Stopper la bêteLa semaine dernière, le gouvernement britannique a annoncé des compressions budgétaires draconiennes, les plus importantes depuis la Deuxième Guerre mondiale, pour assainir ses finances publiques.

D’ici les 4 prochaines années, l’État va réduire ses dépenses de 135 milliards de dollars.  Si le Québec désirait s’imposer le même régime minceur, les dépenses auraient été réduites de 12,6 milliards de dollars.  À titre indicatif, le budget du ministère de l’Éducation est de 14,8 milliards de dollars.  Autrement dit, pour avoir des réductions budgétaires du même ordre de grandeur que le Royaume-Uni, il faudrait faire disparaître presque complètement le ministère de l’Éducation !

Le gouvernement britannique a aussi annoncé une diminution de 490 000 fonctionnaires.  Si le Québec voulait faire la même chose, c’est 45 700 fonctionnaires qui devraient être remerciés de leurs fonctions.

Avant l’adoption du nouveau budget, la dette britannique représentait, selon l’OCDE, 75,1% du PIB.  Si l’on utilise les mêmes critères pour calculer la dette du Québec, celle-ci représente 94,0% du PIB.

Si les sévères mesures d’austérité étaient devenues incontournables au Royaume-Uni, qu’en est-il du Québec ?