Les médias ont beaucoup parlé de l’annonce du plan de Jean Charest pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20% d’ici 2020.

Pourtant, personne n’a parlé du scandale majeur qui a éclaté vendredi dernier, à savoir la manipulation de données par des chercheurs du GIEC.

Enfin, presque personne…

François Cardinal, le « journaliste » spécialisé dans les questions environnementales pour La Presse a réagi dans un texte très court pour nous dire…  qu’il n’y avait pas de scandale.  Que les courriels compromettants divulgués vendredi dernier étaient: « plutôt inoffensifs pour la plupart ».

Selon François Cardinal, il est parfaitement normal que l’un des climatologues les plus influents raconte dans ses courriels qu’il a utilisé une « astuce » pour « masquer le déclin »:

La Presse
Une arnaque, le réchauffement?

M. Jones, qui reconnaît l’authenticité de ce courriel, a rétorqué que le mot «trick» était pris hors contexte, qu’il ne signifiait nullement «astuce». En outre, il a précisé que le «déclin» auquel il fait référence est plutôt une «divergence» non expliquée, reconnue depuis un bon moment par les scientifiques, entre les données climatiques et les mesures prises sur les arbres.

Si ce fameux déclin était reconnu depuis un bon moment par les scientifiques, alors pourquoi M. Jones a-t-il tenté de le masquer ?  François Cardinal ne répond pas à cette question…

Le journaliste ne parle pas non plus des courriels où l’on demande aux chercheurs d’effacer du matériel. Pas plus qu’il ne commente la tentative du groupe de chercheurs de bloquer la publication d’articles contredisant leur théorie.

Et pour terminer, on invite les lecteurs à consulter realclimate.org,  « un site réputé sur la question ».  Le problème c’est que Michael Mann et Raymond Bradley, qui comptent parmi les responsables de ce site, sont directement impliqués dans le scandale.  C’est comme si un journaliste faisant un reportage sur la fraude de Vincent Lacroix avait invité ses lecteurs à s’informer sur le site de Norbourg, en spécifiant que cette source d’information était réputée dans le monde de la finance.

Glenn Beck (yeah, Glenn Beck !) fait le tour de la question  en résumant l’essentiel des courriels litigieux qui ont été échangés entre les chercheurs (courriels qui ont été ignorés par François Cardinal):

La réglementation entourant les changements climatiques va nous coûter plusieurs milliards de dollars. Avant d’aller plus loin, il est impératif d’avoir des réponses à ces questions.