Action: le cardinal Ouellet émet une opinion controversée sur l’épineux dossier de l’avortement.
Réaction: le vicaire Lagacé confirme le vieil adage voulant que les canadiens-français n’aient pas d’opinions mais des émotions, en émettant une fatwa contre le cardinal Ouellet.
Bien sûr que l’on peut être en désaccord avec les propos de Marc Ouellet, j’ai moi-même d’énormes réserves. Mais il est ironique de constater que les détracteurs du cardinal qu’on a pu entendre dans les médias québécois avaient un discours… religieux i.e. soit on est d’accord sur toute la ligne avec eux ou bien on est un sale infidèle.
M’enfin, pour lire des propos intelligents dans le difficile (et nécessaire) débat sur l’avortement il faut sortir du Québec et se tourner vers le National Post:
Abortion law an unavoidable debate
by Tasha KheiriddinThe a-bomb finally has landed in Prime Minister Stephen Harper’s lap. Thanks to his maternal-health initiative, abortion is front page news, to the delight of the opposition. Forget the hidden agenda — Liberals can now accuse the Conservatives of having an open one. The question now is: Will politicians finally have an honest debate on the subject?
For over 20 years, Canada has not had an abortion law. Leftists, feminists and libertarians may praise this state of affairs. The state has no business in the wombs of the nation, they tell us. But in a country with universal health care, the state does have business there. The government pays for the procedure, and the current legal vacuum allows abortion to take place at any time, regardless of the circumstances.
A 30-year-old woman knocked up after a night of unprotected casual sex is placed on the same footing as a 14-year-old girl who is raped by her uncle. A woman who at 20 weeks’ gestation learns that her fetus has a severe birth defect is treated the same as a woman who decides that she wants a late-term abortion because she has split up with the baby’s father.
Are these situations all the same? In the current legal vacuum, the answer is: legally, yes, but morally, no.
Apart from the economic issue of who pays for what, there remain fundamental ethical questions. Just as most Canadians would likely recoil at forcing a violated child to bear another child, a majority do not support a blanket right to terminate a pregnancy.
A 2008 Angus Reid survey found that while 65% of Canadians polled supported the right to abortion, 30% of those respondents wanted some restrictions. Of the 34% of Canadians who declared themselves pro-life, 65% supported abortion in the case of rape, incest or where the mother’s life was in danger. Only 14% of pro-life respondents — 5% of respondents overall — wanted a complete ban on abortion in all circumstances.
So how should an abortion law be crafted? For starters, consider that even pro-life advocates agree with abortion in the case of rape. So legislation clearly would not hinge on the question “when does life begin?” If life begins at conception, then a child of rape would have just as much of a right to life as any other child.
Is it because of the lack of “sin” — i.e. the fact that the mother was an unwilling participant in the act which resulted in pregnancy — that makes abortion seem permissible in such circumstances? Or is it because visiting the trauma of pregnancy and birth after the trauma of rape is an unacceptable violation of a woman’s right to bodily integrity?
Either explanation suggests that what is really at issue is a set of concurrent competing rights, neither of which can be fully exercised in the presence of the other. For even if one accepts that life begins at conception, that life is not independent. It is physically connected to and wholly dependent on another life, that of its mother. Its continued existence also affects hers in the most intimate way imaginable, gradually coloring her every movement, action, and even thought, never mind putting her through the physical ordeal that is childbirth.
We also know that if abortion is completely illegal, women who are intent on aborting will resort to back-alley procedures and that a number will die as a result. An abortion ban is thus guaranteed to kill women, because no amount of anti-abortion counselling or adoption assistance will convince all pregnant women to carry their babies to term. A ban will also not save the life of every unborn child, for the same reason.
A responsible abortion debate weighs these realities and rights — to life, to bodily integrity — and arrives at a solution which sits at neither extreme: neither a complete ban, nor a complete licence.
This approach is used in the majority of nations around the world. A woman is given a period of time during which she has the right to decide whether to legally terminate her pregnancy. After that cut-off, the right to life of the unborn child takes precedence.
Of course this solution doesn’t please dogmatists on either side. But the plain truth is, when interdependent rights compete, neither can ever be absolute. Yet currently, under Canadian law, the unborn child has no rights at any time, which is just as indefensible as a woman having none.
Back on the maternal-health issue, should Canada fund all abortion in the third world, regardless of context? No. That doesn’t mean it shouldn’t fund any, such as in the case of rape or where the pregnancy endangers the life of the mother, which clearly presents an issue of maternal health. But until our country comes up with our own abortion law, how can we decide those limits?
The only reason Canada has complete abortion on demand is not action, but inaction, and politicians’ unwillingness to address the issue because of a fear of repercussions at the ballot box. While we should not allow the abortion debate to wholly consume our politics, such as it sometimes seems to do south of the border, it is a discussion which should be held — for the sake of all Canadians, born and unborn.
Et pour ceux qui ont qualifié le cardinal Ouellet d’extrémiste religieux, laisser moi vous montrer de quoi ont l’air de véritables extrémistes religieux…























Pas sûr que le débat sur l’avortement soit nécessaire, en fait je suis persuadé du contraire, on tourne suffisamment en rond comme ça, sans en plus débattre d’une question dont ceux qui sont pour ne serons jamais d’accord avec ceux qui sont contre et vice versa, un débat sur l’avortement se résumerait à deux groupes qui s’engueulent sans aucun espoir d’accord entre eux, ce débat serait une perte de temps et probablement d’argent.Pas de débat non plus sur la gratuité de l’avortement, l’avortement ne devrait pas être gratuit, on a transformé le droit de se faire avorter en droit de se faire avorter gratuitement ce qui n’est pas la même chose. Mais un débat sur la légitimité du geste, perte de temps, let’s move on.
Moi, ce qui me sidère, c’est qu’il y en a qui croient dur comme fer que l’avortement est un moyen de contraception comme le condom!!! Ça, ça me fait peur, encore plus peur que les propos de Marc Ouellet (personnellement, les discours de morale religieuse, je les ai loin)!!! Ces gens (ce qui inclut plusieurs pro-choix) ne semblent pas comprendre que, si leur mère s’était fait avorter, alors qu’elle était enceinte d’eux, (sifflement) ils n’existeraient pas, aujourd’hui!!!
Pour ce qui est du droit à l’avortement en lui-même (que j’appuie, surtout en cas de viol ou quand la vie de la mère ou celle du foetus est en danger), pourquoi ne pas tout simplement laissé aux provinces le droit de légiférer là-dessus selon leurs valeurs, hein?
Le droit à l’avortement entrant, en ce qui me concerne, dans les questions de la santé, une compétence provinciale, le fédéral n’a pas à interdire ou à autoriser le droit à l’avortement!!!
Personne ne devrait être pour l’avortement!!! Par contre, le droit de la femme de mettre volontairement fin à sa grossesse, ça, ce n’est pas pareil!!! Dans tout ce débat marqué par l’idéologie et le militantisme politique d’un bord comme de l’autre, je crois que la seule réaction censée et nuancée fut celle de l’abbé Raymond Gravel.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2010/05/16/001-Blais-Ouellet.shtml
Un grand débat de fond et d’analyse (autant avec les pro-vie qu’avec les pro-choix) dénué de tout militantisme sur cette question devrait être fait, surtout quand on pense que plusieurs femmes décident d’avorter après le premier trimestre de leur grossesse, alors que même le docteur Henry Morgentaler refusait d’avorter ses patientes après le premier trimestre de leur grossesse!!!
En attendant, ramenez les cours d’éducation sexuelle dans les écoles, ça presse!!!!
Le débat sur l’avortement demande énormément de nuances, d’analyses et de rigueur intellectuelle et il ne doit pas être hidjacké par le militantisme, l’idéologie ou la religion. Or, autant les pro-vie que les pro-choix, si ils veulent débattre, doivent mettre leur militantisme de côté!!!
Mais, refuser le droit à l’avortement en cas de viol et même lorsque la vie de la mère ou du foetus est en danger, c’est, ni plus, ni moins, qu’un crime contre l’Humanité!!!! Pas de doute, Marc Gros-Lette est un vrai fasciste!!!
QUE L’ON PENDE L’ANTÉCHRIST GROS-LETTE ET SON MENTOR, L’ANTÉCHRIST BENOÎTE XVIE SIÈCLE, CES ÉMULES DE L’ANTÉCHRIST JEAN-PAUL II!!!!!
Je vous ferez remarquer l’utilisation du mot « droit » a l’avortement… C’est une manipulation psychologique qui donne deja victoire a l’avortement avant meme tout debat…
C’est comme si on décidait de débattre du « Droit » au viol.
Mais, refuser le droit au viol a un homme, c’est, ni plus, ni moins, qu’un crime contre l’Humanité!!!!
Pourquoi le « Droit » a l’avortement serait si évident en cas de viol?
Et si la victime de viol donnerait tout simplement son enfant en adoption?
Je comprend que c’est difficile d’avoir a accoucher dun enfant apres un viol, mais ce n’est pas plus facile d’avoir a se faire avorter apres un viol, de plus l’avortement amene souvent des dépressions, idées suicidaires a la femme qui en a recours….
Raymond Gravel est un collectiviste et un ardent anti-israélien. Il est carrément pro-palestinien et ceci ressort non seulement de ses « entrevues », mais aussi de ses écrits. Il a évidemment été député bloquiste, pas tant pour la question de souveraineté que pour l’avancement de la cause « socialiste » au Québec. C’est essentiellement son interprétation du message chrétien. Il aime bien passer sur les ondes de la radio afin de mousser son agenda socialo-religieux.
Aucune crédibilité ce mec. C’est un prêtre-combattant comme on en trouve quelques uns en Amérique du Sud.
Je ne jette pas la pierre au Cardinal Ouellet. Il reprend ici le message du Vatican. C’est tout. Il y en a qui n’aiment pas çà car ils croyaient à tort que l’Église catholique était devenue un bar ouvert où on pouvait désormais choisir ce qui faisait notre affaire et balancer tout le reste sous prétexte de « modernité ». Ça ne fonctionne pas comme çà. Tu acceptes ce que dit l’Église ou tu en sors. That’s it, that’s all. Il y a d’autres religions qui sont plus « cool » (presbytériennes et tutti quanti). Les pas contents n’ont qu’à les joindre.
Je suis d’accord avec Stephen Harper lorsqu’il affirme refuser de financer les avortements dans les pays « pauvres ». Je ne veux pas que mes impôts servent à financer des avortements et il a raison. Que les ONG sur place cherchent du financement ailleurs. Vous voulez avorter, soit, mais pas avec mes sous.
Par ailleurs, preuve que le Québec est un endroit fini, 30% des naissances se soldent par un avortement et le taux de natalité y est négatif. J’ai bien peur que la petite fille de ma voisine soit un jour forcée de se promener avec un niqab et son mari, à part de la battre, doive jouer le muezzin pour les appels à la prière.
Cardinal Ouellet, merci pour avoir involontairement permis ce débat. Il permet de remettre les choses en place.
Pour une fois que Gravel dis quelque chose qui fait un peu de sens, on va pas tomber dans l’argumentation ad hominem j’espère.
Par ailleurs, je crois que de dire que 30% des naissances se soldent est tout simplement faux. Personnellement, j’vois difficilement comment une naissance peut être un avortement. Enfin, c’est jouer un peu sur les mots.
Par contre, si ce qui motive votre position, c’est la démographie, je me dois d’être contre cette position. On ne peut apporter ce genre d’arguments dans un débat sur la moralité.
P.S.: Concernant la démographie, justement, je crois qu’il est prématuré pour parler démographie négative. Ne sommes nous pas en plein coeur d’un baby-boom depuis quelques années…?
Et si on disait « 30% des foetus sont broyés au Quebec » ?
Ca fait votre affaire?
