Coca-ColaPour les pro-choix, l’accès à l’avortement ne devrait pas être contrôlé par le gouvernement puisque ce n’est pas au gouvernement de dicter aux femmes ce qu’elles doivent faire de leur corps.  « Government out of my body », c’est un slogan que l’on entend souvent chez les pro-choix.  C’est un argument de poids, tout à fait valable, qui ne peut être ignoré.

Mais quand on accepte le principe que l’avortement doit être légal parce que le gouvernement n’a pas le droit de dire aux citoyens comment ils doivent disposer de leur corps, alors il faut être cohérent et rejeter du même coup toutes les lois limitant l’usage qu’une personne veut faire de son corps.  Par exemple, il est illogique de crier que le gouvernement ne doit pas dicter aux femmes ce qu’elles peuvent faire de leur corps dans le dossier de l’avortement tout en militant pour l’instauration d’une taxe sur la malbouffe.  Si l’on considère qu’une personne est assez responsable pour décider d’avoir recours à un avortement, je pense que les citoyens sont aussi assez responsables quand vient le temps de décider s’ils veulent manger un Big Mac.  D’autant plus que les considérations éthiques relatives à la consommation d’un Big Mac sont moins complexes que celles entourant l’avortement.

Ce qui nous amène à l’hypocrisie du président de la Fédération des médecins spécialistes, le Dr. Gaétan Barrette.  Si ce dernier est d’accord avec le principe que le gouvernement ne doit pas dicter aux femmes comment disposer de leur corps dans le dossier de l’avortement, le même Gaétan Barrette considère que le gouvernement devrait dicter nos habitudes alimentaires.

Au Dr. Gaétan Barrette et à toute sa bande de gauchistes qui veulent m’imposer une diète je réponds: « Government out of my body ! »