Antagoniste


4 novembre 2010

Qui est vraiment stupide ? L’Américain ou le Québécois ? Coup de gueule Économie En Vidéos États-Unis Gauchistan Québec Récession

Selon Richard Martineau, Marie-France Bazzo et Donald Cuccioletta (j’en oublie sûrement plusieurs autres), les Américains seraient stupides parce qu’ils ont voté contre le plan de relance de l’économie de Barack Obama.  Selon ces illettrés économiques, les Américains sont trop stupides pour se rendre compte que le keynésianisme serait la seule et unique voie à suivre en période de récession.

En fait, la véritable pauvreté intellectuelle ne se trouve pas aux États-Unis, mais bien au Québec.

Nos médias ne comprennent pas que l’on puisse ne pas être keynésien parce qu’ils sont trop stupides pour savoir qu’il existe autre chose que le keynésianisme.  C’est comme si un critique littéraire, qui n’a jamais eu autre chose que Marie Laberge, se moquait d’une personne qui a lu la collection Pléiade.

Les Américains savent qu’il existe autre chose que Keynes.  Ils ont lu Hayek et Bastiat (ironiquement, cet intellectuel français est plus connu dans les Tea Party qu’au Québec), ils ont débattu avec des keynésiens pour finalement privilégier la solution hayékienne du petit gouvernement.

Au Québec, nous n’avons pas ce genre de débat.  La médiocratie fait en sorte que seule l’option keynésienne est connue du public.  En fait, ce sont les médias américains qui devraient nous regarder de haut et non pas l’inverse.

Les Américains ne sont pas ignorants, ils sont suffisamment informés pour savoir qu’il existe un choix entre l’étatisme (Keynes) et la liberté (Hayek).  Ici, l’ignorance congénitale des Québécois fait en sorte que seule l’option étatique fait partie du discours public tout simplement parce que les gens ne connaissent rien d’autre.

Et même lorsqu’il est question de keynésianisme, nos médias réussissent à faire preuve d’une ignorance stupéfiante.  Par exemple, j’ai entendu Marie-France Bazzo et Donald Cuccioletta affirmer que les Américains sont stupides parce qu’ils rejettent Keynes et parce qu’ils ont voté pour un parti qui a déjà ruiné le pays avec 2 guerres.  Ces deux personnes sont-elles stupides au point d’ignorer que selon le keynésianisme, la guerre est considérée comme un plan de relance d’une redoutable efficacité ?

Donc à tous ces crétins qui font la leçon aux Américains sans se rendre compte qu’ils sont le dindon de la farce, permettez-moi de participer à votre éducation économique en vous présentant les vidéos suivantes.  Qui sait, après en avoir fait leur écoute peut-être allez-vous devenir aussi informé que les Tea Partiers.

Le premier « duel » Hayek/Kaynes:

Le second « duel » Hayek/Kaynes:

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4 novembre 2010

L’ampleur de la vague États-Unis

Tea Party

Quelques chiffres intéressants sur les résultats de l’élection de mi-mandat aux États-Unis.

  • Les républicains ont fait élire 240 candidats à la chambre des représentants et ce total pourrait être porté à 243 s’ils gagnent les différents recomptages.   Mais même avec 239 sièges, il s’agirait de la forte majorité républicaine au Congrès depuis 1928.
  • Pour le moment, les républicains ont pris 62 sièges aux démocrates dans la chambre des représentants.  Il s’agit du plus gros gain réalisé par un parti politique aux États-Unis depuis 1948.  Ce résultat élimine tous les gains démocrates réalisés lors des élections de 2006 et 2008.  En 1994, année considérée par les analystes politiques comme une révolution républicaine, le GOP avait gagné 52 sièges.
  • Au sénat, les républicains ont pris 6 sièges aux démocrates avec une possibilité de 7 si le GOP gagne le recomptage dans l’État de Washington.  En 1994, les républicains avaient aussi pris 8 états aux démocrates.
  • Pour les postes de gouverneurs, les républicains ont arraché 9 états aux démocrates avec une possibilité de 11 suite aux recomptages.  Au total, 29 des 50 états ont un gouverneur républicain, contre 17 pour les démocrates (1 indépendant et 3 recomptages).
  • Pour les élections de mi-mandat, Sarah Palin avait donné son appui à 54 candidats.  De ce nombre, 32 ont obtenu la victoire, ce qui donne à Palin une moyenne de 65% (il reste 5 recomptages).

    4 novembre 2010

    Un plan qui détruira l’Amérique… Économie États-Unis Récession

    The Wall Street Journal

    Fed Fires $600 Billion Stimulus Shot
    The Wall Street Journal

    The Federal Reserve, in a dramatic effort to rev up a « disappointingly slow » economic recovery, said it will buy $600 billion of U.S. government bonds over the next eight months to drive down interest rates and encourage more borrowing and growth.

    Many outside the Fed, and some inside, see the move as a ‘Hail Mary’ pass by Fed Chairman Ben Bernanke. He embraced highly unconventional policies during the financial crisis to ward off a financial-system collapse. But a year and a half later, he confronts an economy hobbled by high unemployment, a gridlocked political system and the threat of a Japan-like period of deflation, or a debilitating fall in consumer prices.

    In essence, the Fed now will print money to buy as much as $900 billion in U.S. government bonds through June—an amount roughly equal to the government’s total projected borrowing needs over that period.

    In normal times, a Fed spending spree on government bonds would be highly inflationary, because it would flood the economy with money and raise worries about too much government spending. The mere worry of too much inflation in financial markets could drive long-term interest rates higher and cause the Fed’s program to backfire.

    Michael Pence, a top Republican in the House of Representatives, said the Fed was taking an « incalculable risk. » Thomas Hoenig, the president of the Federal Reserve Bank of Kansas City, who described the move before the meeting as a « bargain with the devil, » was the lone dissenter in a 10-1 vote of the Fed’s policy committee.