Quand Bush a quitté la présidence des États-Unis en 2008, l’indice de corruption, calculé par l’organisme Transparency International, était de 7,3/10. À l’époque, c’était bon pour une 18e place.
Deux ans plus tard qu’elle est la performance de Barack Obama ?
L’indice de corruption est maintenant de 7,1/10 ce qui représente la pire performance des États-Unis. Ce résultat est bon pour une 22e place; pour la toute première fois, les États-Unis sont aussi exclus du top 20 des nations les moins corrompues.
Comme on pouvait le prévoir, les étatistes ont utilisé le pouvoir nouvellement acquis pour récompenser des alliés politiques… Plus ça change, plus c’est pire…





















Pourrais-tu expliquer pourquoi des sociales-démocraties comme le Danemark sont toujours numéro un comme ici pour la prospérité: http://www.ruefrontenac.com/michelvandewalle/29410-la-prosperite-passe-par-la-democratie
Ici aussi: Wilkinson mentionne à la fin que le Danemark serait l’un des seuls pays au monde où l’inégalité ne s’est pas accrue au cours des dernières décennies. Or, on constate à la lecture des documents évoqués hier (par M. Van de Walle et par Transparency International) que le Danemark se classe deuxième au monde quant à l’index de prospérité et premier concernant le bas niveau de corruption!…
http://www.lactualite.com/societe/legalite-bien-meilleur-gout
Le Danemark, qui arrive en première place des pays les moins corrompus, est aussi un des plus taxés au monde. Je me demandais ce que vous pensez de ça.
Soupir…
J’ai fait un billet la dessus il y a moins d’un mois justement pour dénoncer les idiots qui font du cherry-picking avec les chiffres sur la corruption dans les pays scandinaves:
http://www.antagoniste.net/2010/10/04/arguing-with-idiots-jean-francois-lisee-7/
Extrait de ce billet:
N’en déplaise à Jean-François Lisée, le lien entre la corruption et la taille de l’État est un fait et pas simplement du voodoo economics. Mais avant d’aller plus loin, je tiens à souligner l’extraordinaire malhonnêteté intellectuelle de l’ancien conseiller de Lucien Bouchard. Selon Jean-Francois Lisée, le classement de Transparency International montre qu’il y a une corrélation inverse entre la taille de l’État et la corruption. Mais pour arriver à cette conclusion, Jean-François Lisée a décidé de prendre les pays qui prouvaient son point de vue et d’ignorer les autres. Autrement dit, il a fait du cherry-picking dans la liste de Transparency International et il OSE appeler ça une corrélation.
Quand on analyse la totalité des pays présents dans le classement de Transparency International, voici ce qu’on obtient:
Un « groupe cinquième » correspond à une tranche de 20% de l’échantillon: le premier groupe représente les 20% de pays les plus interventionnistes et le cinquième groupe représente les 20% de pays les moins interventionnistes.
Explication de Dan Mitchell:
Dans une société, plus un gouvernement distribue de permis et d’autorisations, plus les gens auront un incitatif à recourir aux pots-de-vin pour obtenir un permis ou une autorisation.
Dans une société, plus un gouvernement distribue de contrats, plus les gens auront un incitatif à recourir aux pots-de-vin pour obtenir un contrat.
Dans une société, plus un gouvernement distribue de subventions, plus les gens auront un incitatif à recourir aux pots-de-vin pour obtenir une subvention.
Dans une société, plus l’État est gros et omniprésent, plus il y a de possibilités de corruption.
Pour ceux qui veulent d’autres preuves, voici un aperçu de la littérature qui démontre le lien entre la corruption et la taille du gouvernement:
le concept d’égalité sociale c’est de la merde socialiste, un produit dérivé de la « lutte des classe ».
Ceux qui sont assez iimbécile pour croire que l’égalité sociale est un objectif désirable n’ont tout simplement pas encore compris que l’économie n’est pas un zero-sum game.
Quand Paul fait de l’argent, il ne vole pas Pierre.
