ObamaIl y a un an, presque jour pour jour, Barack Obama était assermenté à la présidence des États-Unis.  À l’époque, on parlait d’une révolution: la cote de popularité du président nouvellement élu atteignait des sommets stratosphériques et l’on donnait les républicains pour morts.

En janvier 2009, si une personne avait prédit que dans les 12 mois suivants l’arrivée au pouvoir de Barack Obama le siège de Ted Kennedy allait basculer dans le camp des républicains, on aurait qualifié cette déclaration de complètement farfelue.

Au Massachusetts, le siège du sénateur de Ted Kennedy a été occupé par un démocrate durant 58 longues années.  Malgré les scandales, ce château fort démocrate a toujours su résister à la tempête.  Lors de l’élection de 2008, Barack Obama a obtenu 62% des votes dans cet état qui était l’un des plus gauchistes des États-Unis.

Mais hier, l’impensable s’est produit, Scott Brown, un républicain, a été élu pour prendre la place laissée vacante par le décès de Ted Kennedy.  C’est un peu comme si le Parti Conservateur faisait élire un député sur le Plateau Mont-Royal.

Qui aurait cru que le changement promis par Obama allait signifier que 58% des Américains exigerait un gouvernement plus petit offrant moins de services à la population ?

Qui aurait cru que le changement promis par Obama allait se solder par l’arrivée d’un républicain dans le “siège de Ted Kennedy” ?

Les Américains ont réalisé qu’un gouvernement assez puissant pour donner à la population tout ce qu’elle veut est assez puissant pour prendre à la population tout ce qu’elle a. Bref, les Américains ont une fois de plus dit non à l’esclavage.