Antagoniste


7 novembre 2010

La chute En Vidéos États-Unis

C’était une question de temps avant que la parodie la plus célèbre de YouTube rendent hommage à la déconfiture des démocrates:


7 novembre 2010

Arguing with tyrans (and idiots): Jean-François Lisée Arguing with Idiots Économie États-Unis Philosophie Québec

Jean-François Lisée est un homme en colère (ici & ici).  Imaginer, dans la République québécoise de la pensée unique,  Nathalie Elgrably-Levy a commis le crime suprême de lèse-majesté: elle a osé critiquer Sa Sainteté Barack Obama.

Voici un extrait de la chronique de Mme Elgrably-Levy qui a tant déplu au gardien de la révolution:

Journal de Montréal
L’élection du dégoût
Par Nathalie Elgrably-Lévy

Les Américains voulaient un rédempteur, ils ont élu un imposteur. Ils voulaient sauver leur économie, leur président l’a mutilée. Ils voulaient se sortir de la crise, Washington les y a enfoncés.

L’élection de mardi représentait bien plus qu’un bras de fer entre les partis démocrate et républicain. C’était un affrontement entre l’idéologie socialiste et les valeurs américaines, entre la tyrannie et la liberté.

Lisée s’insurge contre l’utilisation des termes « imposteur » et « tyrannie » en précisant que jamais il n’oserait utiliser ces termes contre « des élus du peuple ».

Débutons avec « l’imposteur ».

Barack Obama a fait campagne en prétendant qu’il serait un apôtre du bipartisme, mais sa présidence s’est déroulée sous le signe de l’hyper-partisannerie.  Refusant tout compromis avec les républicains, il a réussi l’exploit de diviser encore plus les Américains que George W Bush.  En fait, Obama est le président qui a le plus divisé son pays depuis que la maison de sondage Gallup interroge les gens sur cette question.

Ce n’est pas un hasard si les électeurs indépendants, qui ont porté Obama au pouvoir en 2008, ont été se réfugier chez les républicains.

Lisée à même l’audace d’affirmer que jamais il n’oserait utiliser le terme d’imposteur pour  décrire un « élu du peuple ».

Quel est l’auteur qui a publié une biographie, en 2 volumes, sur Robert Bourassa ayant pour titre « Le Tricheur » et « Le Naufrageur » ?

Nul autre que Jean-François Lisée !  Si seulement Mme Elgrably-Levy avait su qu’en traitant Obama de « tricheur » ou de « naufrageur », au lieu d’imposteur, elle aurait pu éviter de froisser Lisée…

Ensuite, le terme « tyrannie ».

La gauche, dans toutes ses déclinaisons, s’articule autour d’un thème central: la réduction des libertés individuelles.  Par définition, être gauchiste, c’est être contre la liberté et pour la tyrannie,  tout ce qui change c’est le degré d’application de cette doctrine.  Il peut s’agir d’une tyrannie « hard », comme c’est le cas en Corée du Nord ou d’une tyrannie « soft » comme c’est le cas au Québec, mais au final l’objectif est le même: asservir les gens aux dictats imposés par un gouvernement sous prétexte que pour être bien dirigés, les décisions ne doivent pas être prises par les individus, mais par une petite élite toute puissante.

On ne peut pas contrôler l’économie sans contrôler les gens et quand un gouvernement décide de s’aventurer sur cette voie, il doit obligatoirement utiliser la force et la coercition pour atteindre ses objectifs.  Par conséquent, tout combat contre la gauche est, sans exception, un combat pour la liberté et contre la tyrannie.

Les Américains avaient bel et bien le choix entre la liberté et la tyrannie lors de la dernière élection et ils ont dit non à la tyrannie.  Ils n’ont pas dit non à la tyrannie d’Obama, Obama n’est qu’un homme, un symptôme. La tyrannie qui a été sanctionnée dans les bureaux de scrutin le 2 novembre dernier est celle de l’État.

N’est-ce pas Ronald Reagan qui a dit:

Ronald Reagan

"Perhaps you and I have lived with this miracle too long to be properly appreciative.

Freedom is a fragile thing and is never more than one generation away from extinction. It is not ours by inheritance; it must be fought for and defended constantly by each generation, for it comes only once to a people. Those who have known freedom and then lost it have never known it again."

Dans son billet, Jean-François Lisée se demande aussi si Harper peut être qualifié de tyran parce qu’il est intervenu pour stimuler l’économie. Disons simplement que depuis qu’Obama a pris le pouvoir, l’indice de liberté économique des États-Unis a reculé. Durant la même période, l’indice du Canada a progressé.

AJOUT: À cause de son aveuglement idéologique, Lisée ne semble pas s’être rendu compte que Nathalie Elgrably-Lévy a critiqué les politiques économiques de Stephen Harper.

Qu’en est-il du terme socialiste ?

Disons simplement que le Parti Communisme des États-Unis a donné son appui aux démocrates lors des élections de mi-mandat.

Il est amusant de constater que les gauchistes se dissocient maintenant du label de “socialiste”.  Il y a quelques années, la gauche était fière de se dire socialiste.  Les anti-étatistes ont fini par faire comprendre à la population qu’être un socialiste c’était quelque chose de répugnant.  La gauche est obligée de rejeter ce terme et aujourd’hui elle utilise le vocable « progressiste », un terme différent pour une même tragédie.

Pour terminer, Jean-François Lisée affirme qu’en tant que directeur exécutif du CÉRIUM, il exige la plus grande rigueur de ses membres. Si c’est le cas, des mesures seront-elles prises contre Jocelyn Coulon (chercheur invité au CÉRIUM) qui a publié un texte haineux et bourré d’erreurs factuelles sur les Tea Party ? Quand un texte vient du champ gauche, Jean-François Lisée fait-il preuve de plus de laxisme ?

D’ailleurs, si Jean-François Lisée était cohérent, il aurait dû donner sa démission du CÉRIUM pour avoir bêtement qualifié les Tea Party de mouvements racistes. Une analyse simpliste, mensongère et indigne d’une personne qui prétend être un spécialiste de la politique américaine.


7 novembre 2010

La guerre des devises Économie États-Unis International Récession Revue de presse

The Sydney Morning Herald

Global anger mounts at ‘clueless’ Fed actions
The Sydney Morning Herald

Global anger at a fresh round of liquidity injections into the US economy swelled on Friday as Germany called the move « clueless » and emerging nations protested that it will wreak havoc on them.

Chinese Vice-Foreign Minister Cui Tiankai, who is China’s chief G20 negotiator, told a news briefing that he was also worried at the prospect of a flood of money pouring into global markets in search of higher yields. « They owe us some explanation, » Cui said. « I’ve seen much concern about the impact of this policy on financial stability in other countries. »

A « common theme » is emerging that « excess liquidity in the US is creating problems in other countries, » Brazil’s Central Bank Governor Henrique Meirelles told reporters in Chicago. Policymakers from the world’s new economic powerhouses in Latin America and Asia have said they would consider fresh steps to curb capital inflows after the Fed’s move.

Resentment abroad stems from worry that Fed pump-priming will hasten the US dollar’s slide and cause their currencies to shoot up in value, setting the stage for asset bubbles and making a future burst of inflation more likely.

« With all due respect, US policy is clueless, » German Finance Minister Wolfgang Schaeuble told a conference. « (The problem) is not a shortage of liquidity. It’s not that the Americans haven’t pumped enough liquidity into the market, and now to say let’s pump more into the market is not going to solve their problems. »