Antagoniste


21 décembre 2010

Quitter le Québec Économie Gauchistan Québec

Attention, politicien au travail !Pourquoi Electrolux, une entreprise suédoise, a-t-elle décidé de quitter le Québec ?

Peut-être parce qu’au Canada, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante considère que le Québec se classe en 1oe place (la dernière) au niveau de la fiscalité des entreprises et des individus.

Peut-être parce qu’au Canada, l’Institut Fraser considère que le Québec se classe en 7e place au niveau du climat de l’investissement.

Peut-être parce qu’au Canada, l’Institut Fraser considère que le Québec est la 2e province la moins libre au niveau économique.

Peut-être parce que le Conseil du Patronat a donné une note de « C » au Québec dans son bulletin de la prospérité.

Peut-être parce que selon les HEC, le Québec se classe en 20e position (sur 32) au niveau de la productivité du travail parmi les pays de l’OCDE, ce qui est très en deçà de la moyenne.

Certaines personnes voudront plutôt blâmer les subventions accordées par l’État du Tennessee.  Mais si le Québec avait été un paradis fiscal et entrepreneurial pour Electrolux, je doute qu’on ait même songé à déménager l’usine.

On a beaucoup dénoncé les subventions qui seront versées à Electrolux par le Tennessee.  Pourtant, si je m’oppose systématiquement aux subventions québécoises, je suis plutôt indifférent face aux subventions américaines.

Pourquoi ?

Le Tennessee, en subventionnant Electrolux, contribue à diminuer le prix de la marchandise produite par cette entreprise. Résultat: j’économiserai si je décide d’acheter un électroménager de ce fabricant. Si les Américains sont assez bêtes pour payer des taxes dans le but de me faire épargner, c’est leur problème et ce n’est pas moi qui vais leur dire d’arrêter !

Par contre, pas question qu’on utilise mes taxes pour subventionner les manufacturiers québécois afin que les Américains payent moins cher la marchandise produite ici.

Dans l’affaire des subventions, le pays qui se fait avoir c’est celui qui les donne. Ultimement, les subventions du Tennessee entraîneront une mauvaise allocation des ressources et elles auront des effets délétères au Tennessee, pas pour Québec.

Et pour ceux qui ont toujours des doutes, je vous invite à répondre à la question suivante:  si Québec avait décidé de maintenir en place l’usine d’Electrolux avec de généreuses subventions, d’où serait venu cet argent ?

Pour donner des subventions, l’État doit tout d’abord imposer les entreprises et les individus.  Ensuite, le gouvernement redistribuera cet argent selon des critères très subjectifs qui entraîneront nécessairement des distorsions dans l’économie.  L’argent, au lieu de se retrouver dans les secteurs productifs, se retrouvera plutôt dans les secteurs politiquement rentables.  En imposant les entreprises, on les fait fuir et ensuite on essaye de les ramener en leur promettant des subventions…  Vous pensez que cette stratégie représente du développement durable ?  J’y vois plutôt une stratégie pour se faire du capital politique sur le dos des contribuables.


21 décembre 2010

Le bilan de la décennie (2001-2010) Québec Top Actualité

Quelques chiffres tirés du bilan de l’actualité d’Influence Communication.

Les nouvelles qui ont été le plus médiatisées au Québec depuis 2001:

Actualité Québec

Actualité Québec

Les personnalités qui ont le plus retenu l’attention des médias:

Actualité Québec

Barack Obama 12e (1,00%); Gilles Duceppe: 15e (0,91%); Gérald Tremblay: 16e (0,82%); Stéphane Dion: 19e (0,78%); Saddam Hussein: 20e (0,76%).

Dans le top 20 des individus les plus médiatisés au Québec lors de la dernière décennie, on retrouve 7 joueurs/entraîneurs de hockeys.

Source:
Influence Communication
État de la nouvelle: bilan 2010


21 décembre 2010

La prochaine crise (une autre) Économie États-Unis Récession Revue de presse

The Guardian

$2tn debt crisis threatens to bring down 100 US cities
The Guardian

More than 100 American cities could go bust next year as the debt crisis that has taken down banks and countries threatens next to spark a municipal meltdown, a leading analyst has warned.

Meredith Whitney, the US research analyst who correctly predicted the global credit crunch, described local and state debt as the biggest problem facing the US economy, and one that could derail its recovery. « Next to housing this is the single most important issue in the US and certainly the biggest threat to the US economy, » Whitney told the CBS 60 Minutes programme on Sunday night.

« There’s not a doubt on my mind that you will see a spate of municipal bond defaults. You can see fifty to a hundred sizeable defaults – more. This will amount to hundreds of billions of dollars’ worth of defaults. »

New Jersey governor Chris Christie summarised the problem succinctly: « We spent too much on everything. We spent money we didn’t have. We borrowed money just crazily. The credit card’s maxed out, and it’s over. We now have to get to the business of climbing out of the hole. We’ve been digging it for a decade or more. We’ve got to climb now, and a climb is harder. »

American cities and states have debts in total of as much as $2tn. In Europe, local and regional government borrowing is expected to reach a historical peak of nearly $1.7tn this year.

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