Antagoniste


13 décembre 2010

Vieilleries marxistes coloriées en vert Canada Économie Environnement Québec

Utilisant le Sommet de Cancún sur le climat comme prétexte, le Bloc Québécois est reparti en guerre contre les sables bitumineux.  Gilles Duceppe pense-t-il que si le Québec se sépare, l’Alberta va fermer son industrie pétrolière ?  M’enfin…

Si demain matin le Canada décidait d’interdire l’exploitation des sables bitumineux, nos émissions de gaz à effet de serre seraient réduites de 37,2 mégatonnes de CO2, ce qui représente une baisse spectaculaire des émissions canadiennes de…  5,1% !

À l’échelle de la planète, 1,5% des gaz à effet de serre sont produits par le Canada, ce qui revient à dire que l’industrie des sables bitumineux est responsable de 0,076% des émissions mondiales.  Et l’on veut nous faire croire que l’Alberta menace le climat de la planète…

Si l’Alberta est tant détestée par le Bloc Québécois, c’est parce qu’elle démontre jour après jour la supériorité du capitalisme sur le socialisme.  Les sables bitumineux et l’environnement ne sont que des prétextes.

On a vu la même chose au Sommet de Cancún.  Les participants à cette rencontre ont réclamé la mise en place d’un système de rationnement dans les pays industrialisés tout en se goinfrant aussi sur les plages mexicaines:

L’objectif des écologistes occidentaux est de faire du capitalisme le seul coupable de la pollution et du réchauffement climatique. Car nos écologistes ne sont pas des écologistes: ce sont des gauchistes. Ils ne s’intéressent à l’environnement que dans la mesure où, en feignant de le défendre, ils s’en servent pour attaquer le néolibéralisme.

Jamais ils ne dénoncent la pollution causée par l’extraction du pétrole des sables bitumineux vénézuéliens. Ce n’est pas une pollution capitaliste. Exiger que Chavez stoppe le développement de ses sables bitumineux serait, de leur point de vue socialiste, sans utilité. Car cette entreprise fatigante ne renforcerait pas leur croisade contre le capitalisme.

Il y a eu jadis un écologisme sincère, mais il a été depuis longtemps récupéré et retourné par un écologisme mensonger, devenu le masque de vieilleries marxistes coloriées en vert. Cet écologisme idéologique ne voit le danger que dans les nations capitalistes.

Source:
Environnement Canada
Le rapport d’inventaire national : 1990-2008, Sources et puits de gaz à effet de serre au Canada


13 décembre 2010

Les pauvres universités québécoise Canada Économie En Chiffres Québec

De manière périodique, le sujet des frais de scolarité universitaire revient dans l’actualité québécoise.  De manière périodique, on est obligé de rappeler aux étudiants que leurs arguments ne tiennent pas la route…

Tout d’abord un portrait de la situation dans nos universités.

Voici la situation des frais de scolarité universitaire au Canada pour l’année 2010-2011:

Scolarité Québec

Personne ne peut contester que les étudiants québécois sont particulièrement choyés.

Maintenant, voici quelle est la contribution des étudiants universitaires:

Scolarité Québec

Même si les données datent un peu, elles permettent néanmoins de faire un constat qui doit encore être bon aujourd’hui: au Québec, les universitaires investissent très peu dans leur éducation.

Mais en retour des frais de scolarité ridiculement bas, on serait en droit de s’attendre à ce que la fréquentation des universités au Québec atteigne des sommets inégalés…  Malheureusement, ce n’est pas le cas:

Scolarité Québec

Comme on peut le voir, rien n’indique qu’une hausse des frais de scolarité puisse réduire l’accessibilité aux études universitaires.  Il suffit de voir la situation en Ontario et en Nouvelle-Écosse.  Ces 2 provinces ont les frais de scolarité les plus élevés tout en ayant le plus haut taux de fréquentation universitaire.  Du côté du Québec, les frais de scolarité et la fréquentation universitaire sont parmi les plus bas au Canada.

D’ailleurs, une étude de Statistique Canada a confirmé que la hausse des frais de scolarité n’avait pas d’impact sur la fréquentation des universités.  Entre 1993 et 2001, les frais de scolarité ont augmenté de 77% au Canada. Durant cette même période, les jeunes de familles à revenu moyen ou faible n’étaient pas moins susceptibles de fréquenter l’université en 2001 qu’ils ne l’étaient en 1993. Conclusion: une hausse des frais de scolarité n’a pas d’impact sur l’accès à l’éducation.

Et pour ceux qui doutent de l’absolue nécessité d’augmenter les frais de scolarité au Québec:

Scolarité Québec

Les gauchistes aiment beaucoup parler de la « bonne dette » quand vient le temps de débattre des finances publiques du Québec.  Est-ce que les gauchistes considèrent que s’endetter personnellement pour obtenir un diplôme universitaire c’est une bonne ou une mauvaise dette ?

Sources:
Statistique Canada
Frais de scolarité universitaires; Tableaux: 478-0007, 477-0013, 051-0001 & 385-0007


13 décembre 2010

Le jour du jugement approche… Économie États-Unis Revue de presse

The Daily Telegraph

Market alarm as US fails to control biggest debt in history
The Daily Telegraph

US Treasuries last week suffered their biggest two-day sell-off since the collapse of Lehman Brothers in September 2008. The borrowing costs of the government of the world’s largest economy have now risen by a quarter over the past four weeks.

Such a sharp rise in US benchmark market interest rates matters a lot – and it matters way beyond America. The US government is now servicing $13.8 trillion in declared liabilities – making it, by a long way, the world’s largest debtor. Around $414bn of US taxpayers’ money went on sovereign interest payments last year – around 4.5 times the budget of America’s Department of Education.

Debt service costs have reached such astronomical levels even though, over the past year and more, yields have been kept historically and artificially low by “quantitative easing”. Now borrowing costs are 28pc higher than a month ago, with the 10-year Treasury yield reaching 3.33pc last week, an already eye-watering debt service burden can only go up. The reality is, though, that the market is increasingly alarmed at the rate of increase of the US government’s already massive liabilities. America’s government debt is set to expand by a jaw-dropping 42pc over the next few years, reaching $19.6 trillion by 2015.

The pool of money available to finance Western government borrowing is, in relative and maybe even in absolute terms, starting to shrink. This is extremely worrying – not least because of the industrialised world’s demography. Our ageing population means that higher future borrowing requirements are practically guaranteed.