistes pour transformer les dépenses du gouvernement en investissement.

Au Québec quand le gouvernement sort de l’argent de ses coffres, ce n’est jamais une dépense, c’est toujours un investissement.  On ne dépense pas en santé, on investit.  On ne dépense pas en éducation, on investit.  On ne dépense pas en culture, on investit.  On ne dépense pas pour refaire les routes, on investit.  On ne dépense pas pour un nouveau Colisée, on investit.  On ne dépense pas dans les garderies à 7$, on investit.  On ne dépense pas dans les régions, on investit.

Et allez savoir pourquoi, malgré tous ses investissements, le Québec accumule les déficits…  Si l’on accepte la prémisse que le gouvernement ne dépense jamais, mais qu’il investit, alors force est de constater que les talents d’investisseurs de nos politiciens sont comparables à ceux de Vincent Lacroix…