Jean-Luc Proulx
« Pour ce qui est du droit à l’avortement en lui-même (que j’appuie, surtout en cas de viol ou quand la vie de la mère ou celle du foetus est en danger), pourquoi ne pas tout simplement laissé aux provinces le droit de légiférer là-dessus selon leurs valeurs, hein? »
Le problème demeure, les « valeurs » de la province de Québec ne sont pas nécessairement les mêmes que les miennes ou celle d’autres individus, de toute façon je reste avec mon idée, si ce n’est plus gratuit, je suis sûr que la quantité d’avortement baissera de manière non négligeable.
Quand au cours de sexualité dans les écoles, cela revient à dire que c’est à cause de l’état si des gens baisent sans protection, j’ai un problème avec cette idée, il me semble que les parents doivent tenir un rôle important sur cette question, comme sur la question de la religion d’ailleurs.
Moi je pense qu’une société décente et raisonné devrait toujours être capable de débattre, d’un côté comme de l’autre, de cet enjeux hautement éthique.
Il ne s’agit pas d’en faire une obsession mais de réaliser que les 2 camps ont d’excellents arguments.
J’ai été vraiment surpris (dans le fond, je n’aurais pas dû l’être) de la façon dont les médias ont traité cette histoire. Nulle part je n’ai vu quelqu’un s’attaquer aux arguments du cardinal Ouellet. Toujours les mêmes attaques personnelles, comme celles de Lagacé ou de la ministre St-Pierre.
Pourtant, ce n’est pas difficile. Le foetus avorté suite à un viol n’est pas une victime, comme le prétend le cardinal ? Dites-le ! Contre-argumentez! Mais nooooon… Beaucoup plus facile de tirer sur le messager.
Don’t get me wrong. Avec tous les crimes qu’a commis l’Église au cours des deux derniers millénaires (si la pédophilie est encore aussi présente aujourd’hui en son sein, imaginez ce que c’était au 11ème siècle!), les prêtres sont à peu près aussi crédibles à parler de morale que je le suis à donner des cours de patinage artistique. Mais qu’on le veuille ou non, les arguments qu’a avancé le cardinal Ouellet sont valides et méritent d’être examinés.
« Moi je pense qu’une société décente et raisonné devrait toujours être capable de débattre, d’un côté comme de l’autre, de cet enjeux hautement éthique. »
Nous sommes capables de débattre, je ne suis pas inquiet pour ça, je dis seulement que les deux positions sont irréconciliables, on peut débattre autant qu’on veut je suis certain qu’il y aura pas de rapprochement entre les pro-life et les pro choice mais, je suis peut-être trop pessimiste qui sait.
En ce qui me concerne, en tant que parent je vais devoir aborder la question avec mes enfants et être sûr qu’ils seront à quoi s’en tenir lorsqu’ils commenceront à avoir une vie sexuelle active (le plus tard possible évidemment).
Pas au Québec.
Combien de fois on a entendu depuis les derniers jours « le débat est clos ».
Au Québec de toute façon le débat est clos sur tout…
L’avortement, qui représente un enjeux éthique très complexe, il fait être soit stupide, soit ignorant pour oser dire que le débat est clos. Il y a de bons (et de mauvais) arguments des 2 côtés.
Une personne qui est contre l’argument avancé par Marc Ouellet devrait être capable d’argumenter sans traité le type de « charogne ».
Parce que même si je ne suis pas d’accord avec son argument, il faut admettre qu’il y a matière a réflexion, on ne peut pas rejeter son point du revers de la main en disant: « ouellet est con ». Ça demande une réponse et une réflexion plus intelligente que ça.
Mais au Québec le débat est clos. C’est pratique, ça évite aux gens de réfléchir par eux-même.
@ poulou.
Peu importe que je sois d’accord (partiellement, car il n’a pas tout à fait tort, mais il n’a pas tout à fait raison, non plus, j’ai juste dit que c’était la réaction la plus censée et la plus nuancée que j’ai lu et entendu sur les propos du cardinal Ouellet, ça ne veut pas dire que je lui donne le bon Dieu sans confession) avec un socialo-théocrate comme Raymond Gravel sur cette question (le droit à l’avortement), l’important, pour moi, c’est le message, pas le messager!!!
Vous détruisez le messager, parce que vous êtes incapable de discuter de son message. Pas fort votre affaire!!! Vous m’avez habitué à mieux que ça, de votre part!!!
Ce n’est pas le cas? La secte catholique a volé les terres des autochtones pour des évangiles. Elle protège ses pellettées de prêtres pédophiles en les cachant en France, pour ne pas ternir son image. Elle nous vole 400 millions $ de nos impôts, à chaque année, pour le patrimoine religieux, par l’intermédiaire de la taxe théocratique catholique paroissiale (la calice de dîme), alors qu’elle a la plus grosse cagnotte de toute la planète.
Je suis bien d’accord pour préserver le patrimoine historique. Je ne veux pas le raser à même nos taxes, comme le fait le crisse de Labeaume, à Québec, pour graisser ses chums de la construction, alors qu’il y a des projets moins chers qui auraient pu être démarrés, afin de donner une nouvelle vie à ce patrimoine-là, mais les deux indépendants se font détruire à chaque séances du Conseil de Ville par Labeaume et ses poteaux, alors le débat ne se fait pas!!!
Toutefois, je ne veux pas le préserver non plus à même mon argent qui m’est voler par une secte que je considère être la pire secte religieuse corrompue de toute la planète et qui est basée dans une espèce de dictature théocratique qui maintient son peuple dans l’ignorance et où le peuple n’a aucun mot à dire sur l’avenir de leur pays!!!
Il n’y a pas de campagne électorale pour devenir pape et le Vatican n’est même pas une démocratie!!! Ce sont les cardinaux qui choisissent, en vase clos, dans la Chapelle Sixtine à Rome, qui, parmi eux, dirigera le Vatican et la secte catholique!!!! On appelle ça un conclave.
Même que, en 1958, ce n’est même pas celui qui a «gagné» qui est devenu pape, alors!!!!
Je suis bien d’accord pour dire que mon argent ne doit pas servir à payer les avortements qui se font à l’étranger, même que j’ignorais qu’on pouvais payer pour ça. Toutefois, il ne faut pas en profiter pour essayer de recriminaliser ici un droit que les femmes ont acquis de hautes luttes: celui de mettre volontairement fin à leur grossesse et d’être les eules et uniques maîtresses de leur propre corps!!!!!
Ce n’est pas à l’homme de dire à la femme si elle avorte ou non. Le foetus, même si c’est un être vivant, n’est pas encore un être humain, car il n’est pas encore né. Donc, l’homme n’a aucun droit sur le foetus, tant et aussi longtemps que cet être vivant ne deviendra pas un être humain de par la naissance!!! Seule la femme a le droit de vie ou de mort sur ce foetus et elle peut, en tout temps, dans le premier trimestre de sa grossesse (passer cette date, le droit à l’avortement devrait être solidement encadré), mettre fin à celle-ci, avec ou sans le consentement du père!!!!
Ça vous fait peut-être chier (et, moi-aussi, ça me fait chier un peu), mais c’est comme ça, point!!! Par contre, quand quelqu’un tue une femme enceinte (et, donc, le foetus), je regrette, mais c’est un crime qui devrait compter comme un double meurtre, car, là, il ne s’agit pas d’une interruption volontaire de grossesse choisit par la femme dans son droit le plus strict, mais bien d’une interruption brutale et involontaire de vie (celle de la mère et celle du foetus), car la mère n’a pas choisit de mourir et elle n’a pas choisit de tuer son foetus!!!
Pour ce qui est d’une grossesse qui pourrait mettre la vie de la mère ou celle du foetus en danger, l’avortement devrait être recommandé par le médecin (personnellement, je le recommande fortement, car je ne vois pas en quoi cela vaut le coup de continuer la grossesse, si, au bout du compte, la mère ou le foetus ou les deux risquent de ne pas survivre à l’accouchement), mais ça devrait rester à la discrétion de la mère!!! Si ça vire à la tragédie, ce sera la décision de la mère et de personne d’autres!!!
Si l’avortement est utilisée comme étant un moyen de contraception, je regrette, mais là, ça devrait être une exception où l’avortement devrait être refusée automatiquement. On ne peut pas avoir baiser sans protection, tomber enceinte et se défiler de ses responsabilités comme une poule mouillée. Sauf si la vie de la mère ou du foetus devient menacée en cours de route, il ne devrait pas y avoir d’avortement!!! Si la mère et le père (car le père a son mot à dire, après la naissance de l’enfant) ne veulent pas garder l’enfant, il y aura toujours l’adoption!!! L’avortement n’est pas un jouet pour se sauver de ses responsabilités.
Si la grossesse survient à la suite d’un viol, là, l’avortement devrait être fortement recommandée, car la mère souffrirait trop durant l’accouchement et, dans le pire des cas, elle pourrait y laisser la vie!!! À quoi bon risquer de mourir pour un enfant qui a été conçu de force!!!!
Si vous ne voulez pas que votre argent finance les avortements qui sont faits ici, partez-vous une fondation pour venir en aide aux femmes qui ne peuvent pas se payer un avortement et qui en ont vraiment besoin ou qui ont décidé de ne pas garder leur enfant!!!
Voilà, en gros, ma vision du droit à l’avortement!!!
@ Pierre-Étienne.
Droit à l’avortement = Santé = Compétence provinciale!!!! Point barre!!!
Le fédéral n’a rien à faire dans une question qui devrait relever des provinces. Pour les cours d’éducation sexuelle, comment veux-tu qu’on fasse de la prévention, hein??? C’est quand on est jeune (4e année du primaire (je crois) à secondaire 5, comme moi j’ai eu ces cours que l’on appellait Formation personnelle et sociale (FPS), dans le temps) que l’on doit être conscientisé sur ce genre de questions-là, pas à 20 ans, parce que, à 20 ans, je ne connais pas grand monde qui ne l’ont pas déjà fait au moins une fois!!! T’sé veux dire???
Je crois que c’est ce que voulait dire l’abbé Gravel.
@ seeds72.
Désolé d’être aussi grossier, mais tu es vraiment une pourriture doublée d’un plein de marde!!!! Tu mélanges le droit à l’avortement, qui est le droit légitime de la mère de mettre volontairement fin à sa grossesse, avec le viol, qui, lui, n’est pas un droit!!!! Je ne connais aucune femme, aucun homme et aucun enfant (le viol, n’a pas de sexe et il n’a pas d’âge) qui choisissent de se faire violer.
Tu as quasiment dit que les victimes de viol, courent après leur malheur. Gilles Proulx, sors de ce corps!!!! Espèce de sale fasciste mysogine!!!! C’est tellement dégueulasse ce que tu viens de faire là!!!!
De par tes propos complètement incendiaires, tu as légitimé la pédophilie, tu as légitimé le viol, tu as légitimé les aggressions sexuelles à répétition avec pénétration et saignement de la victime, tu as légitimé les actes barbares commises sur des enfants, sur des femmes et sur des hommes par des malades entre les deux jambes (attouchements, films pornos, relations sexuelles complètes ou non mais non-désirées, etc.), tu as légitimé la mysoginie, tu as légitimé les «premières fois» dégueulasses qui te prennent ton enfance et qui t’enlèvent le plaisir que te procure la sexualité, tu as légitimé la peur, tu as légitimé les traumatismes (autant physiques que psychologiques) et tu as légitimé le suicide des victimes qui ne peuvent pas vivre avec un tel poids sur les épaules, car elles n’ont pas la force psychologique et la force psychique pour se faire!!!
TU AS TOUT LÉGITIMÉ CE QU’IL Y A DE PLUS DÉGUEULASSE EN CE MONDE!!!!
VA TE FAIRE VOIR, CONNARD!!!!!
Ce n’était vraiment pas la chose à faire, si tu ne voulais pas me faire enragé!!!! Surtout que je parle en fonction d’une expérience personnelle!!! Je peux t’en parler de ça, une de mes amies s’est fait violer lors d’un party au secondaire!!! Heureusement, elle n’est pas tombée enceinte de la sous-merde qui lui a volé une partie de sa vie, mais, si, par malheur, elle était tombée enceinte, je lui aurais fortement recommandé l’avortement, afin de lui éviter une deuxième souffrance qu’elle ne méritait absolument pas.
