Quand les gouvernements ont commencé à investir massivement dans des plans de relance, j’ai affirmé à quelques reprises que cette intervention massive de l’État allait invariablement se solder par une augmentation de la corruption.  Après tout, il existe un lien direct entre le niveau de corruption et le niveau d’intervention du gouvernement dans l’économie.

Bien sûr, l’aveuglement idéologique fait en sorte que les gauchistes refusent d’admettre qu’une telle relation puisse exister.  La semaine dernière sur le plateau de Tout le monde en parle, un guignol de La Presse, sans doute inspiré par le cherry-picking de Jean-François Lisée, a affirmé que l’exemple de la Scandinavie démontrait qu’il n’existait aucun lien entre la corruption et l’étatisme.

Malheureusement pour les gauchistes, les plus récentes données de l’organisme Transparency International, publiées la semaine dernière, permettent de juger à quel point les plans de relance ont surtout stimulé…  la corruption !

Voici l’évolution de l’indice de corruption dans les pays du G8 depuis 2001:

Corruption
Plus l’indice est proche de 0, plus la corruption est importante

Le même exercice, mais avec l’OCDE, une organisation de pays développés possédant un système de gouvernement démocratique et une économie de marché (34 pays membres):

Corruption
Plus l’indice est proche de 0, plus la corruption est importante

De 2001-2007, soit pendant 6 ans, tant chez les pays du G8 que ceux de l’OCDE, la corruption a diminué de manière importante.  Mais à partir de 2008, année durant laquelle les plans de relance ont débuté, la tendance s’est inversée, tous les gains ont été effacés et la corruption a augmenté de manière importante.

Rien de surprenant: quand un politicien se présente avec un énorme plat de bonbon, les gens sont prêts à faire n’importe quoi pour être sûrs d’avoir leur « juste » part.

Source:
Transparency International
Corruption perceptions index