Le Québec, grâce à ses politiques sociales progressistes, vivrait un baby-boom.  C’est du moins ce que raconte la gauche.

Ainsi donc, le programme de garderie à 5$ (qui est maintenant à 7$) adopté en 1997 et le régime d’assurance parentale, adopté en 2006, seraient directement responsables d’un baby-boom.  Notez que le régime d’assurance parentale n’est vieux que de 4 ans, mais il est déjà en déficit de 440 millions de dollars.  Anecdote amusante, sur les ondes d’une station de radio de Montréal, j’ai pu entendre que le déficit de ce programme indiquait que celui-ci était un vif succès…  J’imagine que dans un régime socialiste, le succès d’un programme étatique se mesure par la taille de son déficit…

M’enfin, tous ces milliards dépensés par l’État ont-ils créé un baby-boom ?

Désolé, mais les chiffres indiquent que ce n’est pas le cas.  Voici l’évolution du taux de natalité depuis 1997:

Natalité Québec

Depuis 1997, le taux de natalité au Québec n’a pas augmenté, il a chuté de 0,1%; on est bien loin d’un baby-boom !

Les gauchistes pourront toutefois argumenter que les programmes de garderie et d’assurance parentale ont permis de stopper le déclin du taux de natalité.  C’est juste, mais encore une fois, on ne peut pas parler d’un baby-boom, le Québec n’a même pas réussi à atteindre les taux de natalité observés au milieu des années 80.

De plus, on ne peut pas vraiment affirmer que les programmes de garderie et d’assurance parentale étaient essentiels pour freiner la chute du taux de natalité puisqu’en Alberta et en Saskatchewan, on a aussi observé une hausse de la natalité sans la mise en place de programmes étatiques onéreux:

Natalité Québec

Depuis 1997, voici comment ont évolué les taux de natalité dans ces 3 provinces:

  • Québec: -0.1%
  • Alberta: +5,8%
  • Saskatchewan: +6,0%

Conclusion:  (1) malgré les programmes qui ont coûté des milliards aux contribuables québécois, il n’y a pas de baby-boom au Québec et (2) l’Alberta et la Saskatchewan ont fait la démonstration que l’augmentation du taux de natalité n’est pas tributaire d’une intervention massive de l’État.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 051-0004 & 051-0001