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Don Boudreaux, professeur d’économie à l’Université George Mason, à propos du tremblement de terre à Haïti: « The ultimate tragedy in Haiti isn’t the earthquake; it’s that country’s lack of economic freedom. The earthquake simply but catastrophically revealed the inhuman consequences of this fact. Registering 7.0 on the Richter scale, the Haitian earthquake killed tens of thousands of people. But the quake that hit California’s Bay Area in 1989 was also of magnitude 7.0. It killed only 63 people. This difference is due chiefly to Americans’ greater wealth. With one of the freest economies in the world, Americans build stronger homes and buildings, and have better health-care and better search and rescue equipment. In contrast, burdened by one of the world’s least-free economies, Haitians cannot afford to build sturdy structures. Nor can they afford the health-care and emergency equipment that we take for granted here in the U.S. These stark facts should be a lesson for those who insist that human habitats are made more dangerous, and human lives put in greater peril, by freedom of commerce and industry. » |
À Haïti, pour ouvrir un commerce, il faut passer au travers 13 procédures bureaucratiques. Ce processus prend en moyenne 195 jours et représente une dépense de 227,9% du salaire annuel.
En République Dominicaine, pour ouvrir un commerce, il faut passer au travers 8 procédures bureaucratiques. Ce processus prend en moyenne 19 jours et représente une dépense de 17,3% du salaire annuel.
À Haïti, pour obtenir un permis de construction, il faut passer au travers 11 procédures bureaucratiques. Ce processus prend en moyenne 1 179 jours et représente une dépense de 569,5% du salaire annuel.
En République Dominicaine, pour obtenir un permis de construction, il faut passer au travers 17 procédures bureaucratiques. Ce processus prend en moyenne 214 jours et représente une dépense de 131,6% du salaire annuel.
À Haïti, importer un conteneur de marchandise, il faut passer au travers 10 procédures bureaucratiques. Ce processus prend en moyenne 33 jours et représente une dépense de 1 545$/conteneur.
En République Dominicaine, importer un conteneur de marchandise, il faut passer au travers 7 procédures bureaucratiques. Ce processus prend en moyenne 10 jours et représente une dépense de 1 150$/conteneur.





















héhé, intéressant comparatif.
As-tu aussi les chiffres sur la corruption militaire? J’ai de la belle-famille là-bas, et elle doit faire face à ces barrages supposément pour contrôler l’arrivée d’Haïtiens. Mais ça sert surtout à se renflouer
Intéressant! Mais, j’ai juste une question.
Comment est-ce que la République Dominicaine fait-elle pour avoir plus de procédures bureaucratiques qu’Haïti concernant les permis de construction, quand ça lui prend moins de temps et moins d’argent à gérer tout ça que sa voisine de l’île d’Hispaniola, hein?
Malheureusement, qui dit plus de barrières étatiques, dit plus de corruption et de pots-de-vin.
Intéressant, mais si on compare les mêmes données mentionnées dans le billet, entre Haiti et un pays riche avec une lourde bureaucratie comme la France, je ne serais pas surpris qu’il n’y ait pas tant de différences…
Il faut dire que l’épicentre du tremblement de terre en Haïti était près de la surface et qu’il était très près de Port-au-Prince. Ceci fait qu’à Port-au-Prince, on a enregistré IX sur l’échelle de Mercalli (dommage très lourd), alors qu’à San Francisco, on avait VI (dommages légers aux bâtiments mal construits). http://quake.usgs.gov/research/strongmotion/intensity/1989.html
Il y aurait eu beaucoup plus de morts et de dommages si SF avait ressenti un tremblement équivalent à ce qu’il y a eu à Port-au-Prince.
@Bob
La France
Je croyais les délais plus long, mais il semble que le gros problème soit les RH.
@derteil : moi aussi, je les aurais cru plus long et en effet, la France score très bas au niveau de l’embauche d’employés…leur fameux contrats à durée determinée/indéterminée…merci
Si la démographie africaine prenait Haiti pour modèle, il y aurait présentement 7 milliards 300 millions de personnes en Afrique : 6 milliards 300 millions personnes de plus que la population actuelle de l’Afrique, qui s’établit à 1 milliard d’individus.
