Antagoniste


13 septembre 2010

Diabolisation Coup de gueule Québec

Méchant LibertarienLe lancement du Réseau Liberté-Québec aurait dû être une excellente nouvelle pour la droite au Québec.  Enfin un organisme avec pour missions de fédérer la droite québécoise dans le but de faciliter la diffusion d’idées allant à l’encontre de la pensée unique.  Avec des journalistes comme Patrick Lagacé, qui affirme ouvertement mépriser toute personne osant remettre en question le « consensus social » québécois, un tel organisme est essentiel pour rééquilibrer le débat.

Par contre, j’ai rapidement déchanté suite à 2 entrevues données par Joanne Marcotte.  Premièrement, sur les ondes d’une radio de Québec, elle a affiché son dédain par rapport aux Tea Parties américains en prêtant de fausses intentions à ce mouvement citoyen qui devrait pourtant nous inspirer.  Quelques jours plus tard, au micro de Benoit Dutrizac, elle a été encore plus loin en qualifiant les libertariens de « tarla » et d’extrémistes.

Dans les 2 cas, la stratégie est assez simple: pour pouvoir mieux vendre son message aux médias gauchistes, on isole un groupe particulier de gens de droite pour ensuite les diaboliser.  Une fois cela accompli, on peut se donner le beau rôle en disant qu’on est de gentils modérés puisqu’on a rejeté les idées des méchants extrémistes.  Bref, pour plaire aux médias on sacrifie un allié et avec ce sacrifice on espère devenir plus fréquentable.

Éric Caire avait utilisé la même stratégie lors de la course au leadership de l’ADQ.  Il avait diabolisé Jean-François Plante pour ensuite être en mesure de dire: « voyez comme je suis un bon gars, mes idées sont mainstream par rapport à celle de Jean-François, je suis donc un modéré et les gens aiment les modérés ».

Le Réseau Liberté-Québec dit avoir pour mission de « favoriser le réseautage de tous les Québécois qui partagent des idéaux de liberté et de responsabilité individuelles ».  Désolé, mais on ne favorise pas le réseautage en pratiquant la politique du « wedge issue ».

On dira ce qu’on veut de Québec Solidaire, mais ils n’ont jamais envoyé des alliés gauchistes à l’abattoir dans le but de devenir plus présentables, tout comme ils n’ont jamais dilué leur discours pour se présenter comme des modérés.   Le résultat ?  Avec un seul député à l’Assemblée Nationale, Québec Solidaire a réussi là où l’ADQ a échoué avec ses 41 députés, c.-à-d. qu’ils ont été capables de faire la pédagogie de leurs idées.


13 septembre 2010

Arguing with Idiots: Benoit Dutrizac Arguing with Idiots Canada En Chiffres Québec

Dans les médias québécois, l’Alberta-bashing prend de plus en plus de place (par jalousie ?).  C’est particulièrement vrai dans le cas de Benoit Dutrizac sur les ondes du 98,5 qui ne passe pas une semaine sans dénigrer les gens de cette province.  Encore tout récemment, il a dénigré les Albertains en disant d’eux qu’ils étaient une bande d’hillbillies et d’analphabètes.

Le problème ?

L’Alberta est la province canadienne avec la plus faible proportion d’analphabètes au Canada !  Les projections pour l’année 2011 indiquent que 41,12% des Albertains sont des analphabètes de niveau 1 ou de niveau 2.  Du côté du Québec, cette proportion atteint 53,77%.   Avant de s’attaquer au taux d’alphabétisation des autres provinces, Benoit Dutrizac devrait y réfléchir à deux fois puisque le Québec est la province la plus analphabète du Canada:

Analphabètes Canada

Notez que ces chiffres contredisent aussi un billet publié il y a quelques semaines par Jean-François Lisée.

Certaines personnes tenteront peut-être de minimiser ces chiffres en disant que le Québec performe moins bien parce que le français est une langue plus complexe que l’anglais.  C’est peut-être le cas, mais ça ne justifie pas pour autant que l’on qualifie les Albertains d’analphabètes.

De plus, contrairement aux autres provinces, le Québec fait une sélection assez stricte des immigrants en fonction de leur maîtrise du français, ce qui théoriquement devrait placer la province en meilleure position face au ROC.

Source:
Conseil canadien sur l’apprentissage
Projections relatives à la littératie chez les adultes


13 septembre 2010

L’exagération réchauffiste de la semaine Environnement International Revue de presse

Nature

Climate wars’ claims disputed
Nature

The idea that climate change might be a trigger for social disorder, population migration and conflict has an impressive pedigree. The link was mooted in a 2003 report for the Pentagon on the national-security implications of climate change; by the Stern review on the economics of climate change, prepared for the UK government in 2006; and in the United Nations’ post-conflict environmental assessment of Sudan in 2007, which suggested that climate change was an aggravating factor in the Darfur conflict.

But is there real proof of a link between climate change and civil war?

No, says Halvard Buhaug, a political scientist with the Peace Research Institute Oslo. In research published this week, he finds almost no correlation between climate-change indicators, such as temperature and rainfall variability, and the frequency of civil wars over the past 50 years in sub-Saharan Africa — arguably the part of the world that is socially and environmentally most vulnerable to climate change. « The primary causes of civil war are political, not environmental, » says Buhaug.

Given the many causes of unrest, it is not surprising that a meaningful correlation with climate is hard to pin down, says Hans Joachim Schellnhuber, director of the Potsdam Institute for Climate Impact Research in Germany.