Si Van de Walle croit aux niaiseries qu’il écrit alors qu’il quitte son travail. Car selon sa logique, certains Québécois ne seront plus volé pour payer son salaire.
L’égalité dans la pauvreté, voilà le grand rêve de la gauche.
L’obsession maladive de la gauche pour les écarts de richesse est légendaire, rien ne les horripile plus que de voir la richesse se concentrer chez les plus riches. Selon eux, cette situation est responsable de tous les maux de la planète. Pourtant, quand on laisse de côté la démagogie, on se rend compte que ces fameux écarts de richesses ne veulent rien dire. Prenons d’abord le cas de la Chine, voici comment ont évolué la pauvreté et les écarts de richesses en Chine depuis le début des années 80:
Le coefficient de GINI est une mesure des écarts de richesses. Ce coefficient est un nombre variant de 0 à 100, plus on se rapproche de 100, plus la société est inégalitaire.
De 1981 à 2005, la pauvreté est passée de 84,0% à 15,9%, soit une baisse spectaculaire de 81%. Par contre, durant la même période, les écarts de richesses se sont accentués, l’indice GINI passant de 29,1 à 41,5.
Si l’on demandait à un gauchiste de choisir entre la « Chine de 1981 » et la « Chine de 2005 », il porterait probablement son choix sur la « Chine de 1981 ». Ce qui prime pour les gauchistes c’est l’égalité, même si cela implique une égalité dans la misère…
Si l’on demandait à un capitaliste (où à un Chinois) de choisir entre la « Chine de 1981 » et la « Chine de 2005 », il porterait probablement son choix sur la « Chine de 2005 ». Qu’importe si la société est moins égalitaire, ce qui prime pour les capitalistes (et les Chinois) c’est la réduction du taux de pauvreté.
On peut observer la même chose aux États-Unis. En 1968, le revenu médian des Américains les plus riches était 4,33 fois supérieur au revenu médian des Américains les plus pauvres. En 2004, ce ratio est passé à 5,58 ce qui représente une augmentation de 28,9%.
Par contre, en 1968, le revenu médian (ajusté à l’inflation) des plus pauvres était de 23 100$. En 2004, ce revenu (toujours ajusté à l’inflation) se chiffrait à 27 200$, soit une progression de 17,7%.
Dites-moi, si vous étiez un pauvre à quelle époque préféreriez-vous vivre ? En 1968, les écarts de richesse sont moins marqués, mais votre revenu n’est que 23 100$. En 2004, les écarts de richesse se sont accrus, mais votre revenu est maintenant de 27 200$.
Selon les socialistes les écarts de richesse mettent en péril les fondements de la société. Encore une fois, l’exemple américain montre à quel point cette affirmation est fausse.
Voici un graphique montrant la proportion d’enfants qui, dans chaque classe de revenu, ont eu un revenu supérieur à leurs parents (au même âge).
N.B. Un « groupe cinquième » correspond à une tranche de 20% de l’échantillon: le premier groupe représente les 20% de pays les plus riches et le cinquième groupe représente les 20% de pays les plus pauvres.
Seulement 43% des enfants élevés dans les ménages les plus riches (le 1er groupe cinquième) ont un salaire supérieur à leurs parents à 36 ans.
Par contre, 82% des enfants élevés dans les ménages les plus pauvres (le 5e groupe cinquième) ont un salaire supérieur à leurs parents à 36 ans.
Les écarts de richesse peuvent bien augmenter, il n’en reste pas moins que la progression du niveau de vie est plus marquée chez les pauvres que chez les riches.
Cette évidence est aussi confirmée par la situation qui prévaut entre les États-Unis et Cuba. Durant les années 80, Cuba était l’un des endroits sur la planète avec le plus faible écart entre les riches et les pauvres (un coefficient de GINI avoisinant 0,2). Pour la même période, les inégalités aux États-Unis étaient beaucoup plus prononcées (coefficient de GINI avoisinant 0,4).