En effet, l’Afrique (moins le Sahara, que je ne compte pas) a une superficie 803 fois plus grande qu’Haiti, et Haiti a une population de 9 millions d’habitants.
9 x 803 = 7 300.
La population à Haiti est 8 fois plus dense qu’en Afrique. C’est nettement exagéré. Ce problème démographique lancinant doit être résolu, et vite. Sinon Haiti court vers un désastre dont la nature n’est nullement responsable.
Paradoxalement, je rêve à un Haiti où, pour faire un enfant, il faille passer à travers « 11 procédures bureaucratiques prenant en moyenne 1 179 jours et représentant une dépense de 569,5% du salaire annuel ». Ce serait de la bureaucratie bien placée, pour une fois.
La population d’Haiti, malgré l’émigration, a augmenté de 100 % de 1973 à nos jours. La population du Québec, malgré l’immigration, n’ a augmenté que de 25 % de 1973 à nos jours. Si la population haitienne avait imité le rythme québécois, le nombre de victimes du séisme serait diminué de 40 %.
Si Haiti était aussi densément peuplé que l’Afrique, cet Haiti serait, il me semble, beau, prospère, respectueux et protecteur de l’environnement. Et le nombre de victimes du séisme actuel aurait été diminué d’au moins 88 %.
La « vigueur « de l’économie haitienne justifiait-elle vraiment un doublement de sa population depuis 1973 ? Ce séisme est une rude épreuve, mais l’épreuve aurait pu être significativement mitigée si la croissance de la population n’avait pas été si disproportionnée relativement aux ressources du pays.
La tragédie est donc double : le séisme en soi, mais aussi le fait qu’une partie du drame soit autoinfligé. 9 millions de personnes sur cette faille sismique (plus que la population du Québec ; plus que la population de la Suède ; presqu’autant que la population de l’Ontario), n’est-ce pas largement excessif? N’est-ce pas source de tragédies bien plus importantes qu’un séisme aux 200 ans, si dramatiques ces séismes soient-ils dans l’immédiat ?
Le séisme sera oublié dans 1 an. Le drame démographique sera toujours là, lancinant, puisqu’il y aura 160 000 bouches haitiennes additionnelles à nourrir. Enfin, 160 000 bouches moins les mortalités causées par le séisme. Si ces mortalités s’élèvent à 50 000 personnes, Haiti se retrouvera en décembre 2010 avec 110 000 habitants de plus qu’en décembre 2009, malgré le très tragique séisme! N’est-ce pas tout dire?
Ce qui afflige Haiti, selon le grand David Brooks, n’est pas avant tout des actes de Dieu, mais des actes de l’homme :
« Haiti, like most of the world’s poorest nations, suffers from a complex web of progress-resistant cultural influences. There is the influence of the voodoo religion, which spreads the message that life is capricious and planning futile. There are high levels of social mistrust. Responsibility is often not internalized. Child-rearing practices often involve neglect in the early years and harsh retribution when kids hit 9 or 10.
We’re all supposed to politely respect each other’s cultures. But some cultures are more progress-resistant than others, and a horrible tragedy was just exacerbated by one of them. »
http://www.nytimes.com/2010/01/15/opinion/15brooks.html?hp
La culture, ça compte, et toutes les cultures ne sont pas égales. Il y a une clique, en Hétutistan, qui doit être livide de voir sa mantra taillée en pièce par le grand chroniqueur du NY Times !
Je crois que la principale différence entre les dommages infligés par le séisme de Port-au-Prince et celui de San Francisco réside dans le fait que les bâtiments en Californie respectent des normes anti-séismiques alors qu’à Haïti, de telles normes ne doivent pas exister en dépit du fait que ce pays est « coincé » entre deux failles géologiques qu’on croyait inactives…
Obtenir un permis de construction en Haïti ne doit pas être une mince affaire et doit surtout servir à enrichir les fonctionnaires qui daignent se présenter au travail pour récolter le backshsish…
En Californie, le tremblement de terre avait son épicentre situé à 90 km d’Oakland et de San-Francisco et n’a duré que 15 secondes.
