L’indice composite de l’apprentissage est une évaluation de l’état de l’apprentissage au Canada. L’évaluation de cet indice (sur 100) se base sur une analyse quantitative des quatre « piliers de l’apprentissage » établis par l’UNESCO:
1-Apprendre à savoir:
- Accès aux établissements d’apprentissage
- Études universitaires
- Poursuite d’études post-secondaires
- Taux de décrochage au secondaire
- Capacités de littératie des jeunes
2-Apprendre à faire:
- Disponibilité de formation en milieu de travail
- Participation à une formation liée au travail
- Accès aux établissements d’enseignement professionnel
3-Apprendre à être:
- Exposition aux média
- Apprentissage par la culture
- Apprentissage par les sports
- Accès aux ressources culturelles
- Accès à internet à large bande
4-Apprendre à vivre ensemble:
- Accès aux institutions communautaires
- Bénévolat
- Participation à des clubs sociaux et à d’autres organisations sociales
- Apprentissage auprès d’autres cultures
Voici les 5 grandes villes canadiennes qui se sont distinguées pour l’année 2010:

Ne cherchez pas de villes québécoises, elles sont très loin dans le classement…
- Gatineau: 19e sur 38
- Québec: 29e sur 38
- Laval: 33e sur 38
- Longueuil: 34e sur 38
- Montréal: 35e sur 38
- Sherbrooke: 36e sur 38
- Trois-Rivières: 37e sur 38
- Saguenay: 38e sur 38
À l’échelle canadienne, voici comment se classe la province de Québec:

Encore une fois, les « redneck » de l’Alberta font la leçon aux Québécois…
Voici comment performe le Québec pour chacun des quatre « piliers de l’apprentissage »:






















mais ça, Jean-François Lisée n’en parlera pas.
Non Martin, il va tourner les chiffres à l’envers comme avec la dette
Et voici pourquoi ce blogue est toujours aussi pertinent.
Merci Antagoniste.
Dans « Apprendre à vivre ensemble », il y a un indicateur qu’on ne définit pas clairement et qui affecte pourtant la globalité du score : « Proximité des organisations religieuses ». L’ICA ne fournit aucune définition à propos de cette mesure, on ne comprend pas donc ce que ça veut dire.
Pour cet indicateur Québec et Montréal scorent en bas de la moyenne nationale : cela fait baisser le score global pour l’ensemble du « Apprendre à vivre ensemble » et le score global de l’ICA, évidemment. Pourtant, à Québec et Montréal et au Québec en général, des églises, il y en a beaucoup « à proximité » et elles semblent facilement accessibles.
Pourquoi alors score-t-on en bas de la moyenne nationale ? Et pourquoi, en 2010, tenir compte de cet indicateur pour mesurer le « apprendre à vivre ensemble » ? Il me semble que cette mesure ne tienne pas compte des gens agnostiques, athées ou qui préfèrent pratiquer leur foi sans adhérer à une « organisation religieuse à proximité ».
Dans la mesure où elle a un impact sur notre score global, cette mesure devrait être plus clairement explicitée afin que l’on sache ce qu’elle veut dire exactement.
Aussi, subjectivement, ce qui me dépasse quelque peu en scrutant les graphiques, c’est de constater que Montréal score dans la moyenne pour des variables comme « accès à des livres ». Montréal possède une superbe Grande bibliothèque et de nombreuses bibliothèques de quartier et nous n’arrivons pas à scorer au-dessus de la moyenne : c’est quand même surprenant. Autre exemple, « Accès aux musées » : à Montréal, il y a de beaux musées avec de belles expositions soigneusement préparées et nous scorons en bas de la moyenne pour ce qui est de leur fréquentation… Même chose pour la ville de Québec (qui par contre score plus haut que la moyenne pour « accès à des livres »). Je trouve ça désolant.
http://www.cli-ica.ca/fr.aspx
Cela me faisait penser à un article du Québécois Libre sur les musées qui étaient souvent pleins uniquement quand qu’ils sont gratuits.
Pour les bibliothèques, je dois dire qu’une ville comme Montréal démontre un certain déséquilibre, avec certaines bibliothèques qui sont excellentes (comme celle de certaines villes de banlieues), alors qu’une grande majorité des bibliothèques de quartier font parfois tiers-monde comparé à des villes comme Toronto, Vancouver ou Ottawa (cependant, je dois admettre que la Bibliothèque Centrale à Ottawa est très tiers-mondiste dans son architecture et son ambiance).
Reste à dire, que j’ignore qu’elle est la véritable raison valable de cette fréquentation pauvre, mais je considère qu’il existe un paradoxe frappant dans un élément qui me fait constater que la culture commence avec la culture populaire, soit avec les musées et les bibliothèques. Malheureusement, on essaye souvent de valoriser d’une manière disproportionnée une petite clique culturelle, alors que pour la grande majorité des gens normaux comme vous et moi, une bibliothèque ou un musée est quelque chose qui touche qui notre vie quotidienne.
Depuis 25 ans, ça me rend bien perplexe que personne n’a trouvé des réponses à cette question, malgré que l’on finit toujours par mettre la problématique au tapis.
[...] Encore dernier… (matvail2002) [...]