C’est pour ça que moi, les pédophiles pis les violeurs, je leur briserais le cou!!!!
http://lequebecdedemain.blogspot.com/2010/04/haro-sur-la-pedophilie-et-sur-les.html
Je me souviens de l’excellent débat sur l’avortement qu’il y avait eu sur Antagoniste entre R.B., J.Voyelle et Sylvain l’année dernière. À lire ou à relire.
http://www.antagoniste.net/2009/05/18/le-president-du-changement/#comment-120169
Je vous ecris directement de la Chine populaire, donc j ai evidemment un clavier peu adapte.
Pour l avortement, il est evident qu il s agit d apres tout, d un discours de sourd, ou meme les partis politiques sont incapables de s entendre a ce sujet. Il existe des pro-choix au Parti Conservateur, tout comme il existe des pro-vies assez radicaux (dont l ex depute Tom Wappel du PLC) tant au PLC, au Bloc et au NPD.
Cependant, pour revenir au concept de l avortement, qui est un sujet chaud chez beaucoup de libertariens, je ne suis pas contre en tant que tel, sauf que je vois un veritable probleme lorsque l avortement de maniere etatisee est pratique chez certaines personnes (et ca existe de maniere tres problematique chez certaines classes de personnes) carrement comme solution de rechange (et je ne parle pas d un cas extreme comme le viol ou l inceste) et cela sans vraiment comprendre les veritables repercutions de ce geste et principalement leur apport sur le degre de responsabilisation d un individu qui le fait plus souvent qu autrement en etant deresponsabilise.
Or, je suis pour la responsabilisation de l individu, non pour un discours de sourds, ou que certains pro-choix semblent aussi incomprehensibles dans leurs propos que certains pro-vies.
@matvail2002
Or, je suis pour la responsabilisation de l individu, non pour un discours de sourds, ou que certains pro-choix semblent aussi incomprehensibles dans leurs propos que certains pro-vies.
Voilà, la responsabilisation, content que quelqu’un en parle
@Jean-Luc Proulx
Droit à l’avortement = Santé = Compétence provinciale!!!! Point barre!!!
Techniquement c’est inexacte, l’avortement n’est pas un droit, c’est un acte décriminalisé seulement ça relève donc du fédéral, mais ce n’était pas mon point, je disais simplement qu’une province n’a pas de valeurs, toi tu en as, moi j’en ai, mais la province n’est pas un individu, elle n’a pas de valeur.
Pour les cours d’éducation sexuelle, comment veux-tu qu’on fasse de la prévention, hein???
Les parents doivent s’impliquer davantage, ce n’est pas à l’état de dire aux enfants qu’il peut y avoir des conséquences néfastes si on a des relations sexuelles sans protection c’est à nous les parents de le faire.
Suis-je le seul à trouver hautement ironique qu’Antagoniste prenne la défense de quelqu’un qui voudrait que l’État empêche les femmes violées de faire ce qu’elles veulent de leur propre corps ?
Pour ce qui est de l’avortement, pour ou contre, je ne suis pas sur.
Pour si la sante de la femme est en danger, si le fétus présente une malformation congénitale grave (quoi que normalement, Mère Nature se charge de faire une fausse couche a l’infortunée), en cas de viol, ou si la mère a moins de 18 ans ou plus de 18 ans mais en ayant pas les capacités mentales d’une femme de 18 ans (évaluation psychiatrique et non par les comportements imbéciles d’une jeunesse qui se croit invincible). Dans ces cas, je dirais que oui, droit a l’avortement, pas de chichi de comite d’étique, de révision et de coercition. Avortement a l’hôpital aux frais de l’état.
Par contre, si l’avortement n’est qu’un moyen de se débarrasser du fétus parce que la mère était incapable de prendre ses responsabilités soit en prenant des moyens contraceptifs ou de se fermer les jambes et de dire « non » a son petit con d’ami (ce qui peut revenir a un viol), ok, avortement a l’hôpital, mais en prime, la facture qui va avec! Par contre, je sais que les pro-choix vont hurler que cela va pousser les femmes vers la clandestinité. Pas de facture a tout casser, Juste $100. Se débarrasser d’un fétus qui est sain, juste parce que « je ne vit plus avec le père », ou « je n’avais pas pris mes moyens contraceptifs », ou « je n’ai pas pu lui dire non », etc. ne sont pas une excuse valable a mes yeux! Assume tes responsabilités pendant les 9 mois et si tu n’en veux pas de l’enfant, confie-le à l’adoption (quoi qu’une femme qui ne veut pas de son enfant ait naitre, va faire exprès pour qu’il ait des complications néo natales, et avec un peu de chance, le fétus va mourir). Il y a des couples sans enfant qui meurent d’envie d’en avoir un et l’adoption est leur dernier recours. Je le sais car ma conjointe a essayé à 7 reprises de tomber enceinte, et a 7 reprises cela n’a pas marché.
Finalement, tout cela commence par les parents qui doivent faire l’éducation sexuelle de leurs rejetons : « Attendez donc de vous marier avant de passer a l’acte, mais si vous ne pouvez attendre, utilisez des moyens contraceptifs », ou contenter vous donc de jouer « en haut de la ceinture » et le plus important : C’est la fille qui pose les limites. Le jeune : si tu ne comprends pas cela, un coup de genou dans les parties pour te calmer les ardeurs et on « casse ». Et pas de « cyber-bullying » après. Il y a des lois pour cela.
Pour ce qui est de payer des avortements dans les autres pays, Pas d’accord. Je préfère que mes taxes servent a payer pour de l’éducation sexuelles ou des moyens contraceptifs, plutôt que pour des avortements.
Hors propos : taxe théocratique catholique paroissiale (la calice de dîme), (JLP commentaire #12) Cela existe encore et obligatoire??? Well, je suis dans l’illégalité, car je ne l’ai jamais payée quand je vivais seul au QC et quand j’étais chez mes parents, l’enveloppe allait aux poubelles.
A faisant abstraction du coté éthique, d’un point de vue purement économique, je serais curieux de voir comment la société pourrait absorber 30 à 40 000 naissances, non désirées, qui iraient soit a l’adoption comme le suggère plusieurs pro-vie, soit serait élever dans la pauvreté ou dans des conditions de vie peu enviable.
Faudrait voir les répercussions sociales.
C’est l’hystérie, même les professeurs de « sociologie de la religion » invités à répétition par Radio-Canada ne peuvent cacher leur parti-pris, petit florilège décrypté :
http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2010/05/reactions-la-suite-des-propos-de-m-gr.html
Sherwood a en parti raison, le seul argument que l’on puisse servir est celui du cout.
Sinon un foetus n’est pas un etre humain et par consequent il ne saurait s’agir d’une meurtre.
Et comme c’est pas un meurtre, ca ne fait pas parti des responsabilite regalienne d’un etat.
Par consequent, un debat je veux bien, mais pour faire quoi. A partir du moment ou on dit que ce n’est pas l’affaire de l’etat de se meler de ca (sinon du point de vue economique, et non pas ethique) on fait quoi?
« Sinon un foetus n’est pas un etre humain et par consequent il ne saurait s’agir d’une meurtre. »
C’est toute la question et ce n’est pas aussi simpl(ist)e.
C’est un être (il vit, il est distinct de la mère).
Ce n’est pas un être équin, caprin, bovin, mais déjà bien équipé de tout ce qui fera un humain adulte.
Au Canada on peut avorter jusqu’au dernier jour, la dernière minute de la grossesse, mais pas pratiquer l’infanticide.
Or, quelques secondes avant l’accouchement c’est autant un être humain viable qu’après, certainement plus que certains grands prématurés.
Au passage, les vieillards rétrogrades chrétiens d’il y a près de mille ans posaient déjà le débat ainsi (contrairement à ce que la SRC laisse entendre en réinvitant son sociologue de religion favori, voir lien déjà donné).
Rappeler nous le dernier avortement qui a eu lieu un jour avant l’accouchement?
Il y a certe un vide juridique, mais il n’y a aucun cas répertorié a ma connaissance.
En tant que libertarien ne devriez vous pas vous dire que puisqu’il n’y a pas de problème, pourquoi légiférer?
Je suppose que ça s’adresse à moi.
Je note d’abord que l’argument porte et qu’il trouble : on peut tuer un enfant à naître à tout moment dans le ventre de sa mère, mais pas quelques secondes après sa naissance. Or, il est aussi humain qu’un grand prématuré.
C’est à votre connaissance (et la mienne), mais, d’une part, c’est sans importance (deux jours avant la naissance, c’est mieux ?) et, d’autre part, je ne pense pas que des statistiques fiables soient tenus (ce serait des armes contre l’avortement anomique actuel).
Je suis surtout conservateur. Mais de toute façon les libertariens sont-ils contre l’absence de loi quand la vie d’un enfant est en danger ?
Ca n’a rien a voir. Sauf qu’a un moment donnee il faut tirer un trait. Si un jour avant on peut pas, pourquoi pas deux? trois? et tant qu’a y etre quatre? Un jour on en arrive ainsi a l’interdire completement!
Non on est humain a partir du moment ou on respire hors du corp de sa mere. Voila un fait reel a partir du quel tout le monde peut s’entendre, sinon c’est du n’importe quoi. Qui voudra 1 semaine apres la conception, qui 18 semaine, qui 3 trois, qui 3 jours avant la naissance?
L’argument du un jour avant il est viable est pervers car il enjoigne de prendre le foetus « comme si » il etait un humain alors qu’il n’en est rien.
C’est aussi ridicule que de dire, avant le crash boursier, mes reers avaient une belle valeur. Interdisons les crashs!
Ce «Sauf» indique bien qu’il y a un rapport.
Et de toute façon, Louis T. parlait du fait que les libertariens seraient contre le fait de légiférer. Même si on admet que l’enfant à naître est un être humain ? Aucune loi contre le crime chez les libertariens ?
Et alors, si c’est la conclusion logique ? Vos préjugés vous jouent des tours, vous excluez ce raisonnement parce que vous n’aimez pas la conclusion : l’interdiction de l’avortement alors que vous l’avez érigé en droit absolu dès le départ du raisonnement.
Pinaillage : faut-il essayer de faire respirer et sauver un enfant qui naît sans ce réflexe? Il n’est après tout pas encore humain selon vous…
Et puis, toujours selon vous, n’importe qui peut donc tuer un enfant avant sa naissance dans le ventre de sa mère (même contre la volonté de la mère) puisque cet enfant à naître n’est rien pour vous apparemment, enfin juste un amas de cellules dirait-on.
Vous croyez vraiment à cela ? L’enfant à naître n’a aucune statut de droit pour vous ? Qui devient extrémiste ici ?
Personnellement, je pense qu’il s’agit-là d’un débat inutile.
Dans la plupart des cas, la question de l’avortement ne devrait pas relever de l’État : la majorité des femmes – et des hommes – sont responsables. Ils ne consentiront à un avortement qu’après avoir juger longuement le pour et le contre. Les gens normaux (la majorité donc) n’avortent pas sur un coup de tête : il s’agit d’une décision qui finit par s’imposer, qui est très dure à prendre, mais qui est la meilleure lorsqu’elle est prise.
Légiférer ici est dangereux. Il s’agirait essentiellement de placer des balises pour ceux qui ne sont pas responsables et pour les cas limites, ce qui est bien. Mais ces mêmes balises seraient alors un poids dans la plupart des cas.
Toute honte bue et tout compte fait, on décide le plus souvent d’avorter parce que l’être commis le fut dans un contexte qui risque fort de rendre l’enfant et son père et mère malheureux.
Je peux évidemment accepter que les autres n’aient pas à supporter le coût de mes erreurs, mais pourquoi l’État voudrait-il à tout prix des enfants élevés dans le fossé ?
Je pense que l’intérêt de l’État coïncide la plupart du temps avec celui des parents. Laissons ces derniers décider de ce qu’il convient de faire, quitte, bien entendu, à leur faire supporter les coûts.