Celui d’Haïti avait son épicentre collé sur Port-au-prince et a duré une bonne minute.
Reste que, même s’il n’y avait pas de permis de construction à Haïti, les bâtiments auraient tout de même été de la merde.
De plus, le tremblement de terre d’Haïti va sûrement terminer plus meutrier que celui du Sichuan en 2008 qui avait pourtant une force de 8 et qui a duré 3 minutes. La Chine est toujours un pays communiste et tout passe par l’État right?
T’as juste à prendre le tremblement de terre de 1992: 7,3 durant 3 minutes directement sur la petite ville de Landers. Bilan: 3 morts (dont 2 d’une crise cardiaque).
Et on pourrait aussi parler du Japon. En 2003 ils ont eu un 8,3 et pas un seul mort.
Anyway, je ne suis pas en train de dire que ça aurait fait autant de morts à San-Francisco ou Taiwan ou nimporte quel pays développé. Haïti, c’est le tiers monde. C’est tout.
Mais la ville de Landers a été frappé directement.
http://en.wikipedia.org/wiki/File:USGS_Landers_shake_map.jpg
Comme je disais, il y a deux jours, dans mon commentaire no.2:
Je n’ai pas eu ma réponse.
C’est la différence entre remplir un formulaire d’une page et un formulaire de 50 pages.
Dans les 2 cas c’est une procédure mais le formulaire de 50 pages prend nécessairement plus de temps.
J’oubliais d’écrire que Landers est un village de 2000 habitants.
1 mort (2 sont décédés d’une crise cardiaque) par 2000 habitants ça ferait 5000 morts à Haïti.
@ DG.
Donc, si je comprends bien, puisqu’il y a plus de procédures bureaucratiques en République Dominicaine (RD) qu’en Haïti pour obtenir un permis de construction, en Haïti, le formulaire compte une page pour plus de temps et d’argent, alors que le formulaire de la RD compte 50 pages pour moins de temps et d’argent??? Est-ce que c’est ça?
Mais, comment est-ce possible? Si c’est le cas et en tout respect pour la population haïtienne, autant dire qu’Haïti est un trou!
P.S.: Merci!
Bon donc on compare des tremblements de terres californiens et japonais au séisme d’Haiti. Bon, oublions deux minutes que Haiti, peu en importe les raisons est un pays afreusement pauvre et ngna gna gna. Une simple question se pose. Combien de tremblement de terre majeur en Haiti dans le dernier siècle? réponse, peut-être un ou deux. Combien de tremblement de terre majeurs en Californie et au Japon? Des dizaines. Les Japonais et les californiens vivent constament avec la menace d’un tremblement de terre, ils y sont préparés. Un tremblement de terre majeur en Haiti, c’est rarissime, ils n’y étaient pas plus préparé que le Québec est préparé a faire face a une irruption volcanique ou a un Tsunami.
Donc avant de tirer des conclusions sur le fait que le cout de l’importation d’un conteneur est responsable de la morts de milliers de gens, faudrait peut-être regarder des causes plus immédiates et sensées.
Donc tu nous dis que même si Haïti avait eu le niveau de richesse de la Californie, il y aurait eu autant de morts ?
La Chine, passablement plus développée que ne l’est Haïti, enregistre fréquemment des séismes très meurtriers. Et pourtant, ils en ont l’habitude. La solidité de leurs constructions doit-elle être mise en doute…?
Au fait, comment est-ce possible que le séisme de Sichuan, d’une magnitude de 7.9, en mai 2008, est pratiquement passé sous silence dans nos bons médias, alors qu’il a fait plus de 80 000 morts…? Serait-ce un cas de sympathie à géométrie variable…?
Aussi, en 1976, le tremblement de terre de Tangshan, toujours en Chine, d’une magnitude de 8, a officiellement fait 240 000 mort (officieusement on parle de 600 000 à 700 000 victimes).
Enfin bref, c’est un exemple assez paradoxal, je l’admets. Si la logique impose des normes de construction plus sévères dans les zones à plus grande activité sismique, le cas chinois apporte plus de question que de réponses, du moins en ce qui me concerne.
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