Antagoniste


15 septembre 2010

Le gaz de schiste: les méchants étrangers Canada Économie Québec

Marché LibreNormalement, quand un pays étranger décide de venir investir chez nous, on devrait considérer cet événement comme une bonne nouvelle.  C’est un signe que les étrangers considèrent que notre économie est en bonne santé et surtout, cette injection de nouveaux capitaux permet de dynamiser l’économie.

Mais pour les illettrés économiques comme Benoit Dutrizac, les étrangers c’est le mal incarné parce qu’ils viennent faire du profit sur le dos des Québécois.  Cette mentalité archaïque est particulièrement présente dans le cas des gaz de schiste: à chaque fois qu’on évoque la possibilité qu’un étranger vienne exploiter notre gaz, les national-socialistes grimpent dans les rideaux.

En 2002 (année la plus récente dans les statistiques), la vente d’entreprises à des intérêts étrangers a totalisé 11,1 milliards de dollars en Alberta, ce qui représente 3 542$/habitant.  La même année, les ventes d’entreprises au Québec ont totalité 5,5 milliards de dollars, ce qui représente 739$/habitant.  Pourtant, même si les étrangers font énormément de profit en Alberta, cette province est beaucoup plus riche que le Québec.

En fait, il est relativement facile de démolir l’argument des illettrés économiques à tendance national-socialiste.

Partons du principe qu’ils ont raison i.e. quand des étrangers viennent faire du profit au Québec, la province s’appauvrit.  Donc, pour enrichir la province, le gouvernement décide d’interdire aux étrangers de faire des affaires au Québec.

Les gens de la Montérégie, voyant que le Québec espère s’enrichir en fermant ses frontières aux étrangers, décident d’en faire autant et on interdit aux businessmen des autres régions de faire des affaires en Montérégie.

Si la Montérégie peut s’enrichir en fermant ses frontières, alors la ville de Granby décide de copier cette mesure en interdisant les échanges économiques avec les autres villes montérégiennes, évitant ainsi que les gens de Saint-Hyacinthe viennent faire du profit dans leur ville.

Voyant que la ville de Granby espère s’enrichir en fermant ses frontières, la famille Gendron décide de faire de même en interdisant les échanges économiques avec les autres familles de la ville.  Elle veut ainsi faire en sorte que les profits générés par les différentes activités économiques seront toujours contrôlés par les Gendrons.

Réalisant que sa famille espère s’enrichir en interdisant les interactions avec les autres familles de Granby, Paul Gendron décide de s’isoler complètement du reste de la civilisation.  Il pense ainsi devenir un homme riche puisqu’il vivra dans un système où personne ne pourra faire de profits à ses dépens.

Si le modèle économique des national-socialistes fonctionnait, alors les ermites vivant en autarcie seraient des gens riches.  Malheureusement pour eux, on sait tous que c’est la situation inverse qui prévaut; en s’isolant du reste de la civilisation Paul Gendron ne s’enrichira pas, il va plutôt s’appauvrir.

Billet à paraître demain: les redevances, c’est du vol !


15 septembre 2010

Gaspillage éolien Économie Environnement États-Unis Revue de presse

The Wall Street Journal

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Wind Power leads to higher carbon emissions
The Wall Street Journal

The wind industry has achieved remarkable growth largely due to the claim that it will provide major reductions in carbon dioxide emissions. There’s just one problem: It’s not true. A slew of recent studies show that wind-generated electricity likely won’t result in any reduction in carbon emissions—or that they’ll be so small as to be almost meaningless.

Wind must provide most of this electricity. It’s the only renewable source that can rapidly scale up to meet the requirements of the mandates. This means billions more in taxpayer subsidies for the wind industry and higher electricity costs for consumers.

None of it will lead to major cuts in carbon emissions, for two reasons. First, wind blows only intermittently and variably. Second, wind-generated electricity largely displaces power produced by natural gas-fired generators, rather than that from plants burning more carbon-intensive coal.

Because wind blows intermittently, electric utilities must either keep their conventional power plants running all the time to make sure the lights don’t go dark, or continually ramp up and down the output from conventional coal- or gas-fired generators. But coal-fired and gas-fired generators are designed to run continuously, and if they don’t, fuel consumption and emissions generally increase. A car analogy helps explain: An automobile that operates at a constant speed will have better fuel efficiency, and emit less pollution per mile traveled, than one that is stuck in stop-and-go traffic.

Wind energy gives people a nice warm fuzzy feeling that we’re taking action on climate change. Yet when it comes to CO2 emissions, the reality is that it’s not doing much of anything.