En attente d’une chirurgie cardiaque depuis 6 mois, un homme est mort chez lui avant d’avoir pu être opéré… Cette triste histoire ne s’est pas déroulée aux États-Unis, mais au Québec, la province avec le meilleur système de santé au monde selon le ministre Bolduc

Imaginez un système de santé privé où, pour sauver quelques dollars, un hôpital laisserait mourir des gens sur des listes d’attente.  Les gens seraient probablement descendus dans les rues pour dénoncer cet échec du capitalisme.  Les médias auraient probablement exigé une nouvelle réglementation pour nous protéger de l’avarice des businessmen.  Bref, pour tout le monde cette situation aurait été une preuve incontestable de l’échec du privé en santé.

Mais quand ça arrive dans le système public, personne ne descend dans la rue et surtout, personne n’a le courage d’affirmer que cette situation est une preuve incontestable de l’échec système de santé public.  Les gens acceptent la situation en se disant que de toute façon, en dehors de l’État, point de salut…   Ce qui serait inacceptable au privé devient donc la norme au public. Le résultat de plusieurs décennies de pensée unique anti-capitaliste.

Je vous laisse avec un extrait du jugement de la Cour suprême Chaoulli c. Québec sur la validité de la prohibition de l’assurance maladie privée:

Cour Suprême

« La preuve révèle que, pour certaines chirurgies, les délais inhérents aux listes d’attente augmentent le risque de mortalité du patient ou d’irrémédiabilité de ses blessures. La preuve révèle également que les patients inscrits sur les listes d’attente non urgente sont souvent des personnes qui souffrent et qui ne peuvent pas profiter pleinement d’une véritable qualité de vie. Le droit à la vie et à l’intégrité de la personne est donc touché par les délais d’attente. »