Dans son discours budgétaire, Raymond Bachand a une fois de plus insulté notre intelligence en parlant de la « mauvaise dette » et de la « bonne dette ».
Pour Raymond Bachand, la « mauvaise dette » est comparable au solde impayé sur une carte de crédit alors que la « bonne dette » est assimilable à une hypothèque: on s’endette, mais ce n’est pas grave parce qu’on finance un actif (une maison ou des infrastructures dans le cas du gouvernement).
J’ai une question pour le ministre Bachand. Si une personne, qui a les moyens de s’acheter une maison de 200 000$, décide de s’acheter une maison de 600 000$, est-ce que c’est une « bonne dette » ou une « mauvaise dette » ?
Parce que la situation du Québec est la même que celle d’une personne qui se paye une maison de 600 000$ alors qu’il devrait plutôt se contenter d’une maison de 200 000$. Si un individu s’endette au-delà de sa capacité de payer pour acquérir un actif, peu importe la valeur de cet actif, cette créance sera toujours une « mauvaise dette ».
Beaucoup d’Américains s’étaient acheté une maison en se disant que c’était une « bonne dette », on voit le résultat aujourd’hui.




















Les moineaux font des moineaux, si on regarde le taux d’endettement des canadiens, il va dans le même sens que la dette du pays.
On surconsomme et on s’endette pas étonnant que le pays soit si endetté!!!
L’important c’est d’être heureux!
Êtes-vous heureux de voir le gouvernement venir chercher 40-50% de votre salaire pour financer son obésité?
Charest soutient qu’il a enrichi les Québécois
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201003/31/01-4266267-charest-soutient-quil-a-enrichi-les-quebecois.php
En lisant le titre, j’ai tout de suite pensé au doublespeak du roman 1984.
Je veux être sûr de bien comprendre (un peu de patience si mes questions sont bêtes : je ne suis pas très malin).
1) Est-ce que vous critiquez les notions de « bonne » et « mauvaise » dettes ? Il n’y aurait pas de bonne dette pour vous ?
Ou
2) Est-ce que vous critiquez le fait de comparer la bonne dette à une hypothèque ?
Une dette est bonne ou mauvaise selon sa capacité de pouvoir la rembourser.
Ce qui est bon pour une personne peut être mauvais pour une autre.
S’endetter au delà de sa capacité de payer (comme le fait le Québec) c’est mauvais.
Une hypothèque peut être une mauvaise dette si on achète au delà de ses moyens. S’acheter une maison ce n’est pas automatiquement une bonne dette (comme le dit le ministre).
Ta consommation n’a aucun lien avec la dette du gouvernement.
Et si tu es sur-endetté, tu devras en assumer les conséquences.
Mais quand c’est le gouvernement, on doit tous passer à la caisse.
Ce qu’il veux dire je crois, que que le fruit ne tombe pas loin de l’arbre, c’est a dire que les gens sont en général très endettés, faut donc pas se surprendre de avoir le gouvernement adopter des comportements similaires.
Il me semble que c’est facile à comprendre…
si tu t’endettes pour acheter une maison, tu peux éventuellement revendre ta maison si tu n’as plus les moyens de l’avoir et avec les revenus tirés, tu peux rembourser la dette…
Si tu t’endettes pour payer ton épicerie, et si tu n’as plus les moyens de la payer, il te reste juste une possibilté: faire faillite…
Je crois que le gouvernement devrait envisager la faillite pour se sortir de sa situation…
Et si ta maison PERD DE SA VALEUR ORIGINALE, comme c’est arrivé lors de la crise des subprimes, tu as encore ta dette et plus de maison. Et tu ne peux plus emprunter non plus.
Et un gouvernement qui fait faillite détruit sa monnaie aussi vrai que 2 et 2 font 4: En clair, IL PROVOQUE UNE INFLATION MONSTRE (et accroît le niveau de pauvreté de ses populations de façon encore plus rapide).
Kraman a raison, David. La démocratie est un système de gouvernement basé sur la sagesse et la connaissance populaire mais aussi, sur son ignorance et son manque de sagesse.
En fait, les récessions, les bulles qui éclatent, etc…, corrigent les disfonctions populaires et nous permet de mieux nous adapter a notre environnement.
Le Québec se dirige tout droit vers une crise majeures, tout comme le reste du monde, d’ailleurs. Et on verra de quoi son fait les québécois: abandons du socialisme suivi du bon vieux système du travail acharné ou passage direct à une dictature socialiste qui nous permettra de ne pas prendre nos responsabilités?
Le Danemark est pas mal socialiste et ça l’air de marcher, c’est quoi leur secret?
Je suis d’accord avec l’article mais c’est quand même vrai qu’il y a certaines dettes qui sont meilleurs que d’autres. Quand la dette finance la fabrication d’une bombe, quand elle aura explosée et ne vaudra plus rien et n’aura permis de créer aucune richesse. Par contre, si on s’endette pour se payer un cours de plomberie pour travailler dans ce domaine, ça c’est une bonne dette qui permettra de créer de la richesse.
