Antagoniste


31 mai 2010

Le modèle brésilien Économie États-Unis Gauchistan Hétu Watch International

ObamanomicsSelon Hillary Clinton, il faut taxer les méchants riches pour sauver l’économie.  Pour justifier l’injustifiable, la secrétaire d’État a fait valoir que le Brésil avait une croissance économique gigantesque malgré son taux d’imposition qui est le plus élevé, par rapport au PIB, de tous les pays de l’hémisphère occidental. Naturellement, les crétins de cyberpresse ont salué cette déclaration de la camarade Clinton.

Mais voici quelques chiffres qui devraient jeter une douche froide sur leurs célébrations…

Le taux de taxation au Brésil en pourcentage du PIB est de 23,8%.  Le taux de taxation aux États-Unis en pourcentage du PIB est de 26,9%.

Bref, le gouvernement américain est plus socialiste que le parti socialiste brésilien !  Il va sans dire que Richard Hétu a été trop paresseux pour vérifier les faits avant de publier son billet…


31 mai 2010

Arguing with Idiots: l’IRIS Arguing with Idiots Canada Économie En Chiffres Québec

Il y a quelques semaines, l’institut de recherche et d’informations socioéconomique (IRIS) a publié une recherche dans laquelle elle affirme qu’au Québec les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent depuis 1976.  Selon cette étude, le Québec est trop à droite, pas assez taxé et il faudrait ressusciter Staline pour ramener un peu de justice sociale au Québec (j’exagère à peine).

Dans cette étude, on parle uniquement de la situation du Québec.  Immédiatement, je me suis demandé si l’on n’avait pas décidé d’ignorer les autres provinces pour cacher une vérité qui dérange…

Voici donc le portrait de la situation pour le Québec, l’Ontario et l’Alberta entre 1976 et 2007:

Économie Québec

La situation au Québec est effectivement peu reluisante.  De 1976 à 2007, le revenu des pauvres est resté inchangé à 12 700$.  Du côté des riches, la situation n’est guère mieux: le revenu est passé de 97 000$ à 103 200$.  L’écart entre les riches et les pauvres est donc resté relativement stable, il était de 85 200$ en 1976 et de 90 500$ en 2007.

En Ontario, on a fait beaucoup mieux:

Économie Ontario

En 1976, les pauvres avaient un revenu moyen de 12 700$ (comme au Québec), en 2007 ce montant est passé à 14 800$.  Chez les riches, les gains ont aussi été importants, les revenus sont passés de 106 100$ à 137 900$.  L’écart entre les riches et les pauvres était de 93 400$ en 1976 et de 123 100$ en 2007.

En Alberta, la situation est spectaculaire:

Économie Alberta

En 1976, les pauvres avaient un revenu moyen de 11 900$ (c’était moins qu’au Québec), en 2007 ce montant est passé à 17 100$.  Chez les riches les gains ont aussi été substantiels, les revenus sont passés de 110 400$ à 152 700$.  L’écart entre les riches et les pauvres était de 98 500$ en 1976 et de 135 600$ en 2007.

Voici un résumé de la situation:

Vive le capitalisme !

C’est au Québec que l’écart entre les riches et les pauvres c’est le moins accru et c’est aussi au Québec que la situation des pauvres c’est le moins améliorée.  La situation en Alberta est pour le moins intéressante.  C’est dans cette province que les écarts de richesses ont le plus augmenté, mais c’est aussi dans cette province que les pauvres ce sont le plus enrichis.  En fait, l’augmentation du revenu des pauvres a été supérieure à l’augmentation du revenu des riches (43,7% vs. 38,3%).  Rappelons qu’en 1976, les pauvres Albertains gagnaient 800$ de moins que les pauvres Québécois.

Conclusion, quand l’IRIS dénonce les écarts grandissants de richesse au Québec, on s’alarme pour pas grand-chose.  Si le revenu des pauvres au Québec a stagné depuis 30 ans, ce n’est pas à cause de l’augmentation des écarts de richesses; les exemples ontarien et albertain démontrent clairement que l’augmentation des écarts de richesse ne signifie pas un appauvrissement des pauvres puisque dans ces 2 provinces leur situation s’est améliorée.  Un phénomène similaire est observable en Chine.

