Gogauche

Quand un journaliste de Radio-Canada a demandé à des gauchistes s’ils condamnaient les gestes violents posés par des casseurs lors du sommet du G20, je me suis dit que leurs réponses allaient être un no-brainer…  On allait condamner les casseurs en disant que leurs gestes violents n’étaient pas représentatifs de la gauche.

Hé bien non !  Le porte-parole de la « Convergence des luttes anticapitalistes » (CLAC) a excusé les casseurs en disant qu’ils étaient moins violents que le capitalisme.  Francis Dupuis-Déri (professeur de « sciences politiques » à l’UQAM en passant) a dit que leurs gestes étaient acceptables, car il ne s’agissait pas de violence gratuite puisque les actions des vandales ciblaient spécifiquement des entreprises capitalistes.  L’organisation « ATTAC Québec » de son côté a dit qu’il ne fallait pas juger trop durement les casseurs.

Bref,  pour la gauche la fin justifie les moyens, même si les moyens consistent à tout casser.  Et après ça, on osera dire que ce sont les Tea Party, la droite et les libertariens qui sont violents…

Le 11 avril dernier, 50 000 Québécois ont manifesté contre les hausses de taxes et de tarifs du budget de Jean Charest.  Durant cette manifestation, aucune arrestation et aucune fenêtre brisée.  Si tel avait été le cas, on aurait sûrement accusé la radio de Québec d’avoir incité les gens à la violence…

Mais à Toronto, comme la violence fût commise par des gauchistes, personne n’osera affirmer que la casse est imputable  à la propagande anticapitaliste qui circule dans nos médias et nos universités…