Derteil en connaît bien plus que moi à sujet, mais malgré que le système est loin d’être aussi parfait que l’on pense (car l’immigration est un sujet chaud) la raison principale vient que les individus sont taxés autant sur la taxe de vente (d’environ 20%) que sur un impôt sur le revenu dont quasiment TOUT le monde paye à un niveau proportionnel qui est carrément élévé pour tout le monde. Or, dans le système Québécois seulement la moitié paye véritablement de l’impôt sur le revenu.
Vrai mais c’est quand même nous qui le mettons au pouvoir… et étant que le canadien moyen à une réel envie de s’endetter excessivement personnel, ça transparait dans ses choix électoraux.
Socialiste, quand même, nous ne sommes plus en 1980. Et j’entends d’ailleurs la gauche du Folketing crier « Si seulement c’était vrai ».
Je ne hijackerai pas le thread avec un de mes sujets de conversation préférés mais s’ils s’en « tirent », c’est parce qu’ils ont recours à des méthodes qui feraient scandale au Québec.
Payer 25% de taxe sur une pinte de lait? On dirait que c’est socialement injuste!
Un minimum de 38% d’impôts dès le premier dollar, sans exemption personnelle de base? « Mais les pauvres, eux? »
Enfin, bref, voici un blogue français qui explique très bien comment le Danemark fonctionne: http://courrierdanemark.wordpress.com
De retour, je viens de trouver cela:
Bertel Haarder ne voit pas de problème avec les médecins du secteur public qui réfère les patients aux hôpitaux privés où ils travaillent également afin qu’ils puissent éviter les longues listes d’attentes.
http://www.dr.dk/Nyheder/Politik/2010/04/01/115851.htm
http://www.dr.dk/Nyheder/Indland/2010/04/01/164051.htm
Background: les médecins danois refusent que le gouvernement leur interdise de travailler dans le privé après que leur « temps » dans le public soit fait. Au Danemark, l’État fait soigner dans le privé si les délais raisonnables sont dépassés dans le public…ce qui se produit très souvent.
Dans le second article, on parle de l’hôpital public de Gentofte qui a envoyé 253 patients ORL à l’hôpital privé d’Herlev en 2009, dont 99 qui ont été traités par les 6 chirurgiens qui travaillent dans les deux endroits.
Merci de répondre à Shivz, Deter. Je me demande où Shivz a pris que ça allait si bien au Danemark. L’immense majorité des pays Européens et Canadien finance leur programme sociaux en empruntant, ce qui indique des disfonctions importantes dans tout les système socialistes, même démocratique. Tôt ou tard, on devra cesser d’emprunter et rembourser. Les programmes sociaux vont disparaître de façon volontaire (avant la faillite) ou par la force des choses (faillite) car plus personne ne voudra nous prêter.
Et comment fais tu, Deter, pour parler (ou comprendre) toute ces langues. Je sais que tu a vécue en Allemagne un certain temps et maintenant, le Danemark?
J’ai manqué ma chance deux fois avec le Danemark. En 2008, je n’ai pas été choisi pour travailler au HQ de Maersk et il y a trois semaines, je ne parlais pas assez danois pour être embauché au consulat de Toronto.
Pour les langues, j’aime ça. J’ai commencé à regarder les téléjournaux et lire les journaux islandais en 1999 parce que l’Islande était mon « kick » du moment. J’essaie de tracer des liens avec des mots français ou anglais, des concepts que je connais (ex. des noms de personnes ou de lieu). Je n’avais pas les notions de grammaire pour écrire ou parler correctement mais la barrière était brisée.
J’ai souvenir de m’être présenté au Archambault de Chicoutimi pour commander un livre et la madame ne savait même pas que l’islandais était une langue!
En 2005, quand je me suis mis à l’allemand intensivement, j’ai appliqué la même méthode au niveau d’internet et, en plus, je pouvais m’aider avec mes connaissances de l’islandais tout en utilisant mon apprentissage de la grammaire allemande pour décoder toutes ces histoires de déclinaisons en islandais.
À travers cela, j’ai acquis une bonne compréhension écrite du danois et du norvégien (toujours avec ma super méthode :p). Quand je suis allé au Danemark la première fois, j’ai décidé de ne pas parler anglais et me forcer. D’un côté, ça m’attire des compliments mais en même temps, j’ai un insider’s view que les autres n’ont pas. D’où mon empressement à corriger les aveuglés du modèle scandinave.
Je pars pour l’Islande le 11 mai et j’ai commencé à étudier, j’ai ressorti mes « vieux » livres « Parlons islandais » et « Guide de conversation islandais pour voyageurs ».
En espérant « accoter » le commentaire de cette vielle madame dans un train danois l’automne dernier: « Ah, si tous les immigrants étaient comme vous! »
P.S.: Il va sans dire que la méthode d’apprentissage derteil inclut l’ami BitTorrent, il m’arrive de downloader des films où je ne comprends réellement qu’une infime partie des dialogues mais je m’en fous parce que je veux les voir.
C’est ce que j’appelle la liberté culturelle
Vive le Deter Libre! (ton nom d’avatar est trop long…)
[...] dette s’tune dette Par David Au moyen de magouilles comptables (expliquées ici) sur la « dette nette » et la « dette brute », [...]