Chose insitait
Bien sûr que c’est un être humain : il a tout le matériel humain. Le nourisson n’est pas plus viable que l’embryon a naître. Il est totalement démuni pendant de nombreux mois en fait plus sûrement plusieurs années.
1) Comparaison n’est pas raison.
2) Avant le krach boursier, vos REER avaient une bonne valeur. Après pas. C’est la réalité. Avant l’avortement on a un être vivant, après l’avortement un être mort. C’est tout.
Notez qu’il n’y a pas que les REER qui ont dégringolé (aucune idée pourquoi vous prenez cet exemple), plein d’actions ont dégringolé, pas toutes pourries à mon avis, mais là on s’éloigne de plus en plus du sujet.
3) C’est quoi le krach dans votre comparaison? L’avortement = un krach, c’est ça ? L’avortement volontaire est un acte volontaire (oui, je sais tautologie). Les krachs sont-ils volontaires ? Vous voyez toujours un rapport ? Moi de moins en moins.
Ce que je voulais dire Monsieur chartrand c’est que on ne peut raisonablement faire un reglement visant a proteger ce qui sera dans la seconde apres l’acte que l’on veux empecher!
Bottom line, l’etat n’a pas d’affaire dans les affaire familiale.
Dans cette situation, le foetus n’a pas besoin de droit pour être protéger, les droits de la mère le font déjà très bien.
La loi ne permet pas a quelqu’un de vous infliger un coup de couteaux dans le ventre, même si vous êtes un homme, sans foetus dans celui ci.
Voila, tout est dit.
Lorsque j’ai lu le commentaire de Patrick Lagacé, j’étais très inspiré pour lui répondre, mais mon blog n’est pas encore prêt…
Je peux imaginer l’horreur qu’une femme violée doit ressentir; combien ce sentiment doit être exacerbé lorsqu’elle se retrouve enceinte de son violeur!
Je ne veux pas entrer dans la considération des statistiques sur le viol et reprendre l’ensemble des arguments des deux côtés pour en faire le tri. J’aimerais simplement souligner le fait qu’il ne peut pas y avoir une position pro-vie conséquente qui accepte l’avortement dans le cas d’un viol.
Pourquoi croyez-vous que les pro-vie sont absolument opposés à l’avortement ? Pour une seule et unique raison : le droit à la vie. Ce droit supplante tous les autres droits. Le droit à la vie est plus important que le droit à la dignité ou le droit d’être maître de son corps ou le droit de refuser d’ajuster sa vie, sa carrière, ses plans… Je suis conscient que l’interdiction de l’avortement entrainerait des conséquences. Mais même additionnées, ces conséquences ne me semblent pas aussi tragiques que la mort cachée de milliers d’enfants à naître. « Imagine ces enfants non désirés, laissés à eux-mêmes, élevés par des mères monoparentales et pauvres, etc. Imagine: porter l’enfant de ton violeur ! …» Qu’est-ce qui est moralement pire : ces situations et toutes les autres mises de l’avant par les avocats de l’avortement ou la mise à mort de ces enfants ? Un enfant mal aimé vaut mieux qu’un enfant tué !
Si la société ne considère pas l’avortement comme un meurtre, c’est simplement parce qu’elle a été conditionnée à ne pas le faire. On parle du fœtus comme d’une masse organique, on rappelle l’antiquité de cette pratique, on s’appuie sur sa procédure légale et encadrée, on en fait la promotion comme d’un droit vertueux acquis par de vénérables martyrs, avec des arguments utilitaristes et souvent faux, on désinforme les quelques sceptiques qui s’interrogent encore sur la moralité du geste et le tout se passe derrière les portes closes d’une salle d’avortement sans que personne ne voit les cadavres de ces milliers de bébés mis à mort qui ne pourront jamais se défendre eux-mêmes.
Si je ne pensais pas que le droit à la vie commence en même temps que la vie (puisque c’est véritablement à la conception que la vie commence), je serais sans aucun doute en faveur de l’avortement. L’utilitarisme pro-choix est plus convaincant que l’utilitarisme pro-vie. À mes yeux cependant, l’impératif moral l’emporte de manière absolue sur l’utilitarisme: il n’y a aucune raison qui puisse justifier le meurtre d’un être humain. Être le fruit d’un viol ou être handicapé ou altérer la qualité de vie de nos parents ne saurait d’aucune manière nous retirer le droit de vivre.
Il n’y a qu’une position pro-choix conséquente et c’est celle qui repose sur une conception du droit naturel à la vie dès le début de la vie. Aucune concession ne peut être faite sur ce droit. Ceux qui ont été choqués par les propos du Cardinal Ouellet n’ont tout simplement pas compris l’argument fondamental de la position pro-choix. À ces gens-là, j’aimerais poser la question suivante : Quelle différence y a-t-il entre un être humain conçu volontairement et un être humain conçu par un viol ?
J’ai beaucoup aimé ce court commentaire de Michael Coren sur la tempête médiatique entourant le Cardinal Ouellet. Abortion Debate Alive and Well
@ Pierre-Étienne.
Justement, le fédéral n’a aucun droit d’autoriser ou d’interdire l’avortement, car ça rentre dans le domaine de la santé (une compétence provinciale), mais, également, dans les valeurs de chacun de nous!!! Alors, les provinces doivent prendre le dossier de l’avortement des mains d’Ottawa et déclencher chacune un référendum chez-eux pour savoir si l’avortement doit être permis ou non dans leur province!!!!
Mais, celles qui ne reconnaîtraient pas ce droit-là, en 2010, sont vraiment réactionnaires, tout comme le cardinal Ouellet!!!
Tu n’as pas pensé que c’était peut-être causé par un manque d’éducation sexuelle à l’école, hein? À l’ère où les jeunes filles ont des relations sexuelles de plus en plus tôt (14-15 ans), on sabre dans les programmes d’éducation sexuelle à l’école!!!
Hey, you-hou!!!!
De là, c’est certainement une gang de pédophiles en soutane qui vont aller dans les écoles pour faire «l’éducation» des p’tites filles et des p’tits garçons, hein mon Pierre-Étienne???
Maudite belle éducation sexuelle, oui!!! En plus d’être contre le droit des femmes à mettre volontairement fin à leur grossesse et de dire qu’un avortement est pire qu’un viol et que la loi de Dieu est supérieure à la loi des hommes (c’est ce que l’antéchrist Benoîte XVIe siècle a dit, en excommuniant, l’année dernière, cette p’tite fille au Brésil qui a été violée par son beau-père et qui s’est faite avorter, de même que sa famille et les médecins salvateurs), la secte catholique est contre toutes les formes de moyens de contraception (pilule, condom, etc.)!!!
Elle est, également, contre les relations sexuelles avant le mariage et contre le contrôle des naissances!!! Vaut mieux vivre et crever de faim en Afrique que de contrôler les naissances et aspirer à une vie meilleure!!!
C’est une plaie qu’on ait supprimé ces cours d’éducation sexuelle (FPS, dans mon temps)!!! Moi, j’y étais et c’était très instructif!!! Sauf peut-être en secondaire 1, là où la prof nous prenait vraiment pour des cons, au point de nous montrer comment se torcher après avoir été aux toilettes!!! Donc, à 12-13 ans, si tu ne savais pas encore comment te torcher après avoir chier, la prof de FPS faisait un cours là-dessus!!!
C’était très divertissant, mais, ça, c’était vraiment une exception, car, dans mes autres cours de FPS, j’ai vraiment appris des choses, surtout quand des experts venaient nous faire des conférences à l’école, dans le cadre de ce cours!!! Dans ce temps-là, il y avait moins de MTS chez les adolescent(e)s, parce qu’on savait à quoi s’en tenir et, personnellement, quand je suivais ces cours-là, je n’avais aucunement l’impression que le gouvernement se substituait à mes parents, puisqu’ils trouvaient, eux-aussi, que ces cours-là avaient une certaine utilité!!!
Mais, bon, c’était peut-être moi, le kid du primaire et du secondaire, qui ne comprenait pas!!!!
Cette vidéo me choque. Ce sont vraiment des hystériques ces gens, à gueuler comme des timbrés. Niveau adolescence… pitoyable.
Ne t’en déplaise mon cher, c’est complètement faux. Aux ÉU, il existe une très forte corrélation entre la libéralisation de l’avortement et la diminution du crime (si on peut se fier à Freakonomics). Les premiers États à l’Avoir fait ont vu, une génération plus tard (début des années 90), une chute dramatique de la criminalité.
Nonobstant les avortements tardifs (après le 1er trimestre), pour lesquels un débat est urgent, une mère qui se fait avorter a ses raisons.
La plupart du temps, elle n’est pas prête, violée (une amie plaide que c’est la seule raison valable de se faire, et ça lui est arrivé), prise au dépourvue par manque d’éducation sexuelle (l’abstinence marche en théorie, mais en pratique nous ne sommes pas faits en bois).
Toutefois, ça ne doit pas être une moyen contraceptif. À ce sujet, je salue une initiative du Nevada (ou un État du coin), qui interdit les avortements après 21 semaines et qui exigent des tests psychologiques aux avortées-en-devenir
Janus X,
Je suis d’accord avec l’analyse de Freakonomics au sujet de la baisse de criminalité là où les minorités pauvres aux USA ont eu accès à l’avortement.
Ce ne sont pas les lois contre les armes à feu qui sont responsables de cette baisse, mais les avortements pratiqués sur une grande échelle, empêchant la « misère » de se reproduire. Le manque de jeunes (ou de relève) a fait diminuer l’incidence de la criminalité.
Cependant, je ne crois pas que le vieillissement de la population soit une panacée au devenir de l’Humanité occidentale.
P.S.: je me suis trompé dans mon commentaire d’hier: je voulais parler de grossesses et non de naissances… Sorry.
@Jean-Luc Proulx
Tu n’as pas pensé que c’était peut-être causé par un manque d’éducation sexuelle à l’école, hein? À l’ère où les jeunes filles ont des relations sexuelles de plus en plus tôt (14-15 ans), on sabre dans les programmes d’éducation sexuelle à l’école!!!
Encore une fois, si les parents font le travail de prévention (ce qui n’est absolument pas le cas aujourd’hui), je ne vois pas pourquoi il faudrait des cours de sexualité dans les écoles.
De là, c’est certainement une gang de pédophiles en soutane qui vont aller dans les écoles pour faire «l’éducation» des p’tites filles et des p’tits garçons, hein mon Pierre-Étienne???
Je ne comprends pas, dans l’extrait de mon texte que tu montres je dis clairement que c’est au parent de le faire, qu’est-ce qu’une bande d’eunuques en robe viennent faire dans l’histoire ??
Pas l’école, pas les pédos, les Parents, c’est ça mon point, les parents ne peuvent pas tous expliquer les concepts de chimie ou de physique ou de géographie ou d’histoire ou de mathématiques, c’est pour ça qu’on a des profs pour le faire. Par contre, la sexualité on est supposé être capable d’en parler avec nos enfants.
T’as jamais eu d’ado ou bien tu ne te rappelles pas ton adolescence.
La plupart des ados ne veulent rien savoir d’aborder ces sujets avec leurs parents. Ils se ferment comme des huîtres aussitôt que ça vient sur le tapis.
Et la plupart des parents n’ont aucune idée du comment aborder ces sujets sans causer de malaise. Les professionnels ont les compétences pédagogiques pour ça, comme parent je leur fait confiance, ils complètent mes propres lacunes d’enseignement.
@ Pierre-Étienne.
Et juste en bas…
Tu t’es contredit dans le même commentaire. Bravo!!! Tu l’as toi-même avouer dès le début de ton dernier commentaire (no.40): les parents ne prennent pas leurs responsabilités de parents et leurs enfants sont fin seuls pour apprivoiser le monde réel!!!!
Écoutes, les Québécois sont le peuple qui prend le moins ses responsabilités en Amérique du Nord!!!! On est tellement déresponsabilisé, on a tellement peur de s’affirmer et d’éduquer et de parler à nos enfants que le gouvernement fait des publicités pour nous dire combien c’est important de communiquer avec nos enfants!!!!
