De manière périodique, le sujet des frais de scolarité universitaire revient dans l’actualité québécoise.  De manière périodique, on est obligé de rappeler aux étudiants que leurs arguments ne tiennent pas la route…

Tout d’abord un portrait de la situation dans nos universités.

Voici la situation des frais de scolarité universitaire au Canada pour l’année 2010-2011:

Scolarité Québec

Personne ne peut contester que les étudiants québécois sont particulièrement choyés.

Maintenant, voici quelle est la contribution des étudiants universitaires:

Scolarité Québec

Même si les données datent un peu, elles permettent néanmoins de faire un constat qui doit encore être bon aujourd’hui: au Québec, les universitaires investissent très peu dans leur éducation.

Mais en retour des frais de scolarité ridiculement bas, on serait en droit de s’attendre à ce que la fréquentation des universités au Québec atteigne des sommets inégalés…  Malheureusement, ce n’est pas le cas:

Scolarité Québec

Comme on peut le voir, rien n’indique qu’une hausse des frais de scolarité puisse réduire l’accessibilité aux études universitaires.  Il suffit de voir la situation en Ontario et en Nouvelle-Écosse.  Ces 2 provinces ont les frais de scolarité les plus élevés tout en ayant le plus haut taux de fréquentation universitaire.  Du côté du Québec, les frais de scolarité et la fréquentation universitaire sont parmi les plus bas au Canada.

D’ailleurs, une étude de Statistique Canada a confirmé que la hausse des frais de scolarité n’avait pas d’impact sur la fréquentation des universités.  Entre 1993 et 2001, les frais de scolarité ont augmenté de 77% au Canada. Durant cette même période, les jeunes de familles à revenu moyen ou faible n’étaient pas moins susceptibles de fréquenter l’université en 2001 qu’ils ne l’étaient en 1993. Conclusion: une hausse des frais de scolarité n’a pas d’impact sur l’accès à l’éducation.

Et pour ceux qui doutent de l’absolue nécessité d’augmenter les frais de scolarité au Québec:

Scolarité Québec

Les gauchistes aiment beaucoup parler de la « bonne dette » quand vient le temps de débattre des finances publiques du Québec.  Est-ce que les gauchistes considèrent que s’endetter personnellement pour obtenir un diplôme universitaire c’est une bonne ou une mauvaise dette ?

Sources:
Statistique Canada
Frais de scolarité universitaires; Tableaux: 478-0007, 477-0013, 051-0001 & 385-0007