Dans son dernier budget, le gouvernement de Jean Charest justifie de la manière suivante sa dépendance vis-à-vis les programmes de péréquation:
« Une hausse du prix mondial du baril de pétrole favorise les provinces qui disposent d’une telle ressource. Toutefois, la hausse du dollar canadien qui accompagne la hausse du prix du pétrole nuit aux exportations des autres provinces. Un programme de péréquation adéquat est à même d’atténuer ce phénomène en augmentant les revenus des provinces affectées négativement par la hausse du dollar. »
Selon le gouvernement, une hausse du dollar est nuisible à l’économie québécoise. La réalité est beaucoup plus nuancée…

De 2002 à 2007, la valeur du dollar canadien a augmenté de 46%, pourtant le chômage a diminué et les exportations de même que les ventes de l’industrie manufacturière sont restées relativement stables. Si l’on se base sur ces chiffres, il est difficile d’établir un lien direct entre la hausse du dollar et une baisse de l’activité économique.
Voici comment l’Institut Fraser décrit le système de péréquation:
« Since economic freedom spurs prosperity and growth, fiscal federalism in effect transfers money from relatively free provinces to relatively unfree provinces, muting the impact of economic freedom and perversely creating incentives for provincial politicians to limit economic freedom and, thus, economic growth since this increases the flow of federal transfers, which are directly controlled by these politicians. This enhances their power and their ability to reward friends and penalize enemies. »
N.B. Les exportations et les ventes de l’industrie manufacturières sont calculées en dollars constants.





















J’ai de la difficulté avec le taux de chômage. Beaucoup trop de gens sont exclus. Mais tout ça tente à démontrer que l’industrie s’adapte aux dollars et qu’elle va trouver des moyens de croitre encore. Les survivants sont les plus forts et les plus opportunistes. Est-ce qu’on veut garder les faibles et les lâches? Pas moi en tout cas!