Antagoniste


2 juin 2010

Le copier-coller journalistique En Vidéos International Israël Palestine Québec Terrorisme

Richard HétuVincent Marissal n’a pas aimé la réaction de Stephen Harper suite à l’arraisonnement par Israël d’un navire affrété par une organisation terroriste.

Vincent Marissal reproche au premier ministre la tiédeur de sa réaction dans laquelle il a affirmé: « Nous cherchons à obtenir tous les renseignements nécessaires afin de découvrir ce qui s’est vraiment passé ».  Bref, Stephen Harper a eu la réaction que tout bon journaliste aurait dû avoir; avant de se prononcer, il faut avoir tous les faits.  Vu le peu d’éthique de nos journalistes, il n’est pas étonnant que cette réaction horripile nos médias.  Ici, quand il est question d’Israël, les journalistes font du copier-coller: Israéliens = méchants, Palestiniens = bons, fin de l’histoire et au diable les faits et la recherche de vérité.

Au lieu de critiquer Stephen Harper, Vincent Marissal aurait plutôt dû le remercier pour la leçon de journalisme qu’il a servi aux médias.

Il y a quelques semaines, un sous-marin nord-coréen a torpillé sans avertissement un navire sud-coréen qui naviguait dans ses eaux territoriales provoquant la mort de 46 personnes.  Bien sûr, comme les Nord-coréens ne sont pas juifs, personne ne s’est vraiment indigné…

Récemment, le gouvernement japonais a adopté une résolution l’autorisant à arraisonner et inspecter les navires nord-coréens en eau internationale.  Bien sûr, comme les Japonais ne sont pas juifs, personne ne s’est vraiment indigné…

Voici un excellent exemple d’un journaliste honorable, nul besoin de préciser qu’il n’est pas Québécois:


2 juin 2010

Un environnement socialiste Économie Environnement États-Unis International

Socialist Spill

Pour certains, la marée noire causée par BP est une preuve que le libre-marché ne fonctionne pas et, par conséquent, qu’il faut revenir au socialisme et nationaliser les pétrolières (ici & ici).

Vraiment ?

En URSS, l’exploitation des ressources pétrolières était entièrement sous contrôle étatique.  Donc, selon la logique des socialistes, l’industrie pétrolière soviétique était plus propre que l’industrie pétrolière occidentale (capitaliste).

En URSS, les pipelines ont déversé en annuellement moyenne 371 tonnes métriques de pétrole par 1000 km de pipeline.  Pendant ce temps dans l’occident capitaliste, les déversements se sont élevés à seulement 116 tonnes métriques par 1000 km de pipeline.  De plus, les chiffres relatifs aux déversements en URSS sont probablement sous-estimés.

Voici un extrait assez révélateur de la situation en URSS tiré du rapport:

World Bank
Russia Pipeline Oil Spill Study

The number of reported incidents in former Soviet Union is comparable to Western Europe. However, it is unlikely that the many incidents about which there is no information concerning pollution of soil or water were actually incidents that had no environmental effect. About 60 percent of the incident reports in the former Soviet Union provide no information about soil pollution, whereas all reports from Western Europe assess soil pollution. Even if only the 42 incidents with information about effects on the soil are used, 24 out of the 42 incidents or about 57 percent resulted in significant pollution, compared to 36 out of 122 incidents or 30 percent in Western Europe. [...]

The severity of spillage, measured by the amount of oil spilled, is higher in the former Soviet Union than in Western Europe. The reason could be poor contingency planning and delayed responses to spills when they occur; poor detection procedures; long distances between emergency shutdown valves; or the larger average diameter of pipelines in the former Soviet Union than in Western Europe. [...]

There are more mechanical failures and operational errors in former Soviet Union than in Western Europe. This could be due to the utilization of poor pipeline materials, poor construction standards, poor supervision, or lack of clarity of responsibilities in the legislative and regulatory framework. The higher number of spills in the former Soviet Union could also indicate that the Russian pipelines examined in this study are older than lines in Western Europe.

Et comme si ce n’était pas suffisant, dans la plupart des cas l’URSS ne déployait aucun effort pour nettoyer les sols contaminés.

Dans un régime socialiste, il n’y a aucun mécanisme pour inciter l’État à limiter les déversements et à nettoyer les sols lorsque ceux-ci surviennent.  Si un citoyen est mécontent de la situation, il ne dispose d’aucun recours puisque l’État dispose d’un monopole.

Par contre, dans un régime capitaliste, le marché met en place de puissants incitatifs pour obliger les entreprises à adopter un comportement responsable.  Il suffit de voir ce qui arrive aux actions de BP en ce moment:

View the full BP chart at Wikinvest

Depuis l’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon, l’action de BP a perdu 38,6% de sa valeur, ce qui représente une perte de 75 milliards de dollars en capitalisation boursière.


2 juin 2010

Crime et pauvreté: légende urbaine Économie États-Unis Revue de presse

The Washington Post

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Did liberals get it wrong on crime?
The Washington Post

Crime is again down across the nation — in big cities, small cities, flourishing cities and cities that are not for the timid. Surprisingly, this has happened in the teeth of the Great Recession, meaning that those disposed to attribute criminality to poverty have some strenuous rethinking to do. It could be, as conservatives have insisted all along, that crime is committed by criminals. For liberals, this is bad news indeed.

The figures are rather startling. From 2008 to 2009, violent crime was down 5.5 percent overall and almost 7 percent in big cities. Some of those cities are as linked with crime as gin is with tonic or as John McCain is with political opportunism. In Detroit, for instance, with the auto industry shedding workers, violent crime was down 2.4 percent. In Washington, D.C., murder was down 23.1 percent, rape 19.4 percent and property crime 6 percent. Stats for political corruption are not available.

Whatever the reasons, it now seems fairly clear that something akin to culture and not economics is the root cause of crime. By and large everyday people do not go into a life of crime because they have been laid off or their home is worth less than their mortgage. They do something else, but whatever it is, it does not generally entail packing heat. Once this becomes an accepted truth, criminals will lose what status they still retain as victims.

The latest crime statistics strongly suggest that bad times do not necessarily make bad people. Bad character does.