Pourtant, les gens n’immigraient pas des États-Unis vers Cuba, mais de Cuba vers les États-Unis ! Comme quoi l’inégalité dans la richesse est préférable à l’égalité dans la misère !
Jean-François Lisée fait aussi l’apologie du New Deal parce que durant cette période les écarts de richesses ont diminué. Les écarts ont peut-être diminué, mais la période de récession (i.e. de misère) a été prolongée de 7 longues années !
D’ailleurs, voici comment les écarts de richesses ont évolué depuis 1913:
Depuis 1913, la concentration du capital aux États-Unis a beaucoup fluctué, mais il y a une constante: à presque toutes les récessions, la proportion de la richesse entre les mains des plus fortunées a diminué.
Si une récession signifie une répartition plus équitable de la richesse, qui ici peut dire que ces mêmes récessions entraînent une augmentation du niveau de vie des plus pauvres ? C’est plutôt le contraire qui prévaut, qui ici serait assez bête pour prétendre que les récessions seraient bénéfiques pour les pauvres ?
Il semble bien que l’accroissement relatif des écarts de richesse soit préférable à leur réduction. Il faut savoir que le niveau de vie des pauvres peut augmenter même si l’écart entre les riches et les pauvres s’accroît. Si les riches voient leurs revenus passés de 200 000 à 300 000 dollars et si, au même moment, le revenu annuel des pauvres progresse de 15 000 à 20 000 dollars, l’écart entre les deux groupes aura grandi. Il était de 185 000 dollars (13,3 fois), il est désormais de 280 000 dollars (15,0 fois). Mais le niveau de vie des pauvres ne s’en est pas moins amélioré, ce qui est fort appréciable pour eux.
Encore une fois, on se rend compte qu’il est préférable de vivre inéquitablement dans la richesse que de vivre équitablement dans la pauvreté.
Cette situation n’est pas unique aux États-Unis, voici comment se compare le Québec à l’Ontario et l’Alberta.
Pour le Québec:
La situation au Québec est effectivement peu reluisante. De 1976 à 2007, le revenu des pauvres est resté inchangé à 12 700$. Du côté des riches, la situation n’est guère mieux: le revenu est passé de 97 000$ à 103 200$. L’écart entre les riches et les pauvres est donc resté relativement stable, il était de 85 200$ en 1976 et de 90 500$ en 2007.
En Ontario, on a fait beaucoup mieux:
En 1976, les pauvres avaient un revenu moyen de 12 700$ (comme au Québec), en 2007 ce montant est passé à 14 800$. Chez les riches, les gains ont aussi été importants, les revenus sont passés de 106 100$ à 137 900$. L’écart entre les riches et les pauvres était de 93 400$ en 1976 et de 123 100$ en 2007.
En Alberta, la situation est spectaculaire:
En 1976, les pauvres avaient un revenu moyen de 11 900$ (c’était moins qu’au Québec), en 2007 ce montant est passé à 17 100$. Chez les riches les gains ont aussi été substantiels, les revenus sont passés de 110 400$ à 152 700$. L’écart entre les riches et les pauvres était de 98 500$ en 1976 et de 135 600$ en 2007.
Voici un résumé de la situation:
C’est au Québec que l’écart entre les riches et les pauvres c’est le moins accru et c’est aussi au Québec que la situation des pauvres c’est le moins améliorée. La situation en Alberta est pour le moins intéressante. C’est dans cette province que les écarts de richesses ont le plus augmenté, mais c’est aussi dans cette province que les pauvres ce sont le plus enrichis. En fait, l’augmentation du revenu des pauvres a été supérieure à l’augmentation du revenu des riches (43,7% vs. 38,3%). Rappelons qu’en 1976, les pauvres Albertains gagnaient 800$ de moins que les pauvres Québécois.
Conclusion, quand on dénonce les écarts grandissants de richesse, on s’alarme pour pas grand-chose. Si le revenu des pauvres au Québec a stagné depuis 30 ans, ce n’est pas à cause de l’augmentation des écarts de richesses; les exemples ontarien et albertain démontrent clairement que l’augmentation des écarts de richesse ne signifie pas un appauvrissement des pauvres puisque dans ces 2 provinces leur situation s’est améliorée.