Et toi, tu crois vraiment que les Québécois sont capables de parler de la sexualité avec leurs enfants pour que ceux-ci sachent vraiment à quoi s’en tenir??? Désolé, mais je croirai à ça, quand on me prouvera que les Québécois sont capables de prendre leurs responsabilités vis-à-vis de leurs enfants et pas seulement avec des voeux pieux, mais, aussi, avec des actions concrètes!!!!
Entre-temps, si on ne veut pas garder notre jeunesse dans la décadence et dans le noir, il est impératif de ramener les cours d’éducation sexuelle (ou de FPS, peu importe) dans les écoles primaires et secondaires, comme c’était le cas dans mon temps, afin de bien leur enseigner la sexualité pour qu’ils soient bien préparés à affronter ce moment de leur vie et qu’ils sachent ce que cela fait quand on n’est pas bien protégé pendant une relation sexuelle!!!
Moi, à l’époque, mes parents m’ont parlé de ça et on avait les cours de FPS et de Biologie en secondaire 3 qui abordait un chapitre complet sur la sexualité!!! Mais, aujourd’hui, les parents ne s’occupent plus de leurs enfants, les cours de FPS n’existent plus et je ne sais même pas si le cours de Biologie a changé!!!
Les cours de FPS (si ils sont donnés par des profs compétents) sont de l’argent bien investi dans notre système d’éducation et qui serviront à nos jeunes pendant toute leur vie. Le gouvernement devrait s’excuser d’avoir enlevé un tel cours et en laissant nos enfants dans l’ignorance sur un sujet comme la sexualité!!!! Quand on n’a pas un psychique assez mature (ce qui vient avec l’âge et l’expérience), on risque de faire n’importe quoi et de ne pas trop savoir dans quoi on s’embarque et c’est un cadeau inespéré pour les pédophiles et les autres criminels sexuels (des malades entre les deux jambes)!!!
Si les parents ne s’occupent plus de leurs enfants et si il n’y a plus aucune ressource (le cours de FPS étant donné, majoritairement, par la sexologue ou par une intervenante sociale de l’école) et aucun cours à la disposition de nos jeunes pour parler de sexualité, qui penses-tu qui récupérera le trou qui aura été laissé vacant par notre propre faute, hein??? La secte catholique, bien sûr!!! Elle n’attend que ça pour faire un retour en force dans nos écoles pour nous enseigner sa «morale», comme dans le temps.
«Abstinence, pas de condom, mais viens donc ici, toi, mon p’tit garçon ou ma p’tite fille que je te montre comment faire!!!!»
Il n’y a pas de doute, je préfère largement un cours de FPS que le retour en force de la secte catholique, parce que les Québécois ont abdiqué leur rôle de parents, ouvrant, ainsi, la porte à une société dépravée qui a perdu son sens et ses repères, ce qui a permis de sacrifier une génération entière: celle qui n’aura pas connu les cours de FPS!!!
Le gouvernement du Québec a commis un crime contre l’Humanité, rien de plus, rien de moins!!!
P.S.: Pour citer les autres, copies ce que tu veux citer, cliques sur le bouton «Citation» en haut de la fenêtre où on écrit nos commentaires, colles ton truc et cliques sur «Fermer balise»!!!
Tu serais beaucoup plus facile à lire ainsi.
En ce qui me concerne, les cours de FPS donnés au secondaire avait toujours l’air d’être donné par un prof qui avait perdu à la courte paille.
Voir un prof d’anglais de 50 ans mettre un condom sur une banane c’était franchement drôle, mais je ne suis pas sur qu’on puisse classer ça comme de l’éducation sexuelle.
En fait Jean-Luc, c’est plutot toi le TROU DE CUL, un instant je t’explique…
TU es un TROU DE CUL, parce que tu m’insultes pour mes opinions, m’enlevant ainsi le droit a la dignité, tu es un TROU DE CUL!!!
Tu est un TROU DE CUL, car ce n’est en vérité meme pas moi qui légitimise ce qu’il y a de plus dégueulasse, mais c’est bien toi qui justifie le meurtre d’un bébé, pas moi , CONNARD!!!
Je n’ai jamais dit être supporteur des violeurs, ni des musulmans qui veulent le droit de violer leur femme, par contre, toi tu supportes réellement le MEURTRE de bébés!!!
TROU DE CUL!!
Ah oui, vraiment?
Pourquoi debattons nous du DROIT au broyage du foetus?
Pour le viol?
Voici ma réponse: CALVAIRE, si tu t’es fait violé tu prend la pilulle du lendemain!!! Yé ou le besoin de faire broyer son foetus de 6 semaines???
Ca serait vraiment pas grave de RECRIMINALISER l’avortement, les femmes prendraient la pilulle du lendemain, pis si elles sont trop innocentes pour faire ca, ben qu’elles endurent et le donne a l’adoption!!!
Yé ou le besoin a l’avortement? Moi je le vois pas calice! On a la pilulle du lendemain en 2010!
l’inaccessibilité aux pilules dans certains cas? la peur de la réaction des parents?
criminisaliser l’avortement est la pire erreur à commettre. voir commentaire plus haut
Moi ce que je dirais a mon amie qui s’est fait violée: « Bravo, tu as pris la pilulle du lendemain! »
Et puis au lieu de payer des avortements aux autres pays, qu’ils se payent des pilulles du lendemain!
Non, Criminaliser l’avortement est la MEILLEURE chose a faire! Cela permet de sauver en frais d’avortements, diminuer le nombre de bébés tués, de responsabiliser les femmes, d’apprendre a utiliser les moyens de contraception de notre époque : pillule contraceptive + pillule du lendemain + condom + spermicide + coit interrompu.
Toi Janus, ca te fait quoi de penser que t’aurais pu etre avorté?
Est-ce que ca réveille un ti peu ta conscience? Ou ben si ta conscience est vraiment completement régulée par le brainwash de société?
@ DG.
Je ne sais pas pourquoi, mais ton commentaire vient tellement de me faire penser à mon prof de Biologie que j’ai eu au Cégep comme cours complémentaire. Le cours comportait un chapitre sur la sexualité et le prof n’avait pas encore dépassé le stade du pipi-caca, en ce sens qu’il se mettait toujours à rigoler, à chaque fois qu’il devait dire des mots comme «cul», «pénis», «vagin», «sexe», «plaisir sexuel», «point G», etc.!!!
Méchant spécimen!!!!
@ seeds72.
Je t’ai insulté, parce que tu banalises le viol, en le mettant sur le même pied que le droit à l’avortement. Je réitère ces insultes, parce que tu confonds un foetus avec un bébé!!! Un foetus n’est pas un bébé. En fait, bien qu’il soit un être vivant, ce n’est même pas un être humain, donc il ne jouit d’aucun droit humain, point barre!!!
Ce n’est qu’après la naissance que l’on peut parler de bébés!!! C’est, aussi, pour ça que j’ai écrit que le droit à l’avortement devrait être sévèrement encadré quand le premier trimestre de la grossesse est passée, car, à 9 mois moins un jour, on ne parle plus d’un simple foetus, mais bien d’un futur bébé qui s’apprête à naître, qui s’apprête à devenir un être humain et qui, ce faisant, s’apprête à jouir de tous les droits humains: le droit à la vie, le droit à la liberté, le droit au bonheur, etc.!!!
Si les parents (car, après la naissance, le père a son mot à dire, la mère ne peut plus agir seule) ne veulent pas du bébé qui vient de naître, là, ils peuvent avoir recours à l’adoption, MAIS ILS NE PEUVENT PAS LE TUER, CAR C’EST DEVENU UN ÊTRE HUMAIN AVEC TOUS LES DROITS HUMAINS, BON!!!!
J’espère que c’est bien clair, ça!!!!
Pour ce qui est de ton fantasme de voir l’avortement être recriminalisé, ce ci est d’une telle stupidité digne du plus grand des réactionnaires que cela se passe, littéralement, de commentaires!!!!
L’extrême-droite, cher libertarien dans l’âme, n’est pas le libertariannisme et elle ne le sera jamais!!!!
C’est justement la qu’est le débat!
C’est ce qu’on questionne, a-t-on le Droit de lui ENLEVER des droits humains?
Si tu frappes une femme enceinte et tue le bébé, pourquoi serait tu accusé plus fortement que si tu avais donné une claque dans le visage d’une femme?
C’est évidemment de la merde ces paroles d’enlever le droit a l’etre humain qui est dans le ventre! Quelle erreure de jugement!
C’est effectivement un bébé, car la naissance n’est que la sortie du bébé, es-tu capable de comprendre cela?
Quelle différence entre le bébé 30 secondes avant sa sortie du corps de la femme et sa naisance?
Effectivement la seule différence est la dependance physique au corps de la femme!
Donc je viens de prouver que tous tes dires sont MENSONGES.
C’est effectivement un BÉBÉ, et il a donc les droits d’un etre humain! C’est pourquoi tout libertarien devrait etre Pro-Vie et donc Pro responsabilisation.
Comment expliquez-vous que vos modèles de liberté, Alberta et USA sont Pro VIE?
Qu’on arrive vers Calgary par la Transcanadienne et qu’on y trouve un grand panneau exprimant que l’avortement est un meurtre?
Pensez-vous que l’Alberta si elle aurait le pouvoir de choisir au sujet de l’avortement la criminaliserait ou au minimum ne la financerait pas du tout?
L’extreme droite est LIBERTARIENNE, que tu le veules ou PAS!!! Cher intolérant d’opinion des autres!!!
Je continue la réflexion:
Si tu sors le foetus du ventre de la mere a 2 mois, es-il un bébé?
Si tu broies le foetus de 2 mois dans le ventre de la mere c’est un avortement pour le bien de la mère, mais si tu sors le foetus du ventre de la mere a 2 mois, et qu’ensuite tu le broies, c’est un meurtre??
Toute personne intelligente ayant bien lu ma reflexion comprend que la logique du « foetus n’égale pas bébé, on peut tuer un foetus, il n’a aucun droit puisque dans un ventre » est complement IDIOT!!!
Bébé sorti apres 5 mois dans le ventre
Donc on peut considérer tout foetus de 5 mois comme étant un bbébé et ayant les droits humains selon votre logique qu’il n’est rien vu qu’il est dans un ventre?
l’ennui, c’est que les endroits ou il y a les plus hauts taux d’avortements et de grossesse non désirée, on enseigne mal les moyens de contraceptions (particulièrement dans les endroits très pratiquants). L’avortement est une béquille, pas une prothèse.
pour répondre à ta question : j’étais complètement planifié. Et avec des si, on mettrait paris en bouteille
j’ai hâte de voir quel futur il aura, cet enfant.
ma position est nettement plus rationnelle. TU a le cerveau lavé parce que tu es 100% opposé à un point de vue opposée
@ seeds72.
Bon, résumons un p’tit peu!!! Créationniste, anti-évolutionniste, truther, birther, ultra-catholique, pro-vie, puritain, pro-viol, raciste, mysogine, fasciste (il se dit à l’extrême-droite, alors), en plus d’être clairement paranoïaque et réactionnaire!!!!
Bon, ben, il paraît que ça existe au Québec!!!! Il ne manque pas grand chose pour que l’on puisse parler de redneck.
Tu es vraiment une joke ou un personnage, toi!!! Vas-y, continues de même, mon gars, tu montres le vrai visage d’une certaine droite sociale et surtout religieuse que j’exècre au plus haut point!!!!
Au fait, je te signale qu’il te manque encore des positions homophobes, anti-immigrants, anti-liberté, anti-choix, anti-démocratie et pro-théocratie, si tu veux scorer encore plus de points dans le droitomètre à la Marc Ouellet!!!!