Source:
Statistique Canada
Tableau 202-0701


31 mai 2010

Vive le keynésianisme ! Économie États-Unis Europe Récession Revue de presse

National Post

Worst May for Dow since 1940
National Post

U.S. stocks slid, capping the worst May for the Dow Jones Industrial Average since 1940, as a downgrade of Spain’s debt spurred concern the European credit crisis will worsen and energy shares sank on President Barack Obama’s moratorium on new deepwater drilling permits.

Wells Fargo & Co., Bank of America Corp., American International Group Inc. and JPMorgan Chase & Co. fell more than 2% each after Fitch Ratings stripped Spain of its AAA credit rating. Baker Hughes Inc., Halliburton Co. and Schlumberger Ltd. fell more than 6% after Obama canceled pending lease sales in the Gulf of Mexico as work continued to plug BP PLC’s oil spill.

« The credit issues are not going away in Europe — it’s a simple fact that everyone has to accept, » said David Kovacs, head of quantitative strategies at Turner Investment Partners, which manages US$18-billion in Berwyn, Penn. « Credit markets are seizing up because investors are concerned. So when they see further downgrades by the credit agencies it reminds them that these issues are not going away and on a Friday before a long weekend you can expect selling off of equities. »

Fitch Ratings downgraded Spain’s credit rating one step to AA+ from AAA as the country struggles to cut debt amid a fiscal crisis.


30 mai 2010

La science-fiction écologique Économie En Vidéos Environnement

Un petit vidéo pour Line Beauchamps et les lunatiques d’Équiterre:


30 mai 2010

BP: c’est la faute de la réglementation ! Économie Environnement États-Unis

BureaucratiePour plusieurs gauchistes, la marée noire dans le golfe du Mexique est imputable au manque de réglementation de l’industrie pétrolière.   Encore une fois, les gauchistes font fausse route.

Tout d’abord, les activités pétrolières dans le golfe du Mexique sont hyper réglementées.  Chacune des décisions prises par BP dans le cadre des activités de forage de la plate-forme Deepwater Horizon a été approuvée par le « Minerals Management Service », l’autorité réglementaire américaine.  Voilà qui confirme, encore une fois, que la réglementation est inutile puisque par définition les réglementateurs sont incompétents.

Mais il y a bien pire.  Pourquoi selon vous BP a été contrainte de prendre des risques en exploitant un puits de pétrole en eau très profonde ?  Parce qu’il n’y a plus de pétrole ailleurs ?

Du tout, si BP exploitait un puits de pétrole à 1,5 km de profondeur dans le golfe du Mexique c’est parce que la réglementation américaine interdit le développement de nouveaux projets pétroliers terrestres et en eau peu profonde !

Sans cette réglementation, il n’y aurait jamais eu de marée noire puisque BP aurait pu exploiter des installations pétrolières moins complexes dans un environnement moins risqué.

Bref, cette crise, tout comme la crise financière, a été causée par une réglementation stupide et inutile.


30 mai 2010

Sécurité déficitaire Économie États-Unis Récession Revue de presse

The Washington Post

How debt imperils national security
The Washington Post

Several months ago, a group of logistics officers at the Industrial College of the Armed Forces developed a national security strategy as a class exercise. Their No. 1 recommendation for maintaining U.S. global leadership was “restore fiscal responsibility.”

That’s a small illustration of what’s becoming a consensus among national security experts inside and outside the Obama administration: To play an effective role in the world, the United States must rebuild its economic strength at home. After a decade of war and financial crisis, America has run up debts that pose a national security problem, not just an economic one.

One of the strongest voices arguing for fiscal responsibility as a national security issue has been Defense Secretary Bob Gates. He gave a landmark speech in Kansas on May 8, invoking President Dwight Eisenhower’s warnings about the dangers of an imbalanced military-industrial state.

« Eisenhower was wary of seeing his beloved republic turn into a muscle-bound, garrison state — militarily strong, but economically stagnant and strategically insolvent, » Gates said. He warned that America was in a « parlous fiscal condition » and that the « gusher » of military spending that followed Sept. 11, 2001, must be capped.

What’s interesting about this focus on domestic economic security is that it probably would be endorsed by Republicans and Democrats, Tea Party conservatives and antiwar liberals. In a country that doesn’t agree on much, it could be a unifying theme.


29 mai 2010

Taxer: le pouvoir de détruire Canada Économie

« Abolissons l’impôt des sociétés – seuls les individus paient des impôts. »

National Post
Une réduction d’impôt qui profite à tout le monde
par Maxime Bernier

SocialismeUn célèbre juriste américain, Oliver Wendell Holmes Jr., a écrit en 1927 que les impôts sont le prix que nous payons pour la civilisation. Quelle que soit la quantité de vérité contenue dans cette affirmation, nous sommes déjà bien loin de ça. Les impôts et taxes de nos jours sont le prix que nous payons pour avoir une grosse bureaucratie inefficace, qui cherche à intervenir dans tous les aspects de nos vies.

Tant que nous avons des taxes à payer cependant, il faudrait au moins s’assurer qu’elles causent le moins de distorsion possible dans notre économie.

Certaines taxes sont vraiment stupides. La taxe sur le capital par exemple est contre-productive dans la mesure où elle ralentit l’accumulation de capital, les investissements et la croissance économique. Heureusement, elle a été abolie au niveau fédéral. Et notre gouvernement a fourni des incitations aux provinces dans le budget de 2007 pour que celles qui en ont toujours une l’abolissent graduellement.

Qu’en est-il de l’impôt des sociétés ? On entend régulièrement les tenants d’un État plus gros dire que les entreprises ne paient pas suffisamment d’impôt. Si seulement elles en payaient plus, nous pourrions financer davantage de programmes sociaux et nous pourrions réduire le fardeau fiscal qui repose sur les contribuables individuels.

Même si cette proposition semble attrayante à première vue, elle ne repose sur aucune logique.

Les sociétés ont peut-être une personnalité juridique, mais ce ne sont que des entités abstraites. Elles ne sont, en fin de compte, qu’un faisceau de contrats entre des gestionnaires, des investisseurs et des travailleurs, dans le but de produire certains biens ou services spécifiques. Des faisceaux de contrats ne paient pas d’impôt, seulement des individus paient des impôts.

Du point de vue de l’entreprise, les impôts sont un coût additionnel pour faire des affaires. Si vous augmentez leurs impôts, elles devront, pour rester rentables, trouver des façons de réduire d’autres coûts, ou d’accroître leurs revenus.

Comment une entreprise fait-elle cela ? Une façon est de réduire le rendement des propriétaires et des investisseurs. En ce sens, l’impôt sur les bénéfices de l’entreprise devient l’équivalent d’une taxe sur le capital, ou sur le gain en capital. Ce n’est pas l’entreprise qui paie l’impôt, mais plutôt ses propriétaires ou investisseurs. Et comme le capital est mobile, il y a une limite au fardeau fiscal qu’on peut lui imposer. Le résultat, tout comme avec la taxe sur le capital, est que cela finit par décourager l’accumulation de capital et les investissements au Canada.

Une autre façon pour les entreprises de transférer le fardeau de l’impôt sur leurs bénéfices est d’augmenter le prix de ce qu’elles produisent. En ce sens, il devient l’équivalent d’une taxe à la consommation. Ce sont les consommateurs qui le paient, pas l’entreprise.

Une entreprise peut également décider de limiter son utilisation de divers facteurs de production, en mettant des travailleurs à pied, en réduisant leurs salaires, en investissant moins dans de nouveaux équipements, ou en achetant moins d’intrants de ses fournisseurs. Encore une fois, en bout de ligne, ce sont de vraies personnes qui paient l’impôt, soit les travailleurs de la compagnie ou les travailleurs d’autres compagnies avec qui elle fait des affaires.

Dans le monde réel, les entreprises transfèrent le fardeau de l’impôt selon une combinaison de ces différentes façons à leurs travailleurs, leurs consommateurs et leurs investisseurs. Et puisque nous sommes tous, d’une façon ou d’une autre, des travailleurs, consommateurs et investisseurs, nous sommes ceux qui le paient.

Ceux qui croient que l’on peut faire porter une partie de notre fardeau d’imposition personnel aux entreprises se méprennent donc complètement, à cause de leur mauvaise compréhension du fonctionnement de l’économie. Imposer les sociétés signifie en fait imposer les personnes. Mais ce n’est pas tout.

Tout le cycle d’imposition d’un fardeau fiscal aux entreprises, qui deviennent par la suite des percepteurs pour le gouvernement, a lui-même des conséquences négatives. En étant forcées de faire cela, les entreprises deviennent moins efficaces et toutes sortes de signaux et de prix faussés viennent créer des distorsions dans le bon fonctionnement de l’économie.