Vous savez quelle est la différence entre un socialiste et un capitaliste ?
Le socialiste, à la vue d’un homme riche habitant plusieurs maisons luxueuses se dit: « Aucun homme ne devrait posséder autant de richesse ».
Le capitaliste, à la vue d’un homme riche habitant plusieurs maisons luxueuses se dit: “Tous les hommes devraient posséder autant de richesse”.
GRivard0 og MC forstår ikke situationen i Danmark. Hvis de lever i Danmark ville de ikke acceptere at de fattige betale så menge skat.
Québec er ukompatibel med den nordiske samfundsmodel.
Skal jeg forklarer?
Explique-nous donc la situation au Danemark, derteilzeitberliner toi qui semble bien la connaître.
Merci David. Mais juste une question : où est-ce que tu prends les chiffres sur l’interventionnisme ? Je n’ai pas trouvé.
Traduction de la part de quelqu’un qui a appris un peu de Suédois il y a 32 ans sans le pratiquer ensuite:
» GRivard et MC ne comprennent pas la situation au Danemark. S’ils vivaient au Danemark, ils n’accepteraient pas que les pauvres paient tant de taxes. le Québec n’est pas compatible avec le système social nordique. Dois-je clarifier. »
Morale (si la traduction est raisonnable): connaître le suédois permet de lire un peu de danois (mais je n’ai jamais pu comprendre quand quelqu’un parlait danois…)
David fustige les gens qui cueillent les cerises qu’il n’aime pas et prouve son point en en cueillant d’autres…
Le problème avec ton capitaliste qui se dit que tout le monde devrait posséder autant de richesse, c’est que la terre est un espace fini qui contient une quantité limité de richesses… dans la situation actuelle on consomme déjà 1.5 fois la quantité de richesses naturelles disponibles… Si tout le monde vivait comme les canadiens on consommerait 6 fois la quantité de richesses disponibles donc nous aurions besoin de 6 planétes terre pour subvenir a nos besoins… ce qui est encore impossible si je me fie aux recherches actuelles en astrophysiques sur les exoplanètes…
Donc la troisième personne dans ton histoire, appelons-le le réaliste, se dit : « il est impossible que ce mode de vie soit partagé par tous les hommes »
Remarquez ici que je parle du mode de vie moyen des canadiens et non de celui du 1% plus riche… qui doit excéder le 25 planètes…
J’ai deux projets de livre dans ma vie: un sur Berlin et un autre, probablement plus urgent, que j’appellerais « Le Modèle Scandinave pour les nuls ». Non pas que vous êtes personnellement nuls de ne pas connaitre mais tant d’abominations sont dites en son nom, je considère important de rectifier le tir. Quelle belle façon de rentabiliser mon amour de ces langues et de ces pays!
Quand des milliers d’Islandais protestent devant le parlement, piquettent la résidence personnelle des ministres, demandent que les responsables de la crise financière soient traduits en justice, on lit sur les pancartes des slogans anti-corruption. Les Islandais voient leurs politiciens effacer leurs dettes personnelles ainsi que celle de certains hommes d’affaires alors que le gouvernement s’obstine à vous leur faire payer tous ces prêts contractés dont les mensualités, gonflées par l’inflation et l’effondrement de la couronne, les acculent à la faillite.
Transparency International a beau classer l’Islande tout en haut de sa liste, les Islandais ne les croient pas. On juge que le pays est en fait rongé par la collusion et le favoritisme étant donné qu’ils sont seulement 300000. Ce qui n’est pas nouveau: en 1986, le ministre de la justice s’est retrouvé en conflit d’intérêt par son implication dans un mouvement contre la consommation d’alcool. C’est ainsi que la prohibition sur la bière a été abolie!
