Antagoniste


23 décembre 2010

En vancance jusqu’en 2011 ! En Vidéos

Noël

Le blogue prend congé jusqu’au 5 janvier 2011.  Par contre, je devrais être en mesure de faire la modération des commentaires et j’ai l’intention de mettre à jour mon compte twitter sur une base quotidienne.

Et pour les nostalgiques, une petite revue de l’année 2010:

Joyeux Noël et bonne année !

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23 décembre 2010

Déménager c’est voter Économie États-Unis Revue de presse

Washington Examiner

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Census: Fast growth in states with no income tax
Washington Examiner

First, the great engine of growth in America is not the Northeast Megalopolis, which was growing faster than average in the mid-20th century, or California, which grew lustily in the succeeding half-century. It is Texas.Its population grew 21 percent in the past decade, from nearly 21 million to more than 25 million.

Texas’ diversified economy, business-friendly regulations and low taxes have attracted not only immigrants but substantial inflow from the other 49 states. As a result, the 2010 reapportionment gives Texas four additional House seats. In contrast, California gets no new House seats, for the first time since it was admitted to the Union in 1850.There’s a similar lesson in the fact that Florida gains two seats in the reapportionment and New York loses two.

This leads to a second point, which is that growth tends to be stronger where taxes are lower. Seven of the nine states that do not levy an income tax grew faster than the national average. The other two, South Dakota and New Hampshire, had the fastest growth in their regions, the Midwest and New England.

Altogether, 35 percent of the nation’s total population growth occurred in these nine non-taxing states, which accounted for just 19 percent of total population at the beginning of the decade.

P.-S. Ceci contredit complètement Léo-Paul Lauzon qui a affirmé récemment qu’il n’y avait aucun lien entre le taux d’imposition et la migration.


22 décembre 2010

Détestable syndicalisme Coup de gueule Économie En Vidéos Gauchistan Québec

Voici une vidéo qui a été tournée lors de l’annonce de la fermeture de l’usine d’Electrolux:

Cette vidéo résume assez bien pourquoi je déteste tant les syndicats…

La mentalité de troupeau…

La mentalité de goon

La mentalité du « tout nous est dû »…

La mentalité « c’est jamais notre faute »…

La mentalité voulant que les syndiqués ne travaillent pas pour la compagnie, mais que la compagnie travaille pour les syndiqués…

Dans le vidéo on peut entendre un syndiqué dire ironiquement: « j’ai 26 ans, je vais en avoir 29, je vais prendre ma retraite ? »

À 26 ans, qu’est-ce qui empêche cet employé de retourner sur les bancs d’école pour acquérir les connaissances pour se trouver un autre travail ? Cet employé réalise-t-il qu’il fait un salaire supérieur à un bon nombre de techniciens de laboratoire qui travaillent pour trouver un remède contre le cancer ? Cet employé syndiqué trouve-t-il cette situation normale ?


22 décembre 2010

Le socialisme en action Économie En Chiffres États-Unis Récession

The Current US Debt Situation Makes The Great Depression Look Like A Joke:
Socialisme

The Scariest Jobs Chart Ever Is Now Really Scary Again:
Socialisme

The Huge Structural Employment Hole Is Going Nowhere:
Socialisme

It’s Confirmed, The Housing Double Dip Is Here:
Socialisme


22 décembre 2010

End the Fed Économie États-Unis Revue de presse

The Wall Street Journal

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Q&A: Ron Paul on His New Perch
The Wall Street Journal

Next month, Rep. Ron Paul will strengthen his place as a thorn in the side of the Federal Reserve when he becomes chairman of a House subcommittee that oversees U.S. monetary policy. That will give the longtime critic of the central bank an opportunity to question the Fed more aggressively about its role in the U.S. and the global economy.

What will be your first priority in leading the subcommittee?

To perform oversight of the Federal Reserve. That’s the purpose of the committee and that’s what I’ll do. The best oversight is to get transparency of the Fed, which means we need a full audit of the Fed. We’ve gained a lot of attention on that and it’s been popularized to the point where we had 320 cosponsors last year. We’re moving along and I think the markets are moving in our direction, too. It used to be that it [the Fed] was sacred. I think it’s QE2 that’s caught the attention of so many in not realizing how casually they can create money.

