180 degrésDepuis toujours, le mouvement nationaliste québécois a fait campagne en dénonçant les intrusions du gouvernement fédéral dans les affaires de la province.  Ils ont fait valoir qu’Ottawa était devenu trop centralisateur et qu’il empiétait sur les domaines de juridiction provinciale.

Mais depuis quelque temps, nous avons pu assister à un revirement à 180 degrés de la part de ces mêmes nationalistes.  Aujourd’hui, ils réclament que le gouvernement fédéral sorte ses gros sabots et dicte à l’Alberta la marche à suivre dans le développement de ses ressources naturelles.

Qui aurait cru qu’un jour les nationalistes québécois demanderaient un gouvernement central fort ayant le pouvoir d’empiéter sur les compétences d’une province ?  Le « maître chez nous » des nationalistes est devenu « maître chez eux »

Toujours au sujet des nationalistes, il est fascinant de constater que l’essentiel de leur énergie est consacré non pas à enrichir le Québec, mais à trouver des moyens d’appauvrir l’Alberta.  C’est un peu comme si un élève ayant échoué à un examen décidait de se reprendre non pas en étudiant plus fort, mais plutôt en cherchant des moyens pour faire échouer le premier de classe.  Selon la logique de cet élève, si le premier de classe échoue, il sera désormais à égalité avec celui-ci, qu’importe si c’est une égalité dans la médiocrité.