Dimanche dernier, Sam Hamad (le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale…) a dévoilé un plan de 7 milliards de dollars sur 5 ans pour combattre la pauvreté. Pour réaliser à quel point le gouvernement Charest gaspille encore notre argent, il suffit de regarder quels ont été les résultats du plan précédant…
Le plan d’action précédant, qui s’est échelonné de 2004 à 2009, a coûté au gouvernement québécois 4,5 milliards de dollars. C’est donc, en moyenne, 750 millions de dollars qui ont été dépensés chaque année pour combattre la pauvreté. En 2004, le Québec comptait 849 000 personnes vivant sous le seuil de faible revenu. En 2007*, ce nombre est passé à 812 000 personnes. Donc, de 2004 à 2007, le gouvernement a dépensé 3 milliards de dollars et 37 000 personnes sont sorties de la pauvreté. Conclusion, de 2004 à 2007, pour chaque personne sortie de la pauvreté, le gouvernement a dépensé plus de 81 000 dollars !
Voici comment a évolué le taux de personnes vivant sous le seuil de faible revenu pour le Québec, l’Ontario et l’Alberta. Portez une attention toute particulière pour la période 2004-2007:

En 2004, les 3 provinces avaient un taux à peu près égal. En 2007, malgré le plan incroyablement dispendieux des libéraux, le Québec a été la province qui a le moins réduit son taux de pauvreté…
Autre statistique intéressante, voici quelle était la proportion des revenus du 20% de la population la plus pauvre provenant de transferts gouvernementaux pour les années 2004 et 2007:

De 2004 à 2007, grâce au formidable plan de lutte à la pauvreté des libéraux, la dépendance des pauvres à l’égard de l’État s’est accrue de manière substantielle, plus de 62% de leurs revenus dépendaient d’un chèque du gouvernement. Un résultat honteux qui est parfaitement cohérent avec la culture de dépendance du modèle québécois. En Ontario et en Alberta, non seulement cette proportion a diminué, mais dans les 2 cas elle se situe sous la barre des 50%.
Pour terminer, voici la proportion des personnes qui ont vécu 6 années consécutives sous le seuil de faible revenu entre les années 2002 et 2007:

Bref, ce nouveau plan de la lutte à la pauvreté, tout comme le premier, risque bien d’être un autre gaspillage éhonté des fonds publics.
À lire aussi: La justice sociale est néolibérale
*Données les plus récentes disponibles sur le site de Statistique Canada.
Sources:





















Ouin ouin, avec 7 milliards de nos impots de travailleur acharné ils pourraient verser 40 000$ cash aux 175 000 personnes les moins remunérées au Quebec!
QU’ils sont brillants!
Ceci incluerait les étudiants qui travaillent, ceux qui travaillent au noir et bien d’autres…
Question David, est-ce que les stats du gouvernement concernant les plus démunis incluent les étudiants travaillant a temp partiel dont papa a un bon salaire?
Et ceci est un non-sens, non ? 81 000/3, ça fait 27 000$ par année par personne sortie de la pauvreté. En tout cas. Moi, si j’étais au gouvernement et que j’avais le pouvoir d’engager qui je veux dans mon équipe, je te ferais une offre d’emploi pour que tu étudies des données, produises des graphiques à journées longues ET que tu proposes des solutions réalistes, éthiques et sensées et tout ça en tant que chercheur indépendant. Et je te fournirais un super beau bureau, en plus.
Je sais pas. On dirait que tu arrives toujours avec des calculs auxquels personne n’a pensé avant ou, en tout cas, pour lesquels personne n’a su ou pu nous donner d’explications aussi claires que tu le fais. L’idéal, ce serait de te donner aussi la possibilité d’apporter des solutions applicables dans la réalité et pas seulement intéressantes en théorie.
Les idées libertariennes, c’est beau en théorie mais en pratique, en gros, ce n’est pas réaliste de penser les appliquer.
Le pire c’est que la dépenses est sans doute supérieur au salaire de la personne qu’on a sorti de la pauvreté…
En gros, on pourrait essayer d’imiter le ROC. Ce serait déjà un bon début.