Over the past year, we’ve seen a lot more information about the Fed coming to both Congress and the public. Do you think it’s made a difference?

It hasn’t changed policy. I think it’s made the difference that we understand it a little bit better. And it hasn’t gone well for the Fed. The popularity of the Fed has changed. They’re being challenged from all angles right now. … It isn’t so much what I will do. It’s going to be that these policies are doomed to fail. They always want me to attack Bernanke. It isn’t the individuals. It’s not Greenspan, it’s not Bernanke, it’s the system and it’s not viable.


21 décembre 2010

Quitter le Québec Économie Gauchistan Québec

Attention, politicien au travail !Pourquoi Electrolux, une entreprise suédoise, a-t-elle décidé de quitter le Québec ?

Peut-être parce qu’au Canada, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante considère que le Québec se classe en 1oe place (la dernière) au niveau de la fiscalité des entreprises et des individus.

Peut-être parce qu’au Canada, l’Institut Fraser considère que le Québec se classe en 7e place au niveau du climat de l’investissement.

Peut-être parce qu’au Canada, l’Institut Fraser considère que le Québec est la 2e province la moins libre au niveau économique.

Peut-être parce que le Conseil du Patronat a donné une note de « C » au Québec dans son bulletin de la prospérité.

Peut-être parce que selon les HEC, le Québec se classe en 20e position (sur 32) au niveau de la productivité du travail parmi les pays de l’OCDE, ce qui est très en deçà de la moyenne.

Certaines personnes voudront plutôt blâmer les subventions accordées par l’État du Tennessee.  Mais si le Québec avait été un paradis fiscal et entrepreneurial pour Electrolux, je doute qu’on ait même songé à déménager l’usine.

On a beaucoup dénoncé les subventions qui seront versées à Electrolux par le Tennessee.  Pourtant, si je m’oppose systématiquement aux subventions québécoises, je suis plutôt indifférent face aux subventions américaines.

Pourquoi ?

Le Tennessee, en subventionnant Electrolux, contribue à diminuer le prix de la marchandise produite par cette entreprise. Résultat: j’économiserai si je décide d’acheter un électroménager de ce fabricant. Si les Américains sont assez bêtes pour payer des taxes dans le but de me faire épargner, c’est leur problème et ce n’est pas moi qui vais leur dire d’arrêter !

Par contre, pas question qu’on utilise mes taxes pour subventionner les manufacturiers québécois afin que les Américains payent moins cher la marchandise produite ici.

Dans l’affaire des subventions, le pays qui se fait avoir c’est celui qui les donne. Ultimement, les subventions du Tennessee entraîneront une mauvaise allocation des ressources et elles auront des effets délétères au Tennessee, pas pour Québec.

Et pour ceux qui ont toujours des doutes, je vous invite à répondre à la question suivante:  si Québec avait décidé de maintenir en place l’usine d’Electrolux avec de généreuses subventions, d’où serait venu cet argent ?

Pour donner des subventions, l’État doit tout d’abord imposer les entreprises et les individus.  Ensuite, le gouvernement redistribuera cet argent selon des critères très subjectifs qui entraîneront nécessairement des distorsions dans l’économie.  L’argent, au lieu de se retrouver dans les secteurs productifs, se retrouvera plutôt dans les secteurs politiquement rentables.  En imposant les entreprises, on les fait fuir et ensuite on essaye de les ramener en leur promettant des subventions…  Vous pensez que cette stratégie représente du développement durable ?  J’y vois plutôt une stratégie pour se faire du capital politique sur le dos des contribuables.


21 décembre 2010

Le bilan de la décennie (2001-2010) Québec Top Actualité

Quelques chiffres tirés du bilan de l’actualité d’Influence Communication.

