Obama

Imaginez que pour ré-équilibrer ses finances, le gouvernement du Québec décide de revoir les avantages sociaux accordés à ses professeurs.  Imaginez que les professeurs, mécontents de se voir retirer leurs acquis, décident de faire la grève.

Maintenant, imaginez que le premier ministre du Canada, parce qu’il n’aime pas son homologue québécois, décide de faire une conférence de presse dans laquelle il annonce son soutien inconditionnel aux  professeurs du Québec.  Pour ajouter l’insulte à la blessure, imaginez que le premier ministre du Canada décide de mobiliser la machine électorale de son parti pour gonfler les rangs des manifestants qui font la grève…

Si pareil scénario devait se concrétiser, on aurait sur les bras une crise constitutionnelle sans précédent.  On parlerait d’une ingérence inacceptable du fédéral dans les compétences provinciales et les souverainistes en profiteraient pour mobiliser leurs troupes arguant qu’il faut se débarrasser du fédéral.

Et bien, la situation que je viens de décrire est exactement celle qui prévaut actuellement au Wisconsin (ici & ici).

MISE-À-JOUR