La PresseAprès François Cardinal, c’est au tour Ariane Krol d’insulter notre intelligence dans l’affaire du climategate.

Selon la chroniqueuse propagandiste, le climategate est un pseudo-scandale et les vrais coupables ce sont les whistleblower qui ont rendu publiques les archives du « Climatic Research Unit » (CRU).

Mais comme François Cardinal, Ariane Krol omet de mentionner quelques faits importants.

Premièrement, il faut savoir que ce sont les statistiques du CRU qui font offices de référence officielle au GIEC et au GISS.  La manipulation des données utilisées signifie que toutes les publications ayant eu recours à ces chiffres doivent être rejetées.  Je vous rappelle que dans un courriel, un chercheur du CRU a déclaré: « So, we can have a proper result, but only by including a load of garbage! ».

Ensuite, Ariane Krol trouve parfaitement normal que les chercheurs du CRU aient voulu faire taire les scientifiques ne partageant pas leur théorie.  La science ce n’est pas une religion et c’est pour cette raison que le débat doit toujours être possible.  Une théorie scientifique est considérée comme valable jusqu’à ce qu’on prouve le contraire, c’est pourquoi la possibilité de débattre est si importante.  En voulant bloquer les débats sur le réchauffement climatique, les chercheurs du CRU ont voulu faire de leur théorie un dogme.  Un scientifique qui a peur de débattre de ces idées est plus à sa place dans une église que dans une université. Ariane Krol semble confondre le peer-review avec le peer-pressure.

De plus, Ariane Krol n’est aucunement troublée de voir des scientifiques qui refusent de rendre publiques leurs données ou qui incitent leurs collègues à détruire des documents qui étaient protégés par la Loi d’accès à l’information.  Pourquoi des scientifiques ont-ils peur de divulguer leurs données ?  Craignent-ils que l’on découvre une fraude ?  Les mesures que les gouvernements entendent prendre pour contrer les effets du prétendu réchauffement climatique vont coûter des centaines de milliards de dollars à l’échelle de la planète, il est donc normal que toute la science qui sert de justification à ces dépenses massives soit d’une transparence irréprochable.  Accepterait-on que le gouvernement garde secrets les contrats de construction du ministère du Transport ?  Si la transparence est essentielle dans le processus de rénovation d’une route, elle l’est encore plus quand on parle du réchauffement climatique.  De plus, le très prestigieux magazine Science affirme que les chercheurs du CRU pourraient avoir commis un acte criminel en tentant de supprimer des documents qui étaient visés par la Loi d’accès à l’information.

Notons aussi que l’article est peu loquace sur l’élément le plus important du scandale, soit la manipulation des modèles informatiques qui sous-tend la théorie du réchauffement climatique.  Si la base de la théorie du réchauffement climatique repose sur de fausses prémisses, c’est tout le « bâtiment » qui s’écroule.

Pour terminer, relevons une contradiction fondamentale dans le discours d’Ariane Krol.  Dans un premier temps, elle affirme que les scientifiques impliqués dans le climategate « auraient intérêt à s’expliquer publiquement », mais elle conclut son article en disant que le scandale « ne change rien à la réalité des changements climatiques ».   Ariane Krol n’a pas entendu l’explication des chercheurs, mais qu’importe, dans sa tête l’affaire est déjà classée.  Il faut comprendre qu’Ariane Krol se moque des scandales qui pourraient remettre sa foi en question parce que tout comme les créationnistes, elle ne veut pas savoir, elle veut croire.