On dit que l'éducation c'est un investissement. Mais dans quel pays cet investissement est-il le plus profitable ?
Voici le rendement de l’investissement* dans l’éducation en comparant les coûts de l’éducation et le manque à gagner au cours des études, et les perspectives d’un futur salaire plus élevé grâce à l’obtention d’un diplôme de niveau supérieur.


Les frais de scolