Antagoniste


31 mars 2010

La bonne dette ? Coup de gueule Économie Québec

DetteDans son discours budgétaire, Raymond Bachand a une fois de plus insulté notre intelligence en parlant de la « mauvaise dette » et de la « bonne dette ».

Pour Raymond Bachand, la « mauvaise dette » est comparable au solde impayé sur une carte de crédit alors que la « bonne dette » est assimilable à une hypothèque: on s’endette, mais ce n’est pas grave parce qu’on finance un actif (une maison ou des infrastructures dans le cas du gouvernement).

J’ai une question pour le ministre Bachand.  Si une personne, qui a les moyens de s’acheter une maison de 200 000$, décide de s’acheter une maison de 600 000$, est-ce que c’est une « bonne dette » ou une « mauvaise dette » ?

Parce que la situation du Québec est la même que celle d’une personne qui se paye une maison de 600 000$ alors qu’il devrait plutôt se contenter d’une maison de 200 000$.  Si un individu s’endette au-delà de sa capacité de payer pour acquérir un actif, peu importe la valeur de cet actif, cette créance sera toujours une « mauvaise dette ».

Beaucoup d’Américains s’étaient acheté une maison en se disant que c’était une « bonne dette », on voit le résultat aujourd’hui.


31 mars 2010

Passez go, payez 200$ Canada Économie En Chiffres Québec

Hier, le gouvernement Charest a dévoilé son budget et comme prévu le retour à l’équilibre budgétaire se fera en dévalisant les contribuables et non pas en réduisant la taille de l’État.

Voici où le gouvernement va dépenser notre argent:

Budget Québec

Les dépenses en santé, éducation et le service de la dette représentent à eux seuls 72% des dépenses totales du gouvernement.  Par habitant, ces sommes représentent:

  • Santé et services sociaux: 3 551$/habitant (14 204$ pour une famille de 4)
  • Éducation, loisir et sport: 1 884$/habitant (7 536$ pour une famille de 4)
  • Service de la dette: 878$/habitant (3 512$ pour une famille de 4)

Fait intéressant, dans son budget le gouvernement prévoit aller chercher 14,1 milliards de dollars en taxes à la consommation et 15,3 milliards de dollars en transferts fédéraux.  Autrement dit, pour le gouvernement du Québec, les transferts du fédéral sont une source de revenus plus importante que les taxes.  L’argent reçu du fédéral représente 23,8% des revenus du gouvernement.

Au lieu de dévaliser (une fois de plus) les contribuables, Jean Charest aurait dû couper dans les dépenses pour réduire la taille du gouvernement.  Dans le budget, on ne prévoit aucune réduction des dépenses, mais simplement une réduction de la croissance des dépenses.  C’est comme si un alcoolique décidait de se soigner en augmentant sa consommation de bières de 25% au lieu de l’augmenter de 50%

Voici comment se compare le Québec:

Budget Québec

En 2009, le gouvernement du Québec a dépensé 10 692$/habitant (42 768$ pour une famille de 4).  Si le gouvernement ramenait ses dépenses au niveau de la moyenne canadienne, on pourrait économiser 14,2 milliards de dollars !

Source:
Statistique Canada
Tableau 385-0002


31 mars 2010

Toujours aussi impopulaire Économie États-Unis Hétu Watch Revue de presse

Politico

Barack Obama struggles to capitalize in polls
Politico

Democrats who held out hopes that President Barack Obama’s health reform win would mean a quick boost to the party’s political fortunes are getting a reality check — a reminder that it takes more than one good week to shake up a year of sliding polls.

Obama and his health reform plan did get a bump in several surveys immediately after the House vote eight days ago — but the numbers in some of those polls flattened out, showing how difficult it will be for Obama to capitalize on reform, even after his top legislative goal cleared Congress.

The most prominent political prognosticator who predicted a post-reform bump for Obama was President Bill Clinton — who told reporters last year that Obama would add 10 points to his approval rating “the minute health reform passed.” But Obama’s approval in the Gallup daily tracking poll stands at 48 percent — near his all-time low of 46 percent in the three-day rolling average. Near the time of passage, Obama ticked up to 50 percent in the poll.

“It’s pretty clear to me that public opinion is arrayed against the plan. And among swing voters, opinion is even more against the plan,” said Doug Schoen, a Democratic pollster.