Les nouvelles qui ont été le plus médiatisées au Québec depuis 2001:

Actualité Québec

Actualité Québec

Les personnalités qui ont le plus retenu l’attention des médias:

Actualité Québec

Barack Obama 12e (1,00%); Gilles Duceppe: 15e (0,91%); Gérald Tremblay: 16e (0,82%); Stéphane Dion: 19e (0,78%); Saddam Hussein: 20e (0,76%).

Dans le top 20 des individus les plus médiatisés au Québec lors de la dernière décennie, on retrouve 7 joueurs/entraîneurs de hockeys.

Source:
Influence Communication
État de la nouvelle: bilan 2010


21 décembre 2010

La prochaine crise (une autre) Économie États-Unis Récession Revue de presse

The Guardian

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$2tn debt crisis threatens to bring down 100 US cities
The Guardian

More than 100 American cities could go bust next year as the debt crisis that has taken down banks and countries threatens next to spark a municipal meltdown, a leading analyst has warned.

Meredith Whitney, the US research analyst who correctly predicted the global credit crunch, described local and state debt as the biggest problem facing the US economy, and one that could derail its recovery. « Next to housing this is the single most important issue in the US and certainly the biggest threat to the US economy, » Whitney told the CBS 60 Minutes programme on Sunday night.

« There’s not a doubt on my mind that you will see a spate of municipal bond defaults. You can see fifty to a hundred sizeable defaults – more. This will amount to hundreds of billions of dollars’ worth of defaults. »

New Jersey governor Chris Christie summarised the problem succinctly: « We spent too much on everything. We spent money we didn’t have. We borrowed money just crazily. The credit card’s maxed out, and it’s over. We now have to get to the business of climbing out of the hole. We’ve been digging it for a decade or more. We’ve got to climb now, and a climb is harder. »

American cities and states have debts in total of as much as $2tn. In Europe, local and regional government borrowing is expected to reach a historical peak of nearly $1.7tn this year.

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20 décembre 2010

Arguing with Idiots: Amir Khadir Économie En Chiffres En Vidéos Gauchistan Israël Québec

Petite mise en situation…

La semaine dernière Armir Khadir est partie en guerre contre un vendeur de chaussures sur la Rue St-Denis à Montréal (ce n’est pas la première fois que le kamarade Khadir perd la tête pour une affaire de souliers…). Quel fut le crime de cet honnête commerçant ? Avoir vendu des produits israéliens…

Voici un excellent topo d’Éric Duhaime qui résume bien l’affaire:

Vendredi dernier au micro de Benoît Dutrizac, Amir « le solitaire » Khadir a tenté de défendre son geste en voulant faire croire aux gens qu’Israël était un régime d’apartheid comparable à celui des Afrikaners d’Afrique du Sud. Quand Benoît Dutrizac a demandé à Khadir pourquoi on ne le voyait jamais manifester contre les produits chinois, le député a décidé de s’enfoncer un peu plus profondément dans sa propre bêtise en déclarant que la Chine était moins pire qu’Israël !

Tout d’abord, démolissions l’affirmation complètement loufoque, et qui empeste l’antisémitisme, voulant qu’Israël soit un régime d’apartheid.

Israël:
Les Palestiniens vivant en Israël ont la citoyenneté israélienne, le droit de vote et le droit de se présenter aux élections. Actuellement, il y a 14 députés arabes au parlement israélien et Ahmad Tibi est un des co-présidents de la Knesset. Mentionnons aussi la présence de Raleb Majadele, qui a été ministre de la Science, de la Culture et du Sport de 2007 à 2009. Les Arabes israéliens peuvent aussi être nommés comme juge à la cour suprême, ce qui est le cas pour Salim Jubran.

Les Arabes israéliens ont le droit de circuler sur le territoire, de fréquenter les écoles et les hôpitaux et l’arabe est l’une des 2 langues officielles du pays (l’autre étant l’hébreu). Ils ont le droit de travailler, d’ouvrir des commerces, d’être des propriétaires terriens et immobiliers. En 2004, Sharon a fait passer une loi exigeant que toutes les compagnies appartenant à l’État embauchent au minimum un Arabe israélien sur leur conseil d’administration. Les Arabes israéliens sont aussi couverts par les programmes sociaux du gouvernement.

Liban:
Les Palestiniens vivant au Liban n’ont aucune liberté politique, sociale et civile. Ils n’ont pas accès aux hôpitaux, écoles et programmes sociaux du gouvernement. Ils sont confinés dans les camps dont ils ne peuvent sortir pour circuler sur le territoire.

Ils n’ont pas le droit d’exercer une profession libérale ou d’ouvrir un commerce, et ce, même dans les camps. Depuis 1994, la police libanaise a fréquemment fermé, des pharmacies, des cliniques et des boutiques. La liberté d’association leur est aussi interdite tout comme il leur est interdit d’être propriétaires d’une maison.

Syrie:
Les Kurdes vivant en Syrie sont victimes d’un programme « arabisation » sauvage. La Syrie leur interdit la pratique de leur culture et l’usage de leur langue est proscrit. En 1980, la Syrie a retiré aux Kurdes tous leurs papiers d’identité, ils ont ensuite été expropriés et relocalisés aux quatre coins du pays par leur gouvernement. Il va sans dire que les organisations politiques kurdes sont illégales.

Les Kurdes ont aussi été privés de leur nationalité syrienne. Par conséquent, ils n’ont pas le droit de vote et ne peuvent pas fréquenter les écoles et les hôpitaux. Ils n’ont pas le droit d’être propriétaires, de faire des études supérieures, d’exercer une profession libérale ou d’ouvrir un commerce. L’État syrien interdit aux Kurdes l’accès aux programmes d’aides alimentaires du gouvernement.

Si Amir Khadir cherche vraiment à combattre l’apartheid, il devrait diriger son attention vers le Liban ou la Syrie tout en spécifiant qu’au Moyen-Orient, Israël représente un formidable exemple d’intégration. Mais il semble de plus en plus évident que l’objectif d’Amir Khadir n’est pas la défense de la veuve et de l’orphelin, mais plutôt la diabolisation d’Israël.

Ensuite, le kamarade solitaire a osé affirmer que la situation en Chine était moins préoccupante que celle en Israël… Il faudrait demander aux Tibétains et aux Ouïgours s’ils partagent le même avis…

Voici une évaluation du niveau de liberté au Moyen-Orient et en Chine, devinez quel pays se classe premier ?

Liberté Israël
N.B.: Chaque « liberté » est notée de 1 à 7 (1=le plus libre et 7=le moins libre)

Si Amir Khadir veut défendre les opprimés, il y a des cibles beaucoup plus prioritaires qu’Israël. Mais je pense que les gens de bonne foi conviendront tous qu’Amir Khadir se fiche du sort des gens opprimé, ce qui importe dans son cas c’est de diaboliser les valeurs occidentales en attaquant gratuitement le seul état véritablement démocratique au Moyen-Orient.

Fait encourageant, ce samedi la boutique « Le Marcheur » a eu une journée de vente record. Plus de 150 personnes ont décidé de défier les piqueteurs pour manifester leur soutien au commerçant de la rue St-Denis.

Lors de son entrevue avec Benoît Dutrizac, Amir Khadir a déclaré: « acheter c’est voter ». Et bien Amir Khadir et sa bande de gauchistes radicaux ont perdu leur élection !

Source:
Hudson Institute
Country Religious Freedom Scores Compared to Freedom House Rankings of Political Rights and Civil Liberties

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20 décembre 2010

L’avenir appartient aux républicains États-Unis Revue de presse

The Miami Herald

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New census may complicate Obama 2012 bid
The Miami Herald

The 2010 census report coming out Tuesday will include a boatload of good political news for Republicans and grim data for Democrats hoping to re-elect President Barack Obama and rebound from last month’s devastating elections.

The population continues to shift from Democratic-leaning Rust Belt states to Republican-leaning Sun Belt states, a trend the Census Bureau will detail in its once-a-decade report to the president. Political clout shifts, too, because the nation must reapportion the 435 House districts to make them roughly equal in population, based on the latest census figures.