Je me cite (commentaire no. 12):
L’Alberta et les États-Unis ne sont pas pro-vie. L’Alberta et les États-Unis permettent à leurs citoyens de débattre du droit à l’avortement, et ce, en tout temps. Il n’y a pas une chappe de plomb sur ce genre de débat-là, comme c’est le cas au Québec!!!! Les gens sont libres de critiquer les législations actuelles sur l’avortement ou de les défendre, c’est selon leur point de vue sur cette question!!!! Mais, le débat public sur cette question-là reste ouvert et ça, je dois admettre que c’est sain dans une démocratie de permettre ce genre de débat d’éthique fortement épineux!!!!
Tu n’es qu’un gros porc mysogine qui félicite les victimes de viol, quand il en croise!!! C’est la dernière chose que l’on doit dire à une victime de viol, sombre idiot!!! Tu es vraiment un haineux radical qui déteste les femmes à un point tel de participer à leur oppression et d’encourager cette oppression, surtout chez les victimes de viol et, ce faisant, tu fais le lit des fémi-fascistes!!!! Voilà ce que tu es, seeds72!!!!
Tu as vraiment une moralité de cul. Étrange, pour un si grand catholique, la secte de la «moralité humaine» à toute épreuve!!!! Je t’inviterais à revoir un concept libertarien que tu as, sans doute, oublié avec le temps, ça s’appelle la dignité humaine, pauvre truffe!!!
Certaines femmes n’ont pas accès à la pillule du lendemain et elles ne peuvent, donc, pas en prendre, que ce soit par peur de la réaction des parents ou parce que ça ne concorde pas avec leur système!!! Les anorexiques et les boulimiques ne peuvent pas prendre la pillule, car leur maladie fait en sorte d’annuler ses effets ou de les rendre encore plus malade. J’ai vu ça en FPS en secondaire 3, mais je ne m’en souviens plus!!!! Il faut dire que le secondaire 3, pour moi, ça fait un bail que je l’ai fait, alors!!!!
Mais, je suis sûr de ce que je dis!!! Une anorexique et/ou une boulimique ne peut pas prendre la pillule du lendemain. D’ailleurs, elle ne pourrait même pas se faire prescrire ce genre de pillule. Donc, si elle se fait violer, elle ne peut pas prendre la pillule et, si elle tombe enceinte de son violeur, ben, elle n’a pas 36 solutions, si elle ne veut pas souffrir!!!! C’est l’avortement ou le risque de mourir!!!!
Je me recite (commentaire no. 36):
Les provinces feraient bien ce qu’elles veulent du droit à l’avortement, car elle seraient chez-elles, mais, si elles disaient NON à ce droit, j’aurais le droit de critiquer cette décision que je trouverais tout à fait réactionnaire, en 2010!!! Capiche???
Tu n’as rien prouvé du tout. Tu as juste écrit une opinion indéfendable que je ne partage absolument pas, d’où ce débat!!!!
Une chose est sûre, c’est que tu n’es vraiment pas un libertarien!!!
Un foetus est un foetus!!! Qu’un foetus soit dans le ventre ou à l’extérieur du ventre de la mère, celui-ci restera toujours ce qu’il est: un foetus, c’est-à-dire un être vivant pas encore développé pour être considéré comme étant un être humain (donc, pour être considéré comme étant un bébé) jouissant de tous les droits humains inaliénables à tous les êtres humains!!!!
Donc, si la mère demande d’en finir et si le premier trimestre n’est pas encore passé, les médecins doivent obéir à la mère, car c’est sa décision à elle et pas celle des autres, puisque c’est son corps, point barre!!!!!
@Jean-Luc Proulx
Il n y a pas contradiction dans ce commentaire, je fais seulement le constat que les parents ne prennent pas leurs responsabilités ce qui ne contredit nullement le fait que je pense qu’ils doivent les prendre.
Si les québécois ont abdiqué dans leur rôle de parent c’est parce que le gouvernement leur a donné l’occasion de le faire en leur faisant croire qu’ils pouvaient faire la job à leur place.
Si les parents ne sont pas encore convaincus du contraire on a un problème beaucoup plus sérieux que les grossesses non désiré ou les curé pédophile sur les bras.
Une chose est sure: Que l’on soit pour ou contre l’avortement, cela provoquera toujours un débat passionné où les pour et les contres vont s’affronter et si les radicaux ne sont pas tenu en laisse, le débat dérape (ie les attentats contre des cliniques d’avortements et/ou le meurtre de médecins pratiquant des avortements)
Ultimement, la décision d’avorter ou pas doit revenir qu’a une seule personne: la femme qui est enceinte. Elle seule peut prendre la décision et vivre avec les conséquences de sa décision. Les deux camps (pro-vie et pro choix) tente uniquement d’imposer leurs valeurs sur un sujet qui est strictement personnel.
Complètement d’accord. On parle bien du droit à l’avortement, et non d’une obligation, c’est à l’individu concerné que revient d’exercer ce droit ou non, selon ses propres valeurs. A mon avis c’est bien là le crédo des « pro » avortements.
Les anti te répondront que c’est comme donner un droit au meurtre, d’où tout ce débat sur la vie, quand ça devient un être humain, etc. Ce sont des objections que je comprends, mais alors à eux de convaincre les gens de ne pas avorter plutôt que d’interdire cette pratique.
Voilà pourquoi il faut que ces cours soient donnés par des sexologues, comme dans mon temps (années 70-80).
Le problème du débat sur l’avortement, c’est qu’une bonne partie des arguments des pro-vie repose sur un aspect religieux. Quand on te dit que c’est contraire à la loi naturelle, que la vie est sacrée, etc., etc. Ben c’est ça: tout est dit. Donc, on ne peut pas. Assez dogmatique.
L’enjeu de l’avortement a toujours été délicat, car il est question de la liberté de la femme de disposer de son corps comme elle l’entend. C’est ce qui doit expliquer l’actuelle virulente réaction des pro-choix à l’égard des propos du cardinal Ouellet.
Désolé mais les deux partis sont dans le tort!
Quand les Pro-choix disent que la femme peut disposer de son corps comme elle l’entend, et bien non! Si un foetus a eu le temps de se former, l’avortement est un meurtre. Point barre!
Même Morgentaler (cité par la féministe pro-choix modérée Lysianne Gagnon) aurait dit qu’à un stade avancé de la grossesse, il n’aurait pas pratiqué d’avortement car le foetus serait devenu humain!
Par contre, les pro-vie disent que le foetus est un humain sitôt la fécondation quand il n’est encore qu’un amas de gélatine!
Pourquoi ne pas s’en remettre à la science qui peut déterminer à quel stade le coeur ou le cortex célébral se sont formés et de rendre criminel l’avortement suivant ce stade?
Avant ce stade, l’avortement serait légal (mais de grâce pas gratuit!) peu importe la raison (viol, condom brisé etc…).
Ce débat, c’est vraiment le choc des démagogies!
Ce qui est ironique c’est que tu ne vois même pas que ta vision du monde est aussi religieuse que la mienne. Interpréter le monde sans référence à Dieu est une vision religieuse du monde qu’on appelle l’athéisme.
l’athéisme n’a ni livre sacré, ni but ultime, ni début surnaturel. Ce n’Est donc pas une religion
Cette absence de transcendance est plus inquiétante que le contraire… Je crois que ton concept de religion est un peu trop limité.
L’athéisme n’est évidement pas religieux à proprement parler puisque, par définition, il rejette la religion. Par contre, l’athéisme est également dogmatique que la religion. C’est-à-dire qu’il adhère à un certain nombre de postulats logiques qu’il ne remet pas en question.
Tu dis que c’est une valeur dogmatique de croire que la vie commence à la conception. En quoi est-ce moins dogmatique de croire qu’elle commence à la naissance? Durant des millénaires (durant toute l’antiquité), les pères avaient droit de vie ou de mort sur leurs fils jusqu’à ce qu’ils commencent leur service militaire et sur leurs filles jusqu’à ce qu’elles se marient. Les gens de cette époque nous diraient que la norme humaniste moderne selon laquelle on ne peut pas tuer nos enfants nés est un dogme religieux…
Sans référence à l’absolu, il n’y a effectivement pas d’argument pour dire que la vie commence à la conception. Cependant, sans référence à l’absolu, il n’y a en fait aucun argument pour dire que tout être humain a le droit de vivre. Il y a certainement de bons arguments contre les pro-vies, mais celui du dogmatisme n’a aucune validité.
Pardon d’arriver si tard dans le débat mais pour ma part, j’ai beaucoup apprécié le travail de Patrick Lagacé dans ce dossier. Prétendre que l’avortement est criminel même en cas de viol est tout simplement abjecte et mérite d’être fermement condamné. Ce peut-il que l’on puisse manquer de compassion au point de vouloir forcer une femme à mener un bébé à terme, un bébé conçu dans la haine, dans la violence, dans le mépris le plus complet ? Cela n’est certainement pas chrétien ni charitable. Cela est mal.
« abject » et « Se peut-il »
@ Jean Luc Proulx
T’est vraiment un grand trou de cul, tu mérites de te faire insulter a chaque opinion que tu émets, grosse vache sale.
TU parles comme si t’étais le Pape et que u me connaissais, et bien la plupart des choses que tu dis sur moi sont fausses, bien surpour un esprit limité comme toi c’est difficile d’accepter le point de vue des autres.
Je suis pas catholique Calice, ca fait 2 fois je te le dis!!! Je me suis fais DÉBAPTISÉ !!
L’église catholique est une piece de merde!
Et le tuer est vertueux et charitable ? Quelle différence y a-t-il entre un être humain conçu par un viol et un être humain conçu par l’amour de ses parents ? C’est uniquement parce que tu n’acceptes pas la prémisse de départ, à savoir que le droit à la vie débute avec la vie, que tu considères qu’il y a une catégorie d’avortement acceptable. Tu regarde le problème exclusivement du point de vu de la mère. Qu’en est-il de l’enfant ?
La rhétorique sentimentale peut toucher nos sentiments, mais dans ce débat il faut garder la tête froide. Ce n’est pas la façon dont la vie vient à l’existence qui lui donne sa valeur et sa légitimité, car la vie a une valeur intrinsèque. Tu acceptes la validité de ce dogme à partir de la naissance. Pourtant, on est vivant même avant de naître; c’est donc très arbitraire d’attendre la naissance pour reconnaître à la vie une quelconque valeur.
Par religion je voulais dire l’ensemble des croyances et des dogmes qui définissent le rapport de l’être humain face à l’existence, sans référence nécessaire à la divinité ou au surnaturel. J’inclus donc l’athéisme dans cette définition. Le reste de ton commentaire explicite exactement ce que je voulais dire.
FAUX, c’est plutot de disposer du CORPS D’UN AUTRE!!!
Tout comme un jumeau siamois qui tuerait son jumeau, il ne disposeraitpas de son propre corps, mais de celui d’un autre…
Tout comme la femme enceinte qui est LIÉ a un foetus , et non pas que l’autre partie est une merde a disposera volonté.
Voila ton mensonge Jean Luc, tu te contredit avec ta logique qui fait échec.
Tu apelle ca tuer son foetus quand ca fait tonaffaire (cas d’une tierse personne frappant la femme enceinte) et tu apelle « disposer de son propre corps » la femme qui tue son foetus.
Tu es un imbécile!!
On peut croire en Dieu sans croire en la religion. C’est mon cas.
L’enfant n’a pas encore vécu, il ne connait pas l’amour, la passion, l’espoir… La mère oui.
La vie de la mère a plus de valeur à mes yeux que celle d’un foetus qui n’a jamais respiré à l’air libre.
la mère est généralement assez ludice pour savoir qu’elle ne pourra pas bien subvenir à son enfants. LEs 30M d’enfants qui ne sont pas nés depuis les années 70 ont dramatiquement fait chuté la criminalité.
Pour ce qui est de l’adoption : les tourments psychologiques doivent être terribles pour la mère…
R.B.
La vie n’est pas sacrée, où vas-tu chercher ça? Tu donnes beaucoup trop d’importance à l’espèce humaine. Nous ne sommes que des singes qui écrivons des livres et qui envoyons des objets dans l’espace. Et pour ça nous nous croyons au-dessus de tout. Quelle arrogance.
