Quand on s’endette, on fait beaucoup plus que dépenser de l’argent que nous ne possédons pas.  Une dette signifie aussi que nous devrons payer des frais d’intérêt et chaque dollar dépensé au service de la dette est définitivement perdu parce que cette somme ne produira aucune « plus-value » pour l’économie du Québec.

Voici comment se compare le Québec par rapport au reste du Canada:

Dette

Voici comment les paiements d’intérêt sur la dette ont évolué depuis 10 ans dans chaque province (2006 vs. 1996):

  1. Alberta:  -66,5%
  2. Saskatchewan:  -33,9%
  3. Colombie-Britannique:  -23,7%
  4. Manitoba:  -22,3%
  5. Terre-Neuve:  -13,2%
  6. Ontario:  -12,7%
  7. Île-du-Prince-Édouard:  +1,6%
  8. Nouveau-Brunswick:  +4,5%
  9. Nouvelle-Écosse:  +15,8%
  10. Québec:  +26,1%

Quelle est la nouvelle lubie des social-bureaucrates ?  Libérer le Québec du pétrole, rien de moins !  Selon les gauchistes, il est inacceptable que le Québec envoie tous les ans 15 milliards de dollars à l’étranger pour acheter du pétrole alors que cet argent pourrait être investi dans l’économie du Québec.  En 2006, les frais d’intérêt de la dette québécoise s’élevaient à 12,1 milliards de dollars.

Quand un Québécois « envoie son argent à l’étranger » pour faire le plein de sa voiture, il obtient quelque chose en retour: ce Québécois pourra se déplacer pour se rendre à son travail ou pour faire son épicerie.  Par contre, quand un Québécois débourse près de 1 600$/année pour payer les intérêts de la dette, il n’obtient strictement rien en retour.

Le développement du Québec passe bien plus par une libération de notre dette que par une libération du pétrole.  Mais n’allez pas dire ça au social-bureaucrate, selon eux, le modèle québécois est parfait.

N.B. La dette inclut celle de la province et des administrations locales (c.-à-d. les municipalités).

Source:
Statistique Canada
Tableau 384-0004