Dans un texte publié la semaine dernière dans le journal Métro, Léo-Paul Lauzon suggère que le salaire n’est pas la principale source de revenus des plus fortunés.  Selon ce comptable de « l’école de La Havane », les riches se la coulent douce en encaissant des chèques qui se matérialisent comme par magie dans leur compte bancaire:

Journal Métro
Fiscalité 101 pour journalistes

Prendre le revenu fiscal pour déterminer ceux gagnent plus de 100 000 $ l’an, pour ensuite prétendre que peu de riches paient trop d’impôts est ridicule. Le revenu fiscal est pour plusieurs qu’une infime partie de leur véritable revenu économique. Le revenu fiscal omet plusieurs revenus réels importants, comme la moitié des gains de capitaux, les plus-values réalisées sur les options d’achat d’actions détenues et sur les portefeuilles d’actions, les immeubles, etc.

En 1946, le revenu fiscal du top 1% des Canadiens les plus riches représentait 45,5% des revenus économiques.  En 2007, cette proportion est passée à 67,8%.  Si l’on regarde du côté du top 0,01% des Canadiens les plus riches, c’est 73,7% de leurs revenus économiques qui provenaient d’un salaire.  Toujours pour l’année 2007, la proportion du revenu économique des riches provenant d’un salaire était à toute fin pratique identique à la proportion de l’ensemble de la population.  En bref, les riches comme les pauvres doivent travailler pour gagner leur vie.

En passant, ces chiffres proviennent du Centre Canadien de Politiques Alternatives, un think-tank gauchiste…