L’humanité n’est qu’une grosse fourmilière. Si demain tous le participants de ce blogue mourraient, ça ne ferait pas un pli sur la poche de l’humanité, qui continuerait à tourner comme si rien n’était. Seuls nos proches auraient de la peine. Mais ils finiraient par faire leur deuil et la vie continuerait. La grande fourmilière humaine ne verrait pas la différence.
L’humain n’est pas si important qu’il le croit. Suffirait d’une simple secousse solaire pour l’anéantir à jamais et effacer toute trace de son passage dans l’univers.
La seule chose censée pour lui est de profiter du moment présent. Le reste c’est du vent.
Et, parmi les enfants nés, les parents pourraient en tuer d’autres millions pour faire chuter la criminalité encore plus.
Encore une fois, le débat est uniquement sur cette question: est-ce que la vie commence à la conception ou à la naissance?
De quoi tu parles « rhétorique sentimentale » ? On parle de femmes qui tombent enceintes après avoir été violées, ici. On ne parle pas de rhétorique sentimentale mais d’un crime abject.
R.B., sauf ton respect, je ne suis pas intéressée à recommencer ce débat avec toi. On a déjà fait le tour l’année passée et on sait tout les deux que sur ce sujet, malheureusement, on ne s’entend pas. Ma position n’a pas vraiment changée par rapport à l’an passé et la tienne non plus je crois. Impossible pour toi et moi d’avoir une discussion censée sur ce sujet sans médiateur. Sylvain je crois était arrivé à trouver un terrain d’entente entre ta position radicale et la mienne, plus modérée.
Bonjour J.Voyelle
Je ne désire pas relancer le débat sur la légalité de l’avortement car je n’y suis pas motivé et car, comme toi, je crois que ce serait vain. Cependant, il me semble que ce cas particulier du viol met en lumière l’aspect moral de façon poignante. Pour faire valoir l’autre point de vue, je te propose un scénario fictif mais (malheureusement) réaliste :
Une femme se fait violer et elle tombe enceinte. Pour des raisons qui lui sont propres, elle décide de garder l’enfant et elle accouche d’une petite fille. Cette petite fille devient une jeune femme. En grandissant, elle apprend que son père a violé sa mère, et que c’est ainsi qu’elle est venue au monde. Elle en souffre beaucoup mais elle réussit à surmonter cette réalité et à mener sa vie sainement, et elle devient ton amie proche. Malheureusement, elle aussi est violée et tombe enceinte. Désemparée, elle vient te demander conseil pour savoir si elle devrait se faire avorter. Que lui réponds-tu? Si tu lui réponds que l’avortement serait préférable, comment lui justifies-tu que le fœtus qu’elle porte ne devrait pas venir au monde?
Je te ne pose pas ce scénario comme un piège rhétorique mais seulement pour illustrer le fondement moral de l’argument pro-vie. Aussi abject que soit le crime du violeur (crois-moi, je le condamne au moins aussi vivement que toi), aussi horrible que soit la souffrance de la mère, l’être humain qui est ainsi conçu est innocent. Tu peux juger qu’un fœtus n’est pas un être humain et, justement, tout le débat sur l’avortement est là : est-ce qu’un fœtus est un être humain. Dans la mesure où le cardinal Ouellet croit qu’un fœtus est un être humain innocent, ne serait-il pas complètement immoral de sa part de soutenir l’opinion qu’il doive être éliminé à cause des circonstances de sa conception?
Le problème avec le cardinal Ouellet – et des pro-vies les plus radicaux – est que, face à la situation où une femme violée se fait avorter, il voudrait qu’elle et son médecin soient emprisonnés. Il veut que sa condamnation morale soit secondée d’une punition légale. En ce qui me concerne, j’estime que la société n’a pas l’autorité pour emprisonner une femme qui fait un tel choix – et je crois que c’est éthiquement inapplicable de toute façon – mais jamais je n’encouragerais une femme à se faire avorter, peu importe les circonstances : pas plus que je n’encouragerais quelqu’un à se suicider même si sa vie n’est que souffrance. La vie est souvent difficile – pour certains, elle l’est beaucoup trop – mais le renoncement est toujours tragique et, lorsqu’on incite le renoncement de la vie d’autrui, il est toujours immoral. La facilité avec laquelle on accepte qu’une femme se fasse avorter simplement pour ne pas nuire à sa qualité de vie est ce qui fait en sorte que, lorsqu’on considère le cas d’une femme violée, on perçoit l’opinion pro-vie comme un outrage. Pourtant, si notre sensibilité morale n’est pas monopolisée par les gens dont la souffrance est exprimée à haute voix, l’outrage peut se vivre réciproquement…
@ Rabat Joie.
C’est exactement ce que j’ai dit plus haut!!! Le docteur Henry Morgentaler refusait de pratiquer un avortement après le premier trimestre. Passé la date du premier trimestre, le droit à l’avortement devrait être solidement encadré!!!!
La femme ne peut pas avorter n’importe quand quand bon nous semble durant sa grossesse, car, après le premier trimestre, le foetus a eu le temps de se développer et de prendre la forme d’un être humain, et, surtout, à 9 mois moins un jour, on ne parle plus d’un simple foetus, mais bien d’un futur bébé qui s’apprête à naître, qui s’apprête à devenir un être humain et qui, ce faisant, s’apprête à jouir de tous les droits humains: le droit à la vie, le droit à la liberté, le droit au bonheur, etc.!!!
C’est pour ça que le débat sur l’avortement est important, afin de régler une bonne fois pour toute le problème des avortements tardifs qui donne tant de munitions aux crackpots comme seeds72 et R.B.!!!!
@ seeds72.
Si les jumeaux sont nés, c’est un meurtre!!!! Mais, bon, ça dépend si les jumeaux avaient l’âge de raison pour que le jumeau qui a tué son frère puisse être poursuivi en justice!!!
Je ne réponds pas à tes insultes. Le fait que tu m’insultes à tour de bras démontre bien ton manque de recul vis-à-vis la foi que tu professes!!!!
@ Julie Voyelle.
Ben, voilà!!!!
Tout à fait d’accord avec vous, chère pro-choix modérée!!!!
@ Pierre-Étienne.
Le manque d’une bonne éducation sexuelle à laquelle les jeunes ont droit, nous dit la sexologue-clinicienne Marie-Paul Ross, a des conséquences majeures au niveau de la santé physique, psychique et sociale, puisqu’il y en a une éducation sexuelle: c’est la pornographie et les jeunes qui ne reçoivent pas d’autres choses vont finir par croire que c’est ça, la sexualité!!!
http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/regional/archives/2010/02/20100203-090549.html
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/actualites-nationales/201005/20/01-4282431-rapport-les-infections-transmises-sexuellement-toujours-en-hausse.php
Tout comme le cardinal Ouellet (qui ne recueille l’appui que de 5% de la population québécoise pour ses propos anti-avortement et mysogines), tu es bien seul dans ta gang, mon Pierre-Étienne!!!!
L’éducation sexuelle à l’école, c’est une question de vie ou de mort!!!! C’est, absolument, épouvantable qu’il n’y ait aucun étudiant qui sache réellement ce qu’est une MTS, quand il va voir un professionnel!!!! Je t’inviterais à aller voir le reportage du Téléjournal de Radio-Canada de ce soir pour t’allumer un peu l’esprit.
Ça fait 5 ans qu’on a aboli les cours d’éducation sexuelle à l’école et on s’apperçoit, de plus en plus, qu’on a sacrifié une génération au grand complet sur l’autel de cette société dépravée que nous avons construite!!!!
C’EST UN CRIME CONTRE L’HUMANITÉ, TABARNAC!!!! ON S’EST SERVI DE LA NAÏVETÉ DE CES JEUNES, EN LEUR FAISANT MIROITER LE NIRVANA EN ÉDUCATION AU QUÉBEC, LE TOUT EN LEUR DISANT QUE L’ÉDUCATION SEXUELLE SERAIT ABORDÉE ICI ET LÀ DANS TOUTES LES MATIÈRES, MAIS, CRISSE, ON N’EST MÊME PAS FOUTU DE LEUR EXPLIQUER C’EST QUOI UNE MTS ET DE LEUR DIRE LES NOMS DES DIFFÉRENTES MTS, DE MÊME QUE LEURS SYMPTÔMES, CALICE!!!!!
On les a sacrifié en les gardant ignorants sur la vie et on les a crissé dans la jungle de la vie. C’est quasiment un viol, car on leur a volé l’opportunité de connaître des réponses à leurs questions et dont les parents n’ont pas les réponses, sans compter que l’on aurait pu les instruire sur ce qu’ils ignoraient de la sexualité, alors qu’ils n’ont jamais osé demandé ça à leurs parents ou aller cogné à la porte du bureau d’un professionnel pour le savoir!!!!
C’est criminel, le gouvernement du Québec n’avait aucun droit de sacrifier une génération entière, pour nourrir son orgueil mal placé, concernant l’application intégrale de cette calice de réforme scolaire bâclée qui a été abandonnée partout où elle a été appliquée dans le monde!!!!!
Et les cours d’ECR donnent le coup de grâce à ces jeunes en leur entrant le socio-constructivisme multiculturaliste et les idées de la Mère Térésa des pauvres dans la tête!!!
Il y a des jours où je tuerais, rien qu’à penser à la perdition de notre système d’éducation, à la perdition de notre société, à la perdition de notre jeunesse et, donc, à la perdition de notre peuple!!!! «Merci», John-James Charogne!!!!
Pourquoi un de mes commentaires n’a pas passé???
Bonjour Sylvain, je n’ai pas le temps d’élaborer ce matin mais je peux t’assurer que jamais je ne vais conseiller à quelqu’un de se faire avorter – à moins bien entendu que l’avortement ne soit motivé par une recommandation médicale pour raison de santé -.
En contre partie, jamais je ne vais conseiller à quelqu’un de porter son bébé à terme pour quelque motif que ce soit, considérations morales, religieuses, économiques, légales ou autres. Si une femme vient me demander conseil dans le contexte spécifique que tu me décris, je considère que mon rôle est de demeurer le plus neutre et empathique que je puisse et faire en sorte que la femme prenne la meilleure décision pour elle et par elle-même.
En ce qui me concerne aussi.
C’est effectivement ici que se trouve tout l’enjeu du débat. La complexité du débat ne vient pas de la difficulté à répondre à cette question; car il est évident que la vie humaine commence avant la naissance, il faut être idiot ou volontairement aveugle pour en douter. La complexité du débat vient de ce que les pro-choix veulent avoir le beure et l’argent du beure; ils veulent pouvoir tuer l’enfant sans que ce ne soit un meurtre.
Les pro-choix savent très bien que l’instant où ils admettent que le droit de vivre débute en même temps que la vie ils perdent le débat. C’est pour cette raison qu’ils font tout pour éviter de répondre à cette question en tentant de l’éclipser avec d’autres considérations. Mais lorsqu’ils sont au pied du mur et doivent se prononcer sur cette question, ils tergiversent, font la langue de bois et toutes sortes de gymnastique intellectuellement douteuse pour ne pas avoir à répondre (remarquez qu’Obama ne répond pas, contrairement à McCain).
Vous voulez préserver « le droit » à l’avortement, ayez au mois l’honnêteté de dire ce qu’est l’avortement : la mise à mort d’une vie humaine avant sa naissance. Vous avez le droit de penser que cette mise à mort est moralement justifiable pour toutes sortes de raison, mais ne venez pas me dire que l’avortement est moins ou autre chose que la mise à mort délibérée d’une vie humaine. Penser le contraire c’est de l’hypocrisie. Assumez les conséquences éthiques et spirituelles du point que vous défendez !
R.B.
Pas de trouble avec ça. Pour moi tuer un humain qui n’a pas encore respiré à l’air libre est, dans certaines circonstances, moralement justifiable.