Personne ne bénéficie de cette situation. Imposer les entreprises signifie imposer un fardeau inutile sur un processus de création de richesse.

Au contraire, lorsque les entreprises sont mieux à même de produire des biens et services, nous en bénéficions tous : comme consommateurs qui en obtiennent plus pour leur argent ; comme travailleurs qui reçoivent un meilleur salaire ; et comme investisseurs qui reçoivent un meilleur rendement.

L’une des politiques adoptées par mon gouvernement dont je suis le plus fier est la réduction de l’impôt sur les sociétés annoncée en 2006 par mon collègue Jim Flaherty, le ministre des Finances. Le taux général d’imposition dépassait 22% en 2007. Il diminue chaque année depuis et sera à 15% en 2012. Le Canada aura alors le plus faible impôt sur les sociétés des pays du G7.

Il est dommage que les partis d’opposition ne comprennent pas suffisamment la logique économique pour appuyer ces réductions d’impôt. Le chef de l’opposition, M. Ignatieff, a répété récemment que s’il était au pouvoir, il gèlerait les réductions prévues du taux d’imposition et dépenserait plutôt l’argent sur des programmes sociaux. Il s’agit d’une façon très malhonnête d’acheter des votes. On prétend soutirer de l’argent des entreprises, alors qu’en fait on le prend dans les poches de tous les citoyens, comme je viens de l’expliquer ; et puis on prétend être très généreux en dépensant cet argent au bénéfice de certains groupes de pression spécifiques.

Si on devait appliquer la logique économique de façon tout à fait cohérente, nous irions évidemment plus loin et nous nous débarrasserions entièrement de l’impôt sur les sociétés. C’est peut-être irréaliste pour le moment, mais plus le grand public comprend bien ces principes économiques fondamentaux, plus il est possible d’imaginer qu’un jour, il deviendra politiquement acceptable d’adopter une telle mesure tout à fait cohérente.

Il est également important de comprendre la logique économique de façon à pouvoir répliquer à ceux qui nous accuserons de favoriser les entreprises aux dépens des individus. Réduire l’impôt sur les sociétés est en fait une mesure favorable aux individus, parce que le monde n’est pas divisé entre les individus et les entreprises. Les entreprises sont constituées d’individus. Les entreprises sont des individus. Le choix est plutôt entre des politiques pro-croissance et anti-croissance.

Financial Post
Maxime Bernier est député de Beauce.


27 mai 2010

Et vlan dans les dents ! Économie En Vidéos États-Unis

Je vous ai déjà parlé de Chris Christie, ce gouverneur républicain nouvellement élu dans le New Jersey qui, en très peu de temps, s’est fait une solide réputation de politicien droit, honnête et courageux.

Chris Christie est de retour, cette fois-ci pour remettre à sa place un professeur syndiqué: du bonbon !

« Tu trouves que t’es pas assez payé, ben change de job ! » Et vlan dans les dents ! En passant, la professeur en question fait un salaire de 86 000$ !

Si seulement on avait un politicien aussi courageux au Québec… Mais non, au Québec on a un premier ministre qui, au lieu de se battre pour dégraisser l’État, a plutôt préféré baisser son pantalon pour se laisser castrer par l’infâme racaille syndicale et les méprisables groupes parasitaires de pression sôôôôôciale.


27 mai 2010

Déficit migratoire Canada Économie En Vidéos États-Unis

AntiaméricanismeSelon les élites gauchistes, les États-Unis c’est l’enfer inégalitaire.  Une terre aride et injuste, un bastion de la pauvreté et une machine à broyer les Hommes qu’il faut fuir comme la peste si l’on tient au salut de son âme.  Bref, il n’y a pas de « rêve américain » mais uniquement un « cauchemar américain ».  Toujours selon ces élites, le Canada serait le paradis des travailleurs…

Pourtant…

Selon une étude de Statistique Canada publiée l’an dernier, entre 2000 et 2004, chaque année, 68 900 Canadiens sont allés vivre aux États-Unis.  À l’opposé, seulement 6 110 Américains sont venus vivre au Canada…

Pour reprendre l’expression de Milton Friedman, les gens « votent avec leurs pieds » et force est de constater que le modèle américain remporte facilement le scrutin.