J’ai fait le tour de l’Islande en mai. En discutant de niveau de vie, la guide expliquait qu’un Islandais gagnant le salaire minimum se voit retirer 45% de son salaire en impôts et cotisations en tout genre. Encore hier soir, la télévision islandaise avait un reportage sur l’achalandage monstre dans les banques alimentaires à Reykjavik. La madame de l’Église luthérienne expliquait qu’entre 500 et 600 familles de Reykjavik n’auraient rien à manger sans eux.
En Norvège maintenant, il y a un grand débat concernant les taxes sur les automobiles. Actuellement, et ceci depuis des décennies, les voitures sont taxées à 100% en Norvège. Ce n’est pas une mesure protectionniste, c’est parce que les politiciens norvégiens jugent que c’est un bien de luxe. D’ailleurs, l’essence s’y vend près de 3$ de litre même s’ils sont assis sur le pétrole [comparez cela à notre électricité subventionnée!].
Le gouvernement norvégien propose de baisser la TVA sur les véhicules mais de compenser en taxant davantage l’essence. Une mesure décriée par les élus ruraux, des régions où l’on conduit beaucoup plus qu’en ville.
Je souligne aussi que le deuxième parti de Norvège est le Fremskrittspartiet, FrP, un parti « libéral classique » qui s’apparente à notre ancien Reform. À Québec, l’Assemblée nationale compte 4 partis qui jouent au vampire, pas un seul ne défend le contribuable!
Cette semaine, une étude de la banque UBS soulignait combien les habitants d’Oslo « font dur » en matière de pouvoir d’achat. Une situation qui s’explique par les fortes taxes et les prix élevés engendrés par ceux-ci.
Obama et Harper se sont empressés de sauver GM. À Stockholm, Maud Olofsson disait à Saab et Volvo qu’ils allaient sécher.
Mais, ah oui, c’est du Danemark qu’on parlait.
Au Danemark, tout le monde paie des taxes. À la moindre couronne. Parlez-en à ces parents d’Aarhus taxés sur la subvention reçue de la commune pour faire le lunch de leurs enfants. L’échelle fiscale va de 37.5 à 56%, ce qui veut donc dire qu’un pauvre est proportionnellement plus taxé qu’un riche.
Surtout que la taxation directe n’est qu’un partie de tout ce qu’il faut payer. La TVA de 25% s’applique sur tout, y compris la nourriture aussi basique qu’une pomme ou un litre de lait. Les aliments étant taxés sur leur pourcentage de gras et de sucre, gare à ceux qui mangent des cochonneries. Dois-je aussi mentionner les taxes vertes?
Avec le péage sur les ponts, il est moins cher de prendre l’avion entre Copenhague et Aarhus que sa voiture. Les garderies sont tarifées en fonction des revenus des parents. Le privé opère le transport en commun dans l’ensemble du pays. Des hôpitaux privés existent et l’État paie pour vous si le système public ne peut pas vous soigner dans un délai raisonnable.
En matière de droit du travail, l’État intervient pas. Syndicat et patronat s’entendent. Au moins 80% des Danois sont syndiqués mais on ne parle pas de nos goons de la CSN ici. Au Danemark, l’employé négocie personnellement son contrat de travail. Il se syndique volontairement, car le syndicat paie des formations, trouve une garderie, verse des allocations à ses membres au chômage, opère un régime de pension…
Un fonds gère les « paies de vacances ». Le travailleur danois voit donc 12.5% de son salaire fructifier, en retour le fonds subventionne des activités pour donner des vacances à des enfants défavorisés.
L’assurance-chômage est volontaire, gérée par des caisses « privées ». Celui qui perd sa job a droit à 90% du salaire minimum de son secteur (Réf: convention collective) pendant 4 ans, à condition d’accepter n’importe quel emploi qui lui est offert. La personne non-assurée n’a pas automatiquement droit à l’aide sociale, qui d’ailleurs permet à peine de survivre.
L’égalité se fait au détriment des gens les plus qualifiés. Le salaire typique d’un emploi mal rémunéré est de 15000 à 20000 kr par mois, mais à 40000 le gouvernement danois vous considère comme un « spécialiste hyper-qualifié » et un étranger qui se fait offrir un tel salaire reçoit automatiquement un permis de résidence.