The biggest gainer will be Texas, a GOP-dominated state expected to gain up to four new House seats, for a total of 36. The chief losers – New York and Ohio, each projected by nongovernment analysts to lose two seats – were carried by Obama in 2008 and are typical of states in the Northeast and Midwest that are declining in political influence.

Democrats’ problems don’t end there. November’s elections put Republicans in control of dozens of state legislatures and governorships, just as states prepare to redraw their congressional and legislative district maps. It’s often a brutally partisan process, and Republicans’ control in those states will enable them to create new districts to their liking.

The combination of population shifts and the recent election results could make Obama’s re-election campaign more difficult. Each House seat represents an electoral vote in the presidential election process, giving more weight to states Obama probably will lose in 2012. The states he carried in 2008 are projected to lose, on balance, six electoral votes.


19 décembre 2010

Pourquoi être libertarien ? Économie En Vidéos Philosophie

Le juge Napolitano a réuni autour de lui quelques libertariens travaillant pour le Reason Magazine pour expliquer les principes qui sont associés à la philosophie libertarienne.

Un must-see !


19 décembre 2010

Arguing with Idiots: Richard Hétu Arguing with Idiots Économie États-Unis Hétu Watch

Richard HétuDans un billet qui a été publié cette semaine, Richard Hétu a affirmé que plus un Américain regardait Fox News, plus il était ignorant et désinformé.  Pour appuyer ses dires, un copier-coller d’une « étude » réalisée par l’Université du Maryland est mis en preuve par le blogueur.

Mais comme c’est trop souvent le cas, avant de faire son copier-coller, Richard Hétu ne s’est pas questionné sur la validité de l’information qu’il rapportait.

Par exemple, cette étude considère comme « ignorante » une personne qui pense que la situation économique s’est empirée.  En 2010, le déficit a explosé, le taux de chômage a augmenté, 151 banques ont fait faillite, les États-Unis sont passés de la 2e à la 4e place dans le classement des économies les plus compétitives de la planète, un nombre record d’Américains reçoivent des food stamps, la durée de l’assurance chômage a été prolongée à 99 semaines, Moody’s menace de décoter les États-Unis, la FED est obligée d’imprimer de l’argent (QE2) pour relancer l’économie, les gens ne veulent plus des bons du Trésor Américain et pour couronner le tout la présidente de la Federal Deposit Insurance a affirmé que les États-Unis subiraient le même sort que l’Irlande ou la Grèce si rien n’est fait.

Malgré tout ça, selon la savante étude de Richard Hétu, si vous pensez que l’économie américaine est sur la pente descendante, vous être ignorants et désinformés !

L’étude a aussi considéré que les gens qui croyaient que la réforme de santé du président Obama allait augmenter le déficit avaient été désinformés.  Vraiment ?  Pourtant, c’est aussi ce que pense l’agence de presse Reuters.  La publication scientifique Health Affairs est aussi parvenue aux mêmes conclusions.

Je pourrais poursuivre cet exercice puisque l’étude citée par Richard Hétu est bourrée de questions subjectives.  Mais analysons plutôt une étude réalisée le mois dernier par le Pew Research Center qui a elle aussi évalué le niveau de connaissance politique et économique des Américains.  Cette étude est intéressante parce que les questions sont purement objectives, par exemple on a demandé aux gens quel était le taux de chômage, qui sera le prochain speaker au Congrès ou encore qui était le premier ministre britannique.

Dans cette étude, l’électorat républicain a obtenu une note de 5,7/12 alors que les démocrates ont dû se contenter d’un score de 5,0/12.

En se basant sur les résultats de cette étude, il est impossible de conclure que plus un Américain regardait Fox News, plus il est ignorant et désinformé.

Une étude publiée dans le Econ Journal Watch a aussi démontré que le niveau de connaissance économique des conservateurs était largement supérieur à celui des gauchistes.