Je comprends ta position : c’est celle de la prudence. Seulement, je crois que la prudence n’est pas toujours vertueuse. Si une personne vient te demander conseil, c’est en partie pour avoir ton empathie mais aussi pour bénéficier de ta sagesse, ce que tu lui refuses en restant neutre. En refusant de te prononcer, tu t’assures de n’avoir aucune responsabilité morale dans la décision qui s’ensuivra mais, justement, tu te désistes de cette même responsabilité que ton amie désire partager avec toi. Dans la réalité, il est très rare que nous prenions des décisions sans être influencés par autrui. Je ne dis pas ça péjorativement : une personne qui prend ses décisions de façon absolument autarcique manque de bon sens. Une personne sensée sélectionne quelques individus auxquels elle fait confiance et elle considère leur avis lorsque vient le moment de prendre des décisions importantes. Je crois que c’est particulièrement vrai dans le cas de l’avortement. Je ne dis pas qu’il faut imposer nos choix à nos amis, je dis que, si tu ne te ferais pas avorter à leur place (sauf pour des questions de santé), il serait bénéfique pour tes amies qu’elles le sachent : ainsi, si jamais elles font face à ce dilemme, elles pourraient considérer la conclusion de ton expérience et de tes réflexions dans leurs propres réflexions.
Mais il n’est pas également évident que la vie humaine commence à la conception. J’ai souvent entendu des pro-choix dire que, pendant les premières semaines de la grossesse, le fœtus est une forme de vie qui s’apparente plus à une crevette qu’à un être humain. Je ne suis pas d’accord avec cette analyse, mais en tout cas ça exclue le caractère « évident » de la chose.
Un débat sur deux fronts… on devrait rediriger notre conversation de Facebook ici, on ménagerait nos efforts.
La vie humaine est loin d’être très élaborée au moment de la conception, il s’agit néanmoins du commencement. Il y a un lien irréductible entre l’individualité d’une existence et la conception. Chercher une autre cause et une autre origine que la conception pour faire débuter la vie, et par conséquent le droit à la vie, n’est qu’un prétexte pour justifier l’avortement.
http://www.youtube.com/watch?v=O2l1-kvKomg&feature (le développement de la vie de la conception à la naissance)
Je suis donc idiot. Argumentation pas très surprenante venant de la part d’un religieux. C’est d’ailleurs tout le problème de l’endoctrinement religieux: la raison, c’est « parce que ». Y’a pas plus d’explication que ça. Tu te soumets et séssakiéssa. 2-3 bonzes à calotte rouge déterminent de façon aléatoire, selon leurs conviction des dogmes et hop, on les impose au reste du troupeau. Grand merci, mes parents ont botté grands coups de pied l’establishment religieux québécois. Qui sont-ils au nom d’un soit disant Dieu pour nous imposer ce qui devrait être juste et bon? L’État et la religion poursuivent le même combat: contrôler ma vie.
Le droit de vivre commence lorsque tu es un être à part et complet. C’est ma définition. Interrompre la croissance d’un feotus n’est donc pas une mise à mort, encore moins celle d’un humain.
Conséquence spirituelle? Arf!!!
Conséquence éthique? Re-arf arf!
Je dors très bien chaque nuit.
Tout ce débat récurrent me rappelle celui des Témoins de Jéhovah et de leur histoire des transfusions sanguines. La première raison de l’interdit en est bien évidemment une religieuse. Mais pour se justifier, ils tentent de s’appuyer sur des faits scientifiques. J’ai toujours trouvé ça drôle de leur part d’essayer de justifier leurs dogmes religieux par de la science. Jusque dans une certaine limite (parce qu’il y a des nuances à faire – rien n’est tout blanc, rien n’est tout noir), les pro-vies me rappelle cette attitude.
@ dolcevita
Donc avant de naître on n’est pas vivant ? Tu es effectivement idiot.
Tu peux croire que la vie n’a pas de valeur avant la naissance, mais tu ne peux pas croire qu’elle ne commence pas avant la naissance. Un enfant dans le ventre de sa mère est vivant. S’il est vivant, pourquoi n’a-t-il pas le droit à la vie avant de naître alors qu’il est déjà vivant ?
Les gens sont moins touché tout simplement parce qu’il juge que le foetus n’a pas conscience ni de son existence ni de sa mort.
Tout comme beaucoup de gens préfèrerait mourir durant leur sommeil plutôt qu’éveillé, conscient de leur départ, et surtout souffrant.
Enlever la vie à une entité qui n’en a pas encore goûter les plaisirs, est plus acceptable pour les gens.
Question pour R.B. et cie, le jour qu’on pourra extraire le foetus sans le tuer pour le faire incuber en laboratoire ou dans le corps d’une autre femme, accepteriez-vous ça?
De plus, seriez-vous prêt à accepter qu’on libéralise la pilule anti-conceptionnelle et du lendemain afin de permettre la vente sans prescriptions dans les dépanneurs et tout bons magasins?
Ça éviterait bien des avortements, non?
Une réponse serait appréciée…
À première vue je ne vois pas de problème fondamental à cette solution pour remplacer l’avortement. Il est évident cependant qu’une telle science révolutionnerait l’enfantement… y aurait-il des conséquences dommageables ? Je l’ignore. Certains progrès technologiques sont formidables, mais lorsque l’homme veut devenir Dieu il y a du danger.
Je ne suis pas contre la contraception (je suis protestant). La sexualité n’a pas pour unique but la reproduction. Qu’on vende la pilule au dépanneur est similaire à la vente de condom. Par contre, la pilule du lendemain n’est pas un contraceptif, mais un abortif.
Merci de ta réponse R.B, tu prouves que les protestants sont pas mal plus ouverts d’esprit que les cathos
Si j’avais à choisir une religion, ce serait protestante sans l’ombre d’un doute. Elle pas mal plus pro libre-marché
J’espère que le petit haineux conspirationniste du nom de Jean-Luc Proulx va faire la différence un jour entre les catholiques et les protestants
Oui c’est tellement plus facile de passer sur une table d,opération, avec un professionnel qui fait la sale job a sa place et ce GRATUITEMENT!!!
Voici pourtant des symptomes aussi importants pour celles qui se font avorter, symptomes que ÉVIDEMMENT elles n’en sont pas informées, car de manière idiote le seule et unique facteur de décision est: « Le veux-tu le bébé? »
Je crois aussi que la pilulle du lendemain pourrait sauver bien des avortements, et donc beaucoup d’argent vu qu’un avortement est 1000$ et cela désengorgerait un peu le systeme de santé et on cesserait de payer pour cela dans le meilleur cas ou l’avortement ne serait pas gratuit.
Mon cher Sylvain, ma sagesse, j’estime qu’elle réside justement dans le fait de ne pas me positionner à la place de cette amie. Et de toute façon, j’en serais incapable : c’est elle qui porte ce fœtus suite à une agression, pas moi.
De plus, si c’est mon amie, c’est qu’elle me connaît et sait qu’en venant me voir, jamais elle n’entendra de moi « je crois que tu devrais te faire avorter » ou « je crois que tu devrais porter l’enfant à terme ».
Honnêtement, j’essaierais d’évaluer l’option qui pourrait être psychologiquement le moins dommageable pour elle. Je procèderais notamment par questionnement socratique. J’essaierais d’amener mon amie à réfléchir à toutes les possibilités/questionnements/dilemmes qui pourraient éventuellement se présenter à elle (tant au plan psychologique, social, légal ou moral).
Si elle décide finalement d’avoir le gamin ou la gamine, ce sera son choix à elle et quand il sera là, j’aimerai et prendrai soin du bébé comme si c’était le mien. Si elle décide que c’est préférable d’avoir un avortement parce que ce sera trop difficile de porter l’enfant à terme, ce sera son choix à elle que je respecterai à 100%.
Le plus important pour moi sera que mon amie ait l’assurance que quelque sera sa décision, je la respecterai et ne la jugerai pas.
Lagacé et Cie n’ont pas fait montre d’une argumentation rationnelle. Voici une argumentation sensée
Marilyn Paris, une illustre inconnue de 25 ans, défend la position du Cardinal (Publié sur Pour une école libre au Québec)
Partie 1
Partie 2
Bravo Marilyn !
Marilyn Paris dans la fosse aux lionnes chez Christiane Charette avec Josée Legeault et Nathalie Petrowski.
http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/ChristianeCharette201005210905_2.asx
J’ai mis sur DVD l’interview de Marilyn Paris pour être plus confortable lors de l’écoute. Madame Paris, bien qu’elle ne soit pas elle-même avocate et qu’elle soit deloin plus jeune que son adversaire, met facilement en boîte l’avocate pro-choix qui tente de la contredire. Amusant. La très grande intelligence et la logique de madame Paris transparaissent partout, ce qui n’est pas le cas de la vieille avocate (et dire que je suis avocat moi-même, eh misère!).
Quand elle affronte les vieilles sorcières outremontaises que sont Charette, Petrowski et Legault, madame Paris s’en tire également très bien. Le pathos de la mère Legault y est ahurissant d’imbécillité.
Oh, je ne doute pas que l’écoute active soit la « spécialité » de ta sagesse. Seulement, il me semble qu’il y a quelque chose d’ambivalent avec ton approche. Tu dis que tu te soucierais surtout de minimiser ses dommages psychologiques. S’il y a des dangers qu’elle subisse des dommages psychologiques, c’est qu’elle risque de faire quelque chose de mal (d’un côté et de l’autre, autrement il n’y aurait pas de dilemme). Le mal qu’elle peut faire en donnant naissance est évident : mal élever un enfant qu’elle n’aurait pas la force d’élever. Quel est le mal qu’elle peut faire en avortant? Si on peut causer du mal en avortant, c’est qu’il y a une victime. Si l’enfant à naître est la victime, un avortement constitue sa mise à mort : il s’agit clairement d’un mal plus grand que celui dont souffre l’enfant mal élevé. S’il n’y avait pas de victime, quels dommages psychologiques tenterais-tu de prévenir en cas d’avortement? S’il y a une victime, pourquoi te soucis-tu exclusivement de la mère?
Je comprends que tu préfères offrir ta sagesse par questionnement socratique plutôt que par affirmation catégorique et, en fait, je concède que c’est probablement la meilleure chose à faire dans la plupart des cars… Cependant, le risque est de rester trop neutre : de faire l’effort d’égaliser les bons et mauvais côtés de chaque option plutôt que de vraiment faire valoir les bons et mauvais côtés de chaque option, même s’ils sont inégaux. Si ton amie hésite entre se suicider ou continuer à endurer sa souffrance, tu ne voudras peut-être pas faire l’affirmation catégorique qu’elle devrait continuer à endurer sa souffrance mais, à moins que je ne trompe, tes questions socratiques devraient la mener à conclure que le suicide n’est pas la solution. Est-ce inconcevable de prendre la même approche avec l’avortement?
C’est le signe d’une véritable amitié. Cependant, je crois que, si on est honnête avec nous-mêmes, on sera profondément triste de voir notre ami prendre le choix qu’on estime être le pire… Si ton amie décide de voler, de tuer ou de se suicider, maintiendrais-tu une telle neutralité? La supporterais-tu à 100%? Sinon, en quoi l’avortement est-il moins grave? Tout le débat sur l’avortement, si on écarte l’épineuse question de la criminalisation, repose sur ce dilemme : quelle est la valeur de la vie d’un fœtus?
Elle est très impressionnante. Je suis choqué de voir qu’on refuse même de lui répondre : ce ne sont pas ses arguments qui sont refusés, c’est le débat lui-même! C’est fou à quel point la malhonnêteté de ses adversaires est évidente. Refuser le débat parce que « c’est décidé depuis longtemps » est d’autant plus absurde venant de féministes. Quand elles demandaient l’égalité juridique et le droit de vote et qu’on leur répondait que « c’est décidé depuis longtemps », qu’ont-elles fait? Elles se sont acharnées jusqu’à ce que leurs droits soient affirmés. Les fœtus n’ont malheureusement pas le pouvoir de faire une telle pression politique…
Vous l’avez surement lu… mais voici le commentaire de Jacques Brassard sur les événements de la semaine dernière: