Antagoniste


16 septembre 2010

Hayek et les Tea Party Économie En Vidéos États-Unis Philosophie

Quel est le secret du succès des Tea Party ?

Voici une explication très intéressante de Jonathan Rauch, un reportage à voir absolument:

How Tea Party Organizes Without Leaders
By embracing radical decentralization, tea party activists intend to rewrite the rule book for political organizing.

No one gives orders: In the expansive dominion of the Tea Party Patriots, which extends to thousands of local groups and literally countless activists, people just do stuff, talk to each other, imitate success, and move the movement.

« Essentially what we’re doing is crowd-sourcing, » says Meckler [Tea Party Patriots coordinator and co-founder], whose vocabulary betrays his background as a lawyer specializing in Internet law. « I use the term open-source politics. This is an open-source movement. » Every day, anyone and everyone is modifying the code. « The movement as a whole is smart. »

Perplexed journalists keep looking for the movement’s leaders, which is like asking to meet the boss of the Internet. Baffled politicians and lobbyists can’t find anyone to negotiate with. « We can be hard to work with, because we’re confusing, » Meckler acknowledges. « We’re constantly fighting against the traditional societal pressure to become a top-down organization. » So why would anyone want to form this kind of group, or network, or hive, or starfish, or lava flow, or whatever it is?

First, radical decentralization embodies and expresses tea partiers’ mistrust of overcentralized authority, which is the very problem they set out to solve. They worry that external co-option, internal corruption, and gradual calcification — the viruses they believe ruined Washington — might in time infect them. Decentralization, they say, is inherently resistant to all three diseases.

Second, the system is self-propelling and self-guiding. “People seem to know what the right thing to do is at the right time,” Dallas’s Emanuelson says. « As times change, then our focus will change, because we’re so bottom-up driven. As everyone decides there’s a different agenda, that’s where things will go. »

If a good or popular idea surfaces in Dallas, activists talk it up and other groups copy it. Bad and unpopular ideas, on the other hand, just fizzle. Better yet, the movement lives on even as people come and go. « The message is important, » Wildman says, « but people are expendable. »

Third, the network is unbelievably cheap. With only a handful of exceptions, everyone is a volunteer. Local groups bring their own resources. Coordinators provide support and communication, but they make a point of pushing most projects back down to the grassroots.

Finally, localism means that there is no waiting for someone up the chain to give a green light. Groups can act fast and capitalize on spontaneity. Equally important, the network is self-scaling. The network never outgrows the infrastructure, because each tea party is self-reliant. And the groups make it their business to seed more groups, producing sometimes dizzying growth.

Avec une telle organisation, la gauche a raison d’avoir peur… En espérant que ça va inspirer la droite québécoise.

P.-S.: Notez qu’on aurait jamais pu lire ou voir un reportage aussi intelligent sur les Tea Party dans les médias québécois. Ici les reportages se résume en une longue série d’insultes agrémentée de mensonges.


16 septembre 2010

Radio-poubelle Coup de gueule Gauchistan Québec

Radio-PoubelleQuestion de faire suite au texte d’Éric Duhaime sur la radio-poubelle montréalaise, j’ai 2 exemples à vous présenter.

Aux États-Unis, les noirs constituent 13% de la population, mais dans la NFL ils constituent 70% des joueurs; dans les années 50, la NFL était une ligue essentiellement blanche.

Maintenant, imaginons une figure identifiée au Tea Party, Sarah Palin par exemple, qui déclare que la NFL c’est bien plus qu’une simple business et que la ligue a aussi pour mission de véhiculer des valeurs identitaires.  Par conséquent, la NFL doit favoriser l’embauche de joueurs blancs pour mieux refléter l’identité nationale américaine et ainsi avoir une ligue qui nous ressemble.

Selon vous, si Sarah Palin avait fait ce genre de déclaration quelle aurait été la réaction des médias québécois, Benoît Dutrizac par exemple ?  Il aurait probablement déchiré sa chemise tout en traitant Sarah Palin de salope, de fasciste et sale redneck raciste qui mériterait d’être lynchée sur la place publique.

Pourtant, Benoît Dutrizac et Pierre Curzi ont eu exactement le même genre discussion hier midi sur les ondes du 98,5.  Ils sont simplement remplacés la NFL par le Canadien et les noirs/blancs par des francophones/anglophones.  Mais, ces propos qui auraient été inacceptables dans la bouche de Sarah Palin sont devenus bon chic bon genre parce qu’ils ont été prononcés par des nationalistes québécois.

Un autre exemple.

Imaginez un animateur de radio albertain qui pète une coche après avoir lu un article dans Le Devoir qui était très critique à l’égard de sa province.  Imaginons que cet animateur affirme dans son émission qu’il va débarquer dans les bureaux du Devoir pour distribuer des claques aux frogs parce qu’ils ont osé critiquer sa province.  Cet animateur aurait sans doute été condamné par tous les médias québécois et il n’aurait pu s’en tirer en disant avoir fait une blague.  Pourtant, c’est exactement ce qu’a fait Benoît Dutrizac hier midi: Le Devoir est devenu le National Post et les frogs sont devenus des blokes.


16 septembre 2010

Le gaz de schiste: les redevances, c’est du vol ! Économie Québec

'Tu ne voleras pointAppelons un chat, un chat: les redevances, exigées par le gouvernement pour exploiter une ressource naturelle, sont un racket.

De manière intrinsèque, les gaz de schiste n’ont aucune valeur, tout comme une nappe de pétrole en 1608 ne valait rien, car il était impossible d’extraire cette ressource qui, de toute manière, n’avait aucune utilité à l’époque.  Les gens qui sont capables de donner une valeur à une ressource qui de prime abord n’en avait pas devraient être récompensés pour avoir créé une richesse qui n’existait pas. Mais le gouvernement préfère plutôt spolier ces esprits inventifs.

Le gaz de schiste n’a aucune valeur si on ne peut l’extraire du sol.  Ce sont les compagnies qui développent la technologie pour extraire cette forme d’énergie qui donne un prix au gaz de schiste.  Pourquoi punir une entreprise qui convertit ce qui était inutile en produit utile tout en créant des emplois bien rémunérés ?  Au nom de quel prétexte ce gaz devrait-il appartenir à tous les Québécois ?  Le gaz appartient à celui qui peut l’extraire tout comme les voitures produites dans une usine appartiennent aux propriétaires de cette usine. Personne n’est assez bête pour prétendre que ces voitures devraient appartenir à tous les Québécois.

Par contre, je dois apporter une nuance ici.  Ultimement, le gaz appartient au propriétaire du terrain sur lequel il se trouve.  Il est donc parfaitement légitime que le propriétaire d’un terrain exige une redevance d’une entreprise gazière en échange d’un accès à sa propriété privée.

Les ressources naturelles tirent leurs valeurs de la créativité humaine. En exigeant des redevances sur ces dernières, le gouvernement ne fait que taxer/s’approprier la créativité des gens.  Va-t-on exiger des redevances des industries pharmaceutiques qui utilisent des cerveaux québécois sous prétexte que leur créativité est un bien commun ?

Quand on analyse rationnellement la situation, on se rend bien compte que l’argument qui justifie l’existence des redevances, c.-à-d. que les ressources naturelles sont la propriété de tous les Québécois, est tout simplement indéfendable.  Défendre les redevances c’est ni plus ni moins défendre le principe voulant que l’on puisse s’approprier quelque chose qui ne nous appartient pas.

M’enfin, gardons en tête que l’impôt est aussi une forme de redevance qui est condamnable sur la base des mêmes principes…

Billet à paraître demain: NON à l’exploitation des gaz de schiste !


16 septembre 2010

Obama a besoin d’un bailout Économie États-Unis Revue de presse

The Washington Post

As Obama’s popularity drops, so do sales of his merchandise
The Washington Post

Not that long ago, President Obama was more than a president wading through two wars and a bad economy. He was Superman, clutching a basketball in mid-air and about to slam-dunk, on a sparkly T-shirt available in Union Station for $14.99.

A medallion of his face was airbrushed onto T-shirts, swinging on a gold chain next to another medallion with the bust of Martin Luther King Jr. His family portrait was emblazoned on not-quite-microwave-safe dinner plates, and his essence was somehow captured for a cologne. (Of course, the same was done with Michelle Obama for women.)

Souvenir vendors in Washington say once-thriving sales of the garish merchandise fawning over the president are nowhere near what they were. Sales peaked at the height of Obamamania, between the election and the inauguration, but vendors said that Obama paraphernalia still moved from their shelves through much of 2009.

« The Democratic base is less excited than the Republican base, » Andolina said. « Obama has lost the enthusiasm. » She added: « It’s very typical to be doing poorly at this point. »

The reason the president was selling so well was the support he had from independents — the people, politically active or otherwise, who don’t typically buy campaign T-shirts. The independents, though, have left Obama behind.