Antagoniste


12 octobre 2010

Burn Baby Burn ! Économie États-Unis Hétu Watch

Attention, politicien au travail !La semaine dernière, une histoire a fait beaucoup de bruit au Hétutistan.

Dans le comté d’Obion, au Tennessee, les résidents doivent payer un tarif annuel de 75$ pour obtenir la protection d’un service d’incendie.  Un type n’a pas payé, les pompiers ont laissé sa maison brûlée.  Les étatistes ont sauté sur l’occasion pour clamer haut et fort que c’était une preuve que les idées libertariennes sont dangereuses.

Vraiment ?  Contrairement au gauchiste, tentons d’analyser la situation sous un angle rationnel plutôt qu’émotionnel.

Tout d’abord, précisions que cette situation ne reflète pas vraiment ce qui se passerait dans une société libertarienne.  Le service d’incendie concerné était public, il ne s’agissait pas d’une privatisation. De plus, le libertarianisme va bien au-delà de la mise en place d’un système utilisateur/payeur par un gouvernement, puisque les libertariens considèrent que c’est au marché, pas aux politiciens, de faire la gestion d’un tel système.

Mais jouons quand même le jeu des étatistes, car même en acceptant leurs fausses prémisses, leur raisonnement demeure tout aussi erroné.

D’abord une mise en contexte.  Dans le comté d’Obion, une région très rurale, il n’y avait aucun service d’incendie.  À deux reprises les années précédentes, des maisons ont brûlé sans que des pompiers puissent avoir la chance d’intervenir.  Pour corriger cette situation, les gens d’Obion ont demandé à la municipalité voisine de South Fulton, qui possède une caserne de pompier, de couvrir leur territoire.   Le maire de South Fulton a accepté de couvrir tous les résidants d’Obion qui accepteraient de payer un tarif de 75$.  Un résident a décidé de ne pas payer, sa maison a brûlé et la gauche est en émois.

Mais que serait-il arrivé si les pompiers avaient accepté de sauver la maison d’une personne qui avait décidé de ne pas payer le tarif ?  La réponse est simple, plus personne n’aurait payé le 75$ puisque tous les gens se seraient dit: « si ma maison brûle, les pompiers vont intervenir même si je n’ai pas payé ma cotisation ».   Conséquence: si personne ne paye sa cotisation, les services d’incendie seront sous-financés, l’équipement ne sera pas entretenu, il y aura moins de pompiers et on peut facilement envisager la disparition  de ce service.  Toute personne rationnelle peut ainsi comprendre qu’un service à 75$/an est hautement plus préférable à ne pas avoir de service du tout.

Autre élément d’information capitale dans cette histoire: quand l’incendie a menacé de se propager à une maison dont le propriétaire avait payé sa cotisation, les pompiers sont intervenus pour protéger cette dernière.  En bref, le système de cotisation a permis de sauver une des deux maisons des flammes.  Par contre, si l’on avait mis en place le système réclamé par les gauchistes du Hétutistan, ce n’est pas une, mais bien deux maisons qui auraient brûlé cette journée-là, tout simplement parce qu’il n’y aurait pas eu de service d’incendie pour répondre à l’appel.

Comme le disait Bastiat: « Dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution, une loi n’engendrent pas seulement un effet, mais une série d’effets. De ces effets, le premier seul est immédiat; il se manifeste simultanément avec sa cause, on le voit. Les autres ne se déroulent que successivement, on ne les voit pas. Entre un mauvais et un bon Économiste, voici toute la différence: l’un s’en tient à l’effet visible; l’autre tient compte et de l’effet qu’on voit et de ceux qu’il faut prévoir. »

Ce qu’on voit c’est la maison qui a brûlé, ce qu’on ne voit pas, ce sont les maisons qui ont été sauvées.


12 octobre 2010

Misère économique Économie En Chiffres États-Unis Récession

Les apologistes du président Obama font souvent valoir que si les choses vont si mal aux États-Unis, c’est parce qu’il a hérité d’une situation désastreuse des mains de George Bush.  Les médias nous répètent sans cesse qu’Obama doit composer avec la pire situation économique depuis la grande dépression.

Mais est-ce vrai ?

Si l’on regarde l’évolution du Misery Index, un indice économique basé sur les taux de chômage et d’inflation, qui a été créé par l’économiste Arthur Okun, lorsqu’il était un des conseillers économiques du président Lyndon Johnson, on peut voir que c’est Ronald Reagan, et non pas Barack Obama, qui a hérité de l’économie la plus moribonde depuis la grande dépression:

Misery Index

Quand Ronald Reagan est devenu président, il a hérité d’un Misery Index de 19,33.  Quand Barack Obama est devenu président, il a hérité d’un Misery Index de 7,73.  Bref, dire que Barack Obama a hérité de la pire économie depuis la grande dépression relève de la fabulation.

Mais ce n’est pas tout, voici la comparaison des 20 premiers mois de la présidence de Reagan et d’Obama:

Misery Index

Même si Ronald Reagan a hérité de l’économie la plus misérable depuis la grande dépression, il a tout de même été capable d’améliorer la situation.  De son côté, Barack Obama a rendu le patient encore plus malade…

En bref, Reaganomics > Obamanomics !


12 octobre 2010

Le début d’une nouvelle ère Économie États-Unis Récession Revue de presse

The Washington Post

The age of austerity
The Washington Post

We have entered the Age of Austerity. It’s already arrived in Europe and is destined for the United States. Governments throughout Europe are cutting social spending and raising taxes — or contemplating doing so. The welfare state and the bond market have collided, and the welfare state is in retreat.

The ultimate hope is to buy time. Effective deficit cuts, it’s argued, will spur economic growth by reassuring bond markets that debt levels are sustainable and justifying lower interest rates. That’s also the theory of new British Prime Minister David Cameron, who has proposed shrinking government spending by a sixth by 2015.

Austerity is transforming economics and politics. The Age of Entitlement was about giveaways; the Age of Austerity will be about take-backs. The Age of Entitlement was about maximizing economic growth; the Age of Austerity will be about minimizing economic reverses. Similar dilemmas confront most advanced societies. Even Germany’s government debt as a share of the economy is large (73 percent in 2009).

Governments are caught in a vise. Without unpopular spending cuts and tax increases, unmanageable deficits may choke their economies. But those same spending cuts and tax increases also threaten economic growth. The United States is not exempt. Low American interest rates mean bond markets haven’t yet turned on us. We need not threaten the recovery by immediately slashing budget deficits. But we do need to act convincingly to curb future deficits. Austerity can’t be fun, but how painful it will be is still partially up to us.