Antagoniste


14 décembre 2009

Du sable dans l’engrenage Canada Économie Environnement

Alberta

Jean Charest et Dalton McGuinty sont partis en croisade contre l’Alberta et ses sables bitumineux. Pas une semaine ne passe sans que nos médias nous rappellent que c’est à cause du sable bitumineux si le Canada ne peut respecter les engagements du protocole de Kyoto.

Vous savez qu’elle est la proportion des gaz à effet de serre émis au Canada qui est imputable à l’exploitation des sables bitumineux ? Selon les dernières estimations, c’est un gigantesque 4,6% ! En guise de comparaison, le secteur des services est responsable de 7,6% des émissions. Bref, même si demain matin on interdisait l’exploitation des sables bitumineux, on serait très loin d’atteindre les cibles de Kyoto (réduction de plus de 30%).


14 décembre 2009

L’uranium enrichit Canada Économie En Chiffres Environnement Gauchistan Québec

Voici une comparaison des prix du pétrole et de l’uranium (combustible utilisé dans les centrales nucléaires) depuis 21 ans

Uranium
Sources: Cameco & Energy Information Administration

Bien que le prix de l’uranium ait été sévèrement affecté par la récession, on peut voir que comme le prix du pétrole, il demeure nettement à la hausse par rapport à la moyenne historique.  Et l’avenir est rose dans l’industrie de l’uranium puisque le retour en force de l’industrie nucléaire, notamment en Chine qui prévoit la construction de plus de 50 centrales, fera en sorte de maintenir la demande pour ce minerai.  En 2009, les 435 centrales nucléaires ont consommé 65 405 tonnes d’uranium.  En ce moment, la production mondiale d’uranium suffit à peine pour combler 68% de la demande.

Quel est le pays le mieux disposé pour profiter de cette manne ?  Le Canada !  En 2008, le Canada a produit 9 000 tonnes d’uranium, soit 25,5% de la production mondiale.   Cette performance fait du Canada le plus gros extracteur d’uranium de la planète.  Les mines canadiennes d’uranium se concentrent principalement en Saskatchewan, cette province comptera une dizaine de sites d’exploitation d’ici 2011.  La 2e plus grosse compagnie uranifère cotée en bourse, Cameco, est canadienne.  En 2008, Cameco a enregistré des revenus de 2,83 milliards de dollars.   En Saskatchewan, les plus récentes statistiques indiquent que l’extraction d’uranium a créé 5 000 emplois et généré des revenus de 562 millions de dollars.

Tout ça pour dire que si l’on trouve de l’uranium dans votre coin de pays, c’est une excellente nouvelle: la demande est croissante, les prix sont élevés et le Canada possède une vaste expertise dans l’exploitation de cette ressource naturelle.  M’enfin, c’est une bonne nouvelle partout sauf au Québec…  À Sept-Îles, les gens ont plutôt décidé de refuser ce moteur de développement économique.

C’est devenu une habitude au Québec: on dénonce l’exploitation forestière, on refuse la construction de barrage et l’on milite contre l’industrie minière.  Il serait grand temps que certaines personnes réalisent que l’existence de nombreuses régions au Québec dépend essentiellement de l’exploitation des ressources naturelles.  Les régions ne pourront jamais avoir un développement économique axé sur la haute technologie.

Les gens sont parfaitement libres de refuser la construction d’une mine ou d’un barrage, mais ces derniers doivent assumer les conséquences de leurs choix.  On ne peut pas dire non à des promoteurs privés pour ensuite se fier à l’aide du gouvernement pour garder les régions en vie. C’est un peu comme si un assisté social apte au travail refusait un emploi sous prétexte qu’il n’aime pas le métier qu’on lui offre.  Le type a le droit de refuser cet emploi, mais l’ensemble de la population ne devrait pas avoir à payer pour les choix de cette personne.

Quand on compare le Québec à l’Alberta, les défenseurs du modèle québécois nous répondent fréquemment que si l’Alberta est riche c’est uniquement grâce à leur sable bitumineux.  Moi j’en suis venu à croire que si ces sables bitumineux se trouvaient au Québec, on serait probablement trop con pour les exploiter.


14 décembre 2009

Fraude carbonique Économie Environnement Europe Revue de presse

The Daily Telegraph

Copenhagen climate summit: Carbon trading fraudsters in Europe pocket €5bn
The Daily Telegraph

Carbon trading fraudsters may have accounted for up to 90pc of all market activity in some European countries, with criminals pocketing an estimated €5bn (£4.5bn) mainly in Britain, France, Spain, Denmark and Holland, according to Europol, the European law enforcement agency.

The revelation caused embarrassment for European Union negotiators at the Copenhagen climate change summit yesterday, where they have been pushing for an expansion of their system across the globe to penalise heavy emitters of carbon dioxide.

Yesterday, the UK delegation released a paper calling for the “expansion of carbon markets”, in order to use the profits for a fund to help developing nations tackle climate change.

Suspicions about an unprecedented level of carbon crime over the last 18 months have led investigators to believe criminals are using “missing trader” techniques to buy up carbon credits elsewhere in Europe where there is a cheaper rate of VAT.