L’une des solutions « miraculeuses » de Québec Solitaire pour retrouver l’équilibre budgétaire: taxer les riches.

Mais avant de se demander s’il faut taxer les riches, il faudrait se poser une question bien plus fondamentale: est-ce qu’il y a des riches au Québec ?

Voici comment se compare la « bourgeoisie » québécoise à celle du reste du Canada:

Les Riches

En 2007, les « riches » au Québec totalisaient un revenu moyen de 134 300$ alors que leurs vis-à-vis canadiens empochaient chaque année 169 985$.  Entre 1977 et 2007, l’écart de revenu entre les « riches » québécois et les « riches » canadien est passé de 5 172$ à 35 685$.

Mais les socialistes nous diront probablement que si les riches du Québec sont moins riches cela est compensé par le fait que les plus pauvres sont moins pauvres.

Malheureusement pour nos amis socialistes, c’est faux:

Les Pauvres

Entre 1977 et 2007, le revenu des 20% des plus riches au Québec a augmenté de 17,5%.  C’est la plus faible augmentation parmi les provinces canadiennes.  Durant la même période, le revenu des 20% des plus pauvres au Québec n’a augmenté que de 10,2%.  C’est aussi la plus faible performance au Canada.

À l’opposé du spectre, l’Alberta est la province qui a connu le plus fort enrichissement de ses riches avec une augmentation du revenu de 56,2%.  Du côté des pauvres, l’augmentation a été encore plus spectaculaire: 96,2%.

Voilà qui porte un dur coup au slogan populiste des socialistes voulant que les riches s’enrichissent aux dépens des pauvres.  On semble plutôt observer un phénomène de trickle-down economics.

À vouloir diaboliser les riches, on a fini par oublier qu’ils sont des investisseurs et des créateurs d’emplois essentiels au bon fonctionnement de l’économie.  Un riche qui s’enrichit a bien plus de chance d’enrichir les pauvres que de les appauvrir.

Source:
Statistique Canada
Tableau 202-0701