Il serait intéressant de faire une étude sur le niveau d’ignorance et de désinformation au Hétutistan…  Nul doute que le résultat serait à la hauteur du matériel que l’on peut y lire…

P.-S. Le prochain invité de la chronique Arguing with Idiots: Amir Khadir ! (billet qui sera publié lundi)


19 décembre 2010

Les Innus disent oui au progrès Économie Environnement Québec Revue de presse

National Post

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Quebec threatens to sue over oil exploration on reserve
National Post

The Innu nation of Pessamit, located about 50 kilometres southwest of Baie Comeau, announced earlier in the day that it has agreed to let Trans-American Energy undertake gas exploration on part of its 145,000-square-kilometre reserve and its vast ancestral territory. The latter extends into the St. Lawrence River where, this fall, the provincial government announced a freeze on oil and gas exploration in the river’s estuary.

« We won’t tolerate this and we certainly won’t tolerate anyone challenging the moratorium, » Natural Resources Minister Nathalie Normandeau said.

Chief Raphael Picard of the Innu Council of Pessamit said the band will proceed despite the government’s decision.

He acknowledged the St. Lawrence’s wildlife is fragile, but stressed his people are sovereign on their territory. « The government didn’t seek our input before adopting the moratorium, » he said.

Ms. Normandeau announced the moratorium on oil and gas exploration in the St. Lawrence after an environmental impact study showed it posed too much risk to fish and wildlife.


18 décembre 2010

Maxime Bernier: enfin un politicien qui réfléchit Canada Économie Récession

« Les économistes conventionnels de la Banque ont finalement accepté la leçon de l’école d’économie autrichienne selon laquelle le crédit facile n’apporte aucune croissance à long terme et ne fait que créer des déséquilibres qui devront éventuellement être éliminés. »

National Post
Carney s’engage à continuer à mettre de l’huile sur le feu
Par Maxime Bernier (traduction: maximebernier.com)

LibertarienLa Banque du Canada est dans une position embarrassante. Dans un discours donné à Toronto lundi dernier, son gouverneur, Mark Carney, a reconnu qu’il poursuivait une stratégie extrêmement risquée qui pourrait mener à des déséquilibres financiers et économiques encore plus importants que ceux des trois dernières années. Toutefois, a-t-il admis implicitement, la Banque n’a pas le choix de continuer de jeter de l’huile sur le feu tout en exhortant tout le monde à rester le plus loin possible des flammes.

Après avoir brièvement expliqué pourquoi les taux d’intérêt resteront sans doute très bas pour une période prolongée, M. Carney a consacré les deux tiers de son discours à élaborer en détail comment le crédit facile « pourrait éventuellement fausser le comportement des secteurs public et financier ainsi que des secteurs des entreprises et des ménages ».

Dans certains pays, a-t-il dit dans le jargon habituel impénétrable des banquiers centraux, de bas taux d’intérêt pourraient créer « une flexibilité sur le plan budgétaire à court terme » – c’est-à-dire qu’il devient plus facile pour les gouvernements d’emprunter des milliards de dollars pour venir à la rescousse de tout le monde – mais cela les expose à des temps difficiles lorsque les taux augmenteront ou si les marchés changent subitement d’opinion.

La conviction que les taux d’intérêt vont demeurer bas a aussi vraisemblablement pour effet d’induire des habitudes de prêts plus risquées chez les banques, ce qui a été un facteur central de la débâcle financière chez nos voisins du sud.

M. Carney a aussi lancé une mise en garde concernant l’émergence de firmes « zombies » . Il s’agit d’entreprises en faillite qui se maintiennent en vie parce que le crédit facile permet aux banques de reconduire des emprunts que ces firmes sont incapables de rembourser, ce qui repousse à plus tard la restructuration nécessaire et entraîne un gaspillage de ressources.

Enfin, l’argument qui a reçu le plus d’attention médiatique est qu’à cause des bas taux d’intérêt, « la proportion de ménages qui ont alourdi leur bilan a augmenté de façon considérable ». Les données de la Banque montrent que le crédit continue de croître plus rapidement que les revenus. Les ménages canadiens sont en train de devenir encore plus endettés que ceux des États-Unis, et nous pourrions faire l’expérience de défauts de paiement à grande échelle sur les hypothèques et les cartes de crédit si un autre choc devait survenir.

Les économistes conventionnels de la Banque ont finalement accepté la leçon de l’école d’économie autrichienne selon laquelle le crédit facile n’apporte aucune croissance à long terme et ne fait que créer des déséquilibres qui devront éventuellement être éliminés. Selon le point de vue autrichien, les politiques de crédit facile dans les années 1990 et 2000 ont alimenté les booms des nouvelles technologies et de l’immobilier aux États-Unis et ailleurs, ce qui a mené à d’inévitables krachs.

Pourquoi alors poursuit-on toujours les mêmes politiques ? La Banque a uniquement relevé son taux de financement à un jour de 0,25 % à 1 %, ce qui reste un niveau historiquement bas. Si elle n’augmente pas davantage les taux d’intérêt pour prévenir l’émergence de tous ces problèmes, c’est parce qu’elle est légalement tenue par un accord avec le ministère des Finances de maintenir le taux d’inflation autour de 2 %.

Une augmentation des taux d’intérêt forcerait les entreprises et les ménages à réduire leurs emprunts et à moins dépenser, et aurait probablement pour effet de ralentir la croissance économique à court terme. Dans un contexte où les États-Unis, l’Europe et d’autres régions du monde poursuivent des politiques keynésiennes et impriment de la monnaie à une vitesse folle, cela renforcerait aussi le dollar canadien, diminuerait le prix de nos importations et affaiblirait nos industries exportatrices.

Même si elle implique un certain prix à payer à court terme, une telle politique pourrait bien être la seule façon d’empêcher la formation d’autres bulles et de protéger le Canada contre les politiques inflationnistes dangereuses de ses partenaires commerciaux. Mais voilà où ça bloque : cela aurait pour effet de réduire le taux d’inflation. Cette option est donc exclue pour la Banque.

À la place, M. Carney nous offre trois « lignes de défense » qui sont clairement des aveux d’impuissance. Tout d’abord, il conseille à tout le monde de « résister à l’excès de confiance et réévaluer constamment les risques » et cela même si, comme il l’explique dans son discours, les gens seront peu enclins à suivre ce conseil s’ils ont de fortes incitations à faire le contraire.

La seconde ligne de défense » consiste en un renforcement de la supervision des activités comportant des risques « . C’est bien beau, mais suis-je le seul à ne pas considérer comme tout à fait optimale une situation où c’est celui qui est à la source du risque qui supervise les effets de sa politique risquée ? Troisièmement, la Banque pourra utiliser des » réserves de fonds propres contracycliques » pour contrer la création excessive de crédit – c’est-à-dire qu’elle pourra faire volte-face et modifier sa politique délibérée de création excessive de crédit si elle perd le contrôle de celle-ci.

Les contradictions contenues dans le discours de M. Carney sont tout simplement stupéfiantes. Mais elles découlent toutes de l’obligation qu’a la Banque de soutenir artificiellement l’économie de telle manière que les prix augmentent de 2 % par année, quels que soient les conséquences à plus long terme.

Il y a quelques mois, j’ai suggéré que la cible d’inflation de la Banque soit réduite à 0 % lorsqu’elle sera revue l’an prochain. Dans la situation actuelle, une telle mesure donnerait une plus grande marge de manoeuvre pour augmenter les taux d’intérêt et diminuer les nombreux risques contre lesquels M. Carney nous met en garde. Cela aurait pour effet de préserver plus clairement notre pouvoir d’achat et d’amoindrir les distorsions que l’inflation engendre dans toute l’économie. Cela préviendrait également les cycles de booms et récessions que nous avons récemment traversés ces dernières années.

Nous aurions intérêt à tenir un véritable débat sur toutes ces questions, au lieu de simplement accepter une politique avec les défauts évidents que M. Carney nous a dévoilés.


16 décembre 2010

Liberté ou égalité Économie En Vidéos International Philosophie

Un preview du prochain documentaire de Johan Norberg: