Antagoniste


20 décembre 2010

L’avenir appartient aux républicains États-Unis Revue de presse

The Miami Herald

New census may complicate Obama 2012 bid
The Miami Herald

The 2010 census report coming out Tuesday will include a boatload of good political news for Republicans and grim data for Democrats hoping to re-elect President Barack Obama and rebound from last month’s devastating elections.

The population continues to shift from Democratic-leaning Rust Belt states to Republican-leaning Sun Belt states, a trend the Census Bureau will detail in its once-a-decade report to the president. Political clout shifts, too, because the nation must reapportion the 435 House districts to make them roughly equal in population, based on the latest census figures.

The biggest gainer will be Texas, a GOP-dominated state expected to gain up to four new House seats, for a total of 36. The chief losers – New York and Ohio, each projected by nongovernment analysts to lose two seats – were carried by Obama in 2008 and are typical of states in the Northeast and Midwest that are declining in political influence.

Democrats’ problems don’t end there. November’s elections put Republicans in control of dozens of state legislatures and governorships, just as states prepare to redraw their congressional and legislative district maps. It’s often a brutally partisan process, and Republicans’ control in those states will enable them to create new districts to their liking.

The combination of population shifts and the recent election results could make Obama’s re-election campaign more difficult. Each House seat represents an electoral vote in the presidential election process, giving more weight to states Obama probably will lose in 2012. The states he carried in 2008 are projected to lose, on balance, six electoral votes.


19 décembre 2010

Pourquoi être libertarien ? Économie En Vidéos Philosophie

Le juge Napolitano a réuni autour de lui quelques libertariens travaillant pour le Reason Magazine pour expliquer les principes qui sont associés à la philosophie libertarienne.

Un must-see !


19 décembre 2010

Arguing with Idiots: Richard Hétu Arguing with Idiots Économie États-Unis Hétu Watch

Richard HétuDans un billet qui a été publié cette semaine, Richard Hétu a affirmé que plus un Américain regardait Fox News, plus il était ignorant et désinformé.  Pour appuyer ses dires, un copier-coller d’une « étude » réalisée par l’Université du Maryland est mis en preuve par le blogueur.

Mais comme c’est trop souvent le cas, avant de faire son copier-coller, Richard Hétu ne s’est pas questionné sur la validité de l’information qu’il rapportait.

Par exemple, cette étude considère comme « ignorante » une personne qui pense que la situation économique s’est empirée.  En 2010, le déficit a explosé, le taux de chômage a augmenté, 151 banques ont fait faillite, les États-Unis sont passés de la 2e à la 4e place dans le classement des économies les plus compétitives de la planète, un nombre record d’Américains reçoivent des food stamps, la durée de l’assurance chômage a été prolongée à 99 semaines, Moody’s menace de décoter les États-Unis, la FED est obligée d’imprimer de l’argent (QE2) pour relancer l’économie, les gens ne veulent plus des bons du Trésor Américain et pour couronner le tout la présidente de la Federal Deposit Insurance a affirmé que les États-Unis subiraient le même sort que l’Irlande ou la Grèce si rien n’est fait.

Malgré tout ça, selon la savante étude de Richard Hétu, si vous pensez que l’économie américaine est sur la pente descendante, vous être ignorants et désinformés !

L’étude a aussi considéré que les gens qui croyaient que la réforme de santé du président Obama allait augmenter le déficit avaient été désinformés.  Vraiment ?  Pourtant, c’est aussi ce que pense l’agence de presse Reuters.  La publication scientifique Health Affairs est aussi parvenue aux mêmes conclusions.

Je pourrais poursuivre cet exercice puisque l’étude citée par Richard Hétu est bourrée de questions subjectives.  Mais analysons plutôt une étude réalisée le mois dernier par le Pew Research Center qui a elle aussi évalué le niveau de connaissance politique et économique des Américains.  Cette étude est intéressante parce que les questions sont purement objectives, par exemple on a demandé aux gens quel était le taux de chômage, qui sera le prochain speaker au Congrès ou encore qui était le premier ministre britannique.

Dans cette étude, l’électorat républicain a obtenu une note de 5,7/12 alors que les démocrates ont dû se contenter d’un score de 5,0/12.

En se basant sur les résultats de cette étude, il est impossible de conclure que plus un Américain regardait Fox News, plus il est ignorant et désinformé.

Une étude publiée dans le Econ Journal Watch a aussi démontré que le niveau de connaissance économique des conservateurs était largement supérieur à celui des gauchistes.

Il serait intéressant de faire une étude sur le niveau d’ignorance et de désinformation au Hétutistan…  Nul doute que le résultat serait à la hauteur du matériel que l’on peut y lire…

P.-S. Le prochain invité de la chronique Arguing with Idiots: Amir Khadir ! (billet qui sera publié lundi)


19 décembre 2010

Les Innus disent oui au progrès Économie Environnement Québec Revue de presse

National Post

Quebec threatens to sue over oil exploration on reserve
National Post

The Innu nation of Pessamit, located about 50 kilometres southwest of Baie Comeau, announced earlier in the day that it has agreed to let Trans-American Energy undertake gas exploration on part of its 145,000-square-kilometre reserve and its vast ancestral territory. The latter extends into the St. Lawrence River where, this fall, the provincial government announced a freeze on oil and gas exploration in the river’s estuary.

« We won’t tolerate this and we certainly won’t tolerate anyone challenging the moratorium, » Natural Resources Minister Nathalie Normandeau said.

Chief Raphael Picard of the Innu Council of Pessamit said the band will proceed despite the government’s decision.

He acknowledged the St. Lawrence’s wildlife is fragile, but stressed his people are sovereign on their territory. « The government didn’t seek our input before adopting the moratorium, » he said.

Ms. Normandeau announced the moratorium on oil and gas exploration in the St. Lawrence after an environmental impact study showed it posed too much risk to fish and wildlife.


18 décembre 2010

Maxime Bernier: enfin un politicien qui réfléchit Canada Économie Récession

« Les économistes conventionnels de la Banque ont finalement accepté la leçon de l’école d’économie autrichienne selon laquelle le crédit facile n’apporte aucune croissance à long terme et ne fait que créer des déséquilibres qui devront éventuellement être éliminés. »

National Post
Carney s’engage à continuer à mettre de l’huile sur le feu
Par Maxime Bernier (traduction: maximebernier.com)

LibertarienLa Banque du Canada est dans une position embarrassante. Dans un discours donné à Toronto lundi dernier, son gouverneur, Mark Carney, a reconnu qu’il poursuivait une stratégie extrêmement risquée qui pourrait mener à des déséquilibres financiers et économiques encore plus importants que ceux des trois dernières années. Toutefois, a-t-il admis implicitement, la Banque n’a pas le choix de continuer de jeter de l’huile sur le feu tout en exhortant tout le monde à rester le plus loin possible des flammes.

Après avoir brièvement expliqué pourquoi les taux d’intérêt resteront sans doute très bas pour une période prolongée, M. Carney a consacré les deux tiers de son discours à élaborer en détail comment le crédit facile « pourrait éventuellement fausser le comportement des secteurs public et financier ainsi que des secteurs des entreprises et des ménages ».

Dans certains pays, a-t-il dit dans le jargon habituel impénétrable des banquiers centraux, de bas taux d’intérêt pourraient créer « une flexibilité sur le plan budgétaire à court terme » – c’est-à-dire qu’il devient plus facile pour les gouvernements d’emprunter des milliards de dollars pour venir à la rescousse de tout le monde – mais cela les expose à des temps difficiles lorsque les taux augmenteront ou si les marchés changent subitement d’opinion.

La conviction que les taux d’intérêt vont demeurer bas a aussi vraisemblablement pour effet d’induire des habitudes de prêts plus risquées chez les banques, ce qui a été un facteur central de la débâcle financière chez nos voisins du sud.

M. Carney a aussi lancé une mise en garde concernant l’émergence de firmes « zombies » . Il s’agit d’entreprises en faillite qui se maintiennent en vie parce que le crédit facile permet aux banques de reconduire des emprunts que ces firmes sont incapables de rembourser, ce qui repousse à plus tard la restructuration nécessaire et entraîne un gaspillage de ressources.

Enfin, l’argument qui a reçu le plus d’attention médiatique est qu’à cause des bas taux d’intérêt, « la proportion de ménages qui ont alourdi leur bilan a augmenté de façon considérable ». Les données de la Banque montrent que le crédit continue de croître plus rapidement que les revenus. Les ménages canadiens sont en train de devenir encore plus endettés que ceux des États-Unis, et nous pourrions faire l’expérience de défauts de paiement à grande échelle sur les hypothèques et les cartes de crédit si un autre choc devait survenir.

Les économistes conventionnels de la Banque ont finalement accepté la leçon de l’école d’économie autrichienne selon laquelle le crédit facile n’apporte aucune croissance à long terme et ne fait que créer des déséquilibres qui devront éventuellement être éliminés. Selon le point de vue autrichien, les politiques de crédit facile dans les années 1990 et 2000 ont alimenté les booms des nouvelles technologies et de l’immobilier aux États-Unis et ailleurs, ce qui a mené à d’inévitables krachs.

Pourquoi alors poursuit-on toujours les mêmes politiques ? La Banque a uniquement relevé son taux de financement à un jour de 0,25 % à 1 %, ce qui reste un niveau historiquement bas. Si elle n’augmente pas davantage les taux d’intérêt pour prévenir l’émergence de tous ces problèmes, c’est parce qu’elle est légalement tenue par un accord avec le ministère des Finances de maintenir le taux d’inflation autour de 2 %.

Une augmentation des taux d’intérêt forcerait les entreprises et les ménages à réduire leurs emprunts et à moins dépenser, et aurait probablement pour effet de ralentir la croissance économique à court terme. Dans un contexte où les États-Unis, l’Europe et d’autres régions du monde poursuivent des politiques keynésiennes et impriment de la monnaie à une vitesse folle, cela renforcerait aussi le dollar canadien, diminuerait le prix de nos importations et affaiblirait nos industries exportatrices.

Même si elle implique un certain prix à payer à court terme, une telle politique pourrait bien être la seule façon d’empêcher la formation d’autres bulles et de protéger le Canada contre les politiques inflationnistes dangereuses de ses partenaires commerciaux. Mais voilà où ça bloque : cela aurait pour effet de réduire le taux d’inflation. Cette option est donc exclue pour la Banque.

À la place, M. Carney nous offre trois « lignes de défense » qui sont clairement des aveux d’impuissance. Tout d’abord, il conseille à tout le monde de « résister à l’excès de confiance et réévaluer constamment les risques » et cela même si, comme il l’explique dans son discours, les gens seront peu enclins à suivre ce conseil s’ils ont de fortes incitations à faire le contraire.

La seconde ligne de défense » consiste en un renforcement de la supervision des activités comportant des risques « . C’est bien beau, mais suis-je le seul à ne pas considérer comme tout à fait optimale une situation où c’est celui qui est à la source du risque qui supervise les effets de sa politique risquée ? Troisièmement, la Banque pourra utiliser des » réserves de fonds propres contracycliques » pour contrer la création excessive de crédit – c’est-à-dire qu’elle pourra faire volte-face et modifier sa politique délibérée de création excessive de crédit si elle perd le contrôle de celle-ci.

Les contradictions contenues dans le discours de M. Carney sont tout simplement stupéfiantes. Mais elles découlent toutes de l’obligation qu’a la Banque de soutenir artificiellement l’économie de telle manière que les prix augmentent de 2 % par année, quels que soient les conséquences à plus long terme.

Il y a quelques mois, j’ai suggéré que la cible d’inflation de la Banque soit réduite à 0 % lorsqu’elle sera revue l’an prochain. Dans la situation actuelle, une telle mesure donnerait une plus grande marge de manoeuvre pour augmenter les taux d’intérêt et diminuer les nombreux risques contre lesquels M. Carney nous met en garde. Cela aurait pour effet de préserver plus clairement notre pouvoir d’achat et d’amoindrir les distorsions que l’inflation engendre dans toute l’économie. Cela préviendrait également les cycles de booms et récessions que nous avons récemment traversés ces dernières années.

Nous aurions intérêt à tenir un véritable débat sur toutes ces questions, au lieu de simplement accepter une politique avec les défauts évidents que M. Carney nous a dévoilés.


16 décembre 2010

Liberté ou égalité Économie En Vidéos International Philosophie

Un preview du prochain documentaire de Johan Norberg:


16 décembre 2010

Un message du gouvernement du Québec Coup de gueule Économie En Images Québec

Le gouvernement du Québec tient à vous rappeler que le premier janvier 2011, la TVQ passera de 7,5% à 8,5%.

Big Government

Bonne année !


16 décembre 2010

Le début de la fin ? Chine Économie États-Unis Revue de presse

The New York Times

Sidestepping the U.S. Dollar, a Russian Exchange Will Swap Rubles and Renminbi
The New York Times

Russia and China are poised to take a small but symbolic step in their expanding economic relationship, a move that in the long term could make the dollar less relevant to business between the two nations.

Moscow securities exchange is scheduled to open direct trading between the Chinese currency, the renminbi, and the Russian ruble. If the market develops, it could eventually cut the dollar out of a portion of Russian and Chinese trade.

Although China’s business with Russia is only a sliver of what it does with the United States, there is room to grow: Russia is the world’s largest energy exporting nation, and China a big consumer as the world’s second-largest economy, behind the United States. And yet when a railroad tanker of Russian oil crosses the border into China, the transaction is settled in dollars.

The new currency exchange is meant to start changing that. The trading system will operate through the Moscow Interbank Currency Exchange, or Micex, which is Russia’s largest stock exchange and also handles foreign currency transactions. It will be the first trading in the Chinese currency outside mainland China and Hong Kong.

In the long term, if other nations moved in the same direction, trading in renminbi outside China could diminish demand for the dollar. Chinese companies exporting to Russia or other countries could instead buy local currency directly, without the need for dollars as a common currency to conduct their business.


15 décembre 2010

Faire payer les riches Économie En Chiffres États-Unis Hétu Watch

Richesse États-UnisEn 2001, Bush a fait passer le taux d’imposition des plus riches de 39.6% à 35%.  Quelles ont été les conséquences fiscales de cette mesure ?

En 2000, époque où Bill Clinton était président, 2,1% des Américains gagnaient plus de 200 000$ par année et ils ont payé 48,5% des impôts totaux perçus par le gouvernement.

En 2008, époque où George Bush était président, 3,1% des Américains gagnaient plus de 200 000$ par année et ils ont payé 52,0% des impôts totaux perçus par le gouvernement.

La conclusion est claire: trop d’impôt tue l’impôt. En réduisant le niveau de taxation des plus riches, on cesse de pénaliser leur travail. N’étant plus punis, ces derniers peuvent augmenter leurs revenus de telle sorte que, malgré la diminution du taux d’imposition, ces derniers contribuent dans une plus large mesure à l’assiette fiscale.

Un calcul bien simple qui donne beaucoup de fil à retordre à Richard Hétu

IRS
SOI Tax Stats – Individual Statistical Tables by Size of Adjusted Gross Income