Le Québec est la région la moins libre économiquement d’Amérique.  Parce que la province n’est pas libre, les investisseurs privés placent leur argent ailleurs.  Parce que les investisseurs privés placent leur argent ailleurs, le Québec comble la différence avec des fonds publics.  Parce que le Québec comble la différence avec des fonds publics, il doit taxer plus qu’ailleurs.  Parce que le Québec taxe plus qu’ailleurs, le Québec est la région la moins libre économiquement d’Amérique.  Et le cycle recommence…

A self-fulfilling prophecy

Étatisme

À titre indicatif, pour l’année 2010, 34,9% des investissements en immobilisation au Québec étaient publics.  En Alberta et en Ontario, cette proportion n’était que de 17,0% et 29,8% respectivement.

Si, de 1991 à 2010, le Québec avait eu la même proportion d’investissements publics que le reste du Canada, la province aurait pu économiser 75,2 milliards de dollars (dollars constants).  Quand l’État distribue autant d’argent, il ne faut pas se surprendre de voir autant de corruption.  Chacun est prêt à faire n’importe quoi pour avoir le droit de piger dans le proverbial plat de bonbons.

Pour terminer, soulignons qu’en 1991, le Québec attirait 20,0% des investissements privés au Canada.  En 2010, cette proportion est passée à 17,5%.

Source:
Statistique Canada
Tableau 032-0002