La fin de semaine dernière, 2 partis provinciaux ont élu un nouveau chef. La Wildrose Alliance, un parti albertain avec le vent dans les voiles, à élu Danielle Smith. L’Action Démocratique du Québec, un parti en perdition, a décidé de porter au pouvoir Gilles Taillon.

Voici comment ces 2 chefs nouvellement élus définissent leur engagement politique:

Daniel Smith

Discours de Danielle Smith, chef du Wildrose Alliance:

« But the values this province was built on are deeply rooted in a commitment to personal liberty: Freedom of speech, freedom of religion, freedom of association, freedom of assembly and economic freedom, the foundation of which is a respect for private property rights. The problem in Alberta is the government has become too big and too intrusive for our own good. It must be reined in to preserve the ability of individuals, families and communities to govern themselves in their own way, according to their own values. […] We believe government is not there to tell the people what to do, we the people are here to tell the government what to do. »

Gilles Taillon

Propos de Gilles Taillon, chef de l’Action Démocratique, recueillis sur son blogue (aujourd’hui effacés), au sujet du budget 2007 du PLQ:

« Je vous avouerai d’entrée de jeu qu’il est rare que les organismes communautaires ont autant d’attention médiatique qu’en aura reçue la ministre des finances. Pourtant, plusieurs sont les grands exclus de ce budget. Les sommes reçues du règlement du déséquilibre fiscale que le gouvernement a choisi d’investir en baisses d’impôts, c’est aussi refuser de l’investir en santé, de l’investir en éducation, en mesure favorisant le retour au travail, de l’investir dans différents organismes communautaires, dans des initiatives, en fait, qui font bien souvent la différence au niveau de la qualité de vie de tous les québécois. »

Je vous suggère aussi de lire le billet de Martin Masse du Québécois Libre sur Danielle Smith.

En passant, je fais partie du 71% des membres de l’ADQ qui ont décidé de ne pas voter en fin de semaine. J’avais acheté ma carte de membre de l’ADQ de Jean-François Plante. Je savais pertinemment qu’il n’avait aucune chance de devenir chef, mais je misais sur sa présence pour amener des idées nouvelles et donner un grand coup de pied dans la fourmilière adéquiste. Son éviction manu militari de la course à la chefferie a signifié pour moi la fin de ma brève aventure avec l’ADQ.

Je soupçonne qu’un nombre non négligeable d’abstentionnistes auraient voté si Jean-François Plante avait été présent sur le bulletin de vote, c’est du moins mon cas. Jean-François Plante aurait fait l’objet de ma première sélection et Éric Caire aurait eu mon deuxième choix. Selon moi, le deuxième choix des membres appuyant Jean-François Plante aurait probablement favorisé Éric Caire, ce qui aurait pu faire toute la différence vu la mince victoire de Gilles Taillon par 2 votes. En bref, si Jean-François Plante n’avait pas été sorti de la course, Éric Caire serait probablement chef aujourd’hui.