Égalité ne veut pas non plus dire qu’aucun enfant ne va à l’école sans avoir mangé. Un simple Google « Fattigdom i Danmark » ramène des résultats qui sont justement indignes d’un pays qui se veut égalitaire. Les ghettos, la violence urbaine… ça fait aussi partie de la vie à Copenhague, n’en déplaise à Marie-Claude Lortie!
La fonction publique n’offre aucun refuse à celui qui veut se soustraire au « marché ». L’emploi n’est pas garanti, les conditions de travail les mêmes que dans le secteur privé. Un Danois change d’emploi en moyenne tous les 7 ans dans sa carrière.
Il ne faut pas non plus oublier que le Danemark se classe en haut de l’indice de liberté économique. Parce que si les travailleurs sont très taxés, les entreprises sont laissées tranquilles. L’intervention minimale de l’État en matière de relations de travail donne aussi des points.
On pourrait aussi parler d’endettement public. 40% dans le cas du Danemark, 94% au Québec. Christiansborg est donc infiniment plus responsable financièrement que le Complexe G.
Le Danemark, c’est 98 communes dans 5 régions. C’est la seule structure qui existe, les services sont offerts par les municipalités (sauf les régions qui gèrent les hôpitaux). Pas 50000 intermédiaires, l’argent revient directement au citoyen au lieu d’engraisser la machine. C’est ainsi que, majoritairement, les Danois jugent recevoir des services publics à la hauteur de l’argent qu’ils y dépensent.
J’admets ne pas connaitre spécifiquement les questions relatives aux subventions dans divers domaines. En Europe, le Danemark s’oppose aux subventions agricoles. On n’y voit pas non plus de ministres accourant pour inaugurer n’importe quelle boite à lettre en apportant un beau chèque. Régis Labeaume et ses projets mégalomanes ne passeraient pas à Copenhague.
J’arrête ici. Je crois avoir bien exposé en quoi le Danemark n’est pas un paradis socialiste mais un pays où tous les gens travaillent dur pour mettre de l’argent dans la caisse. On n’est loin du Québec ou de la France avec ses classes de privilégiés et ses millions de citoyens qui n’ont rien d’autre à faire que d’exiger que « les autres » leur paie toujours plus de service.
Le problème c’est qu’on Québec, on a certaines personnes qui sont incapables de comprendre les pays Scandinaves au-delà du taux de syndicalisation.
Et encore, j’ai rien contre les syndicats comme tel, mais je vois un gros problème lorsque les syndicats Québécois utilisent des goons et des tactiques qui sont parfois proches du crime organisé et font des choses qui n’ont absolument rien à voir avec leur intérêt premier. En fait, je trouve cela anormal qu’un syndicat puisse faire de la politique en supposant parler au nom de ces membres. De plus, comme dans beaucoup d’autres secteurs, les centrales syndicales ne sont pas fortes sur la transparence du moins dans la pratique.
Techniquement, je vais sembler utopiste en disant cela, mais une personne devrait choisir son syndicat comme son parti politique.
http://www.freetheworld.com/release.html
Cette vision du monde c’est de la bullshit écologistes.
J’ai fait de très nombreux billet à ce sujet.
Je vais me contenter de citer un texte du New York Times:
When it comes to getting the big picture right, when it comes to preparing for environmental catastrophes, economists have a better track record than the scientists who specialize in analyzing environmental trends.
Merci David.
derteilzeitberliner : Merci pour la longue réponse mais tu es malheureusement à côté de la plaque. Je sais que le Danemark est très taxé et je n’ai jamais prétendu que c’était un «paradis socialiste». Ce que je me demande, c’est pourquoi il est si peu corrompu, malgré la thèse selon laquelle plus d’état = plus de corruption. J’avoue que ça se défend très bien d’un point de vue théorique mais je suis un pragmatique et je me demande pourquoi ça ne marche pas nécessairement comme ça.
