Hier se tenait à Washington Restoring Honor, un événement organisé par Glenn Beck sur les marches du Lincoln Memorial. Encore une fois, Cyberpresse en a profité pour désinformer la population

L’article a pour titre: « L’ultra-droite envahit le ‘rêve’ de Martin Luther King ».  Pourrait-on définir ce qu’est « l’ultra droite » ?  Glenn Beck est favorable aux mariages gays, il est pour un retrait d’Irak et d’Afghanistan, pour la fermeture des bases militaires américaines à l’extérieur des États-Unis et favorable à la légalisation des drogues.  Est-ce ça « l’ultra-droite » ?  Moi je crains bien plus l’invasion des médias québécois par « l’ultra-gauche ».

À propos de la taille de la foule l’article affirme: « Des dizaines de milliers de partisans de l’ultra-droite américaine ont envahi Washington samedi pour une manifestation ».  Selon NBC News, ils étaient 300 000.

On poursuit avec la traditionnelle accusation de racisme: « La coïncidence de dates a provoqué la colère de la communauté noire, qui soupçonne les partisans des Tea Party, très largement blancs, de racisme à leur endroit ».  Pourtant, dans son émission, Glenn Beck a livré un vibrant plaidoyer sur l’importance des noirs dans l’histoire américaine.  De plus, Alveda King, la nièce de Martin Luther King, était une invitée d’honneur lors de cet événement, voici son discours:

L’article enchaîne en disant: « Au milieu de la foule uniformément blanche, de tous âges et recouverte d’une mer de drapeaux à la bannière étoilée, des manifestants accusaient le président Obama d’avoir bafoué les valeurs de l’Amérique ».  En quoi la couleur de la peau des gens présents est-elle importante ?  Ce n’est pas Martin Luther King qui, 47 ans plus tôt, du même endroit a affirmé: « I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin but by the content of their character ».

L’article affirme aussi que dans son discours, Glenn Beck a accusé le président Obama de racisme, ce qui est complètement faux.  On y affirme aussi que le mouvement d’opposition aux réformes de la santé est essentiellement confiné aux Tea Party alors que cette opinion prédomine dans l’ensemble de la population.

L’article laisse aussi entendre que ce rassemblement était un Tea Party anti-Obama, alors que dans les faits c’était un événement apolitique durant lequel les nombreux intervenants ont complètement ignoré les enjeux touchants les politiques émanant de la Maison-Blanche.