Si des élections devaient être déclenchées ce printemps sur la scène fédérale, il ne fait aucun doute que les baisses d’impôt des corporations mises sur la table par Stephen Harper seront l’un des enjeux principaux de la campagne.

Il va sans dire que pour des raisons purement idéologiques, les partis d’opposition ont tous décidé de jouer la carte du populisme et de la démagogie pour condamner cette mesure.

Ce qu’il faut savoir…

Actuellement, le taux d’imposition des corporations au Canada est de 20,5%.  Voici une liste sommaire regroupant quelques pays qui ont un taux inférieur au Canada:

  • Suède: 18,9%
  • Danemark: 18,5%
  • Finlande: 18,3%
  • Suisse: 17,6%
  • Nouvelle-Zélande: 17,6%
  • Pays-Bas: 16,8%
  • Irlande: 10,9%
  • Islande: 8,9%
  • Chili: 6,7%

La moyenne du taux d’imposition des corporations dans les pays de l’OCDE est de 18,6%.  À la lumière de ces chiffres, on peut constater que la réduction du taux canadien est un projet qui se défend.

Il faut aussi savoir que l’impôt des corporations affecte négativement les travailleurs.  Une étude réalisée aux États-Unis a montré qu’entre 1992 et 2005, chaque fois que la fiscalité des entreprises était augmentée d’un point de pourcentage, le salaire des travailleurs était réduit de 0,52%.

En fait, si l’on analyse la situation sous un angle rationnel, logique et cohérent, on réalise que l’abolition pure et simple de l’impôt des corporations profiterait à l’ensemble de la population:

Maxime Bernier s’est aussi penché sur cette question: une réduction d’impôt qui profite à tout le monde.

En bref, le PLQ, le NPD et le Bloc devraient ranger leur petit livre rouge et faire de la politique en utilisant leur raison plutôt que leurs émotions.