Il n’est pas à côté de la plaque du tout, et d’après ces explications, vu la quantité de service donnés par le privé, et la place du privé en général au Danemark, je m’excuse mais malgré le fait que le Danemark taxe plus, je vois pas en quoi il y a plus d’état au Danemark qu’au Québec, les taxes c’est pas la seule chose qui défini la taille d’un état.
Ce qui fait que l’équation, État plus gros = État plus corrompu tien parfaitement la route.
@ MC:
Grossièrement résumé, les pays scandinaves;
- ne sont presque pas corporatistes (malgré leur haut taux de syndicalisation);
- très peu bureaucratisés;
- laissent une grande place, très grande place à la compétition;
- Beaucoup de trucs sont gérés localement
- Presque tout est géré et INTELLIGEMMENT et de façon ÉQUITABLE entre le public/privé
***
Par exemple, la Suède:
Sources;
1)The New Sweden, Waldemar Ingdahl is president of Eudoxa, a think tank in Stockholm, Sweden, The Freeman ideas on Liberty, March 2007
2)Page 41 et 42;
http://consultations.finances.gouv.qc.ca/media/pdf/le-quebec-face-a-ses-defis-fascicule-2.pdf
J’ajouterais aussi une culture de transparence. Le Vérificateur général fait une vrai job, il a des vrais pouvoirs: il a poursuivi en justice des politiciens et des fonctionnaires qui avaient trop dépensé pour des repas au restaurant. Des membres du conseil d’administration de Danmarks Radio ont été congédiés lorsque des dépassements de coûts ont été révélés lors de la construction du DR-Byen.
Rien à voir avec l’impunité qui a lieu au Québec, notamment lors de la construction de routes.
Holà jeune homme.
Tu n’a pas lu les médias Québécois suite à la controverse du Maclean’s ?
Nos médias nous ont appris une chose très importante: la corruption n’a AUCUN LIEN avec la culture de la population.
On n’a jamais expliqué pourquoi ce lien ne pouvait pas existé mais si les médias le disent que ça existent pas, alors ça doit être vrai.
En passant le classement de Transparency International classe le Canada à la 6e place des pays les moins corrompu (la meilleur performance enregistré par l’organisme).
Étrangement, les médias Québécois n’en n’ont pas beaucoup parlé.
Probablement parce que s’il avait décidé de parler de ce classement, ils auraient été obligé de répondre à une question fondamentale: est-ce que le Québec a eu un impact positif ou négatif sur le classement du Canada…
J’habite le 418, pas le 416, moi j’ai le droit de le dire
Si je vous suis, David et derteilzeitberliner, il n’y a pas de corruption au Danemark parce que les gens sont beaucoup plus honnêtes, malgré le fait qu’ils soient incroyablement taxés ?
Pierre-Etienne et sabes1, à vous lire, c’est comme si le Danemark avait un très petit gouvernement, malgré qu’il ait un budget énorme. Mais il faut bien qu’il soit dépensé quelque part cet argent; qu’est-ce qui leur coûte si cher ?
C’est pas le niveau de taxation qui importe, c’est la taille et le niveau d’intervention du gouvernement.
Par exemple la Suède.
Très taxé mais le niveau de redistribution de la richesse est faible: ceux qui reçoivent l’argent du gouvernement (en services) sont ceux qui payent des impôts.
Comme on ne déshabille pas Paul pour habiller Pierre, Pierre et Paul n’ont pas d’incitatif à tricher le système.
La Suède a même réussi des choses que le Danemark, la Norvège et l’Islande n’ont pas pu: Séparer l’Église luthérienne de l’État.
Au Danemark et en Norvège, ce n’est même pas dans les programmes des partis. En Islande, on commence à en parler parce que l’opinion publique rejette massivement que les curés demandent d’être épargnés par les coupures budgétaires tandis que le secteur de la santé est fortement éprouvé. Et avec des prêtres poursuivis pour agression sexuelle, j’imagine que le gouvernement a un argument massue: ne pas être pris pour payer les poursuites.