La gauche est en ébullition parce qu’elle a découvert une étude montrant que les progressistes sont plus intelligents que les conservateurs et les libertariens.  Cette « savante » analyse repose sur l’affirmation voulant que « les gens les plus intelligents sont plus enclins à adopter des valeurs qui n’existaient pas dans notre environnement ancestral. Ainsi, au temps des cavernes, l’idée d’aider des étrangers avec lesquels ils n’étaient pas génétiquement liés ne serait pas venue à nos ancêtres. »

Étrangement, je suis libertarien précisément parce que je considère que c’est le meilleur moyen d’aider mon prochain (et que je considère que les politiques gauchistes font exactement l’inverse).

Prenons le cas du tremblement de terre au Chili et à Haïti.  Le Chili a été touché par un séisme bien plus puissant que celui qui a frappé Haïti, pourtant les pertes en vies humaines ont été bien moindres.

Sous Pinochet, l’indice moyen de liberté économique a été de 5,4/10.  Durant la même période, l’indice de liberté économique à Haïti a été de 5,3/10.  Depuis que Pinochet a quitté le pouvoir, l’économie chilienne a été libéralisée de manière significative, en moyenne l’indice est passé à 7,6/10.  Durant la même période, Haïti a stagné. Son indice moyen n’a atteint que 5,9/10 en moyenne.

Résultat, contrairement à Haïti, le Chili a connu une croissance économique soutenue.  Depuis 1990, le PIB/habitant chilien a augmenté de 210% (4 089$ à 14 922$) alors que le PIB/habitant haïtien n’a augmenté que de 23% (1 111$ à 1 372$).  La résultante est évidente: au Chili les gens avaient les moyens financiers de construire des bâtiments solides alors qu’à Haïti, la pauvreté a fait en sorte qu’il était impossible d’avoir des normes de construction aussi élevées qu’au Chili.

La libéralisation de l’économie a sauvé des vies au Chili alors qu’à Haïti les politiques étatistes, si chères à nos amis progressistes, ont tué des gens par centaines de milliers.  D’ailleurs qu’a fait le gouvernement haïtien quand il est redevenu fonctionnel ?  Il a mis en place des mesures bureaucratiques qui retardent la distribution de l’aide-humanitaire

Le lien entre le libéralisme économique et l’amélioration du sort des plus pauvres est vérifiable à l’échelle de la planète:

Capitalisme

Et au Québec:

Pauvreté Québec

Si l’on définit l’intelligence par la capacité d’un individu à se soucier du sort des plus défavorisés, il faut conclure que celle-ci est libertarienne.

Quand un gauchiste prétend utiliser sa grande intelligence pour aider les gens, méfiez-vous.  Après tout, l’eugénisme a déjà été un concept largement accepté par les progressistes pour aider leur prochain:

Washington University in St. Louis
Eugenics and American social history, 1880-1950.

Eugenics, the attempt to improve the human species socially through better breeding was a widespread and popular movement in the United States and Europe between 1910 and 1940. Eugenics was an attempt to use science (the newly discovered Mendelian laws of heredity) to solve social problems (crime, alcoholism, prostitution, rebelliousness), using trained experts. Eugenics gained much support from progressive reform thinkers, who sought to plan social development using expert knowledge in both the social and natural sciences. In eugenics, progressive reformers saw the opportunity to attack social problems efficiently by treating the cause (bad heredity) rather than the effect. Much of the impetus for social and economic reform came from class conflict in the period 1880-1930, resulting from industrialization, unemployment, working conditions, periodic depressions, and unionization. In response, the industrialist class adopted firmer measures of economic control (abandonment of laissez-faire principles), the principles of government regulation (interstate commerce, labor), and the cult of industrial efficiency. Eugenics was only one aspect of progressive reform, but as a scientific claim to explain the cause of social problems, it was a particularly powerful weapon in the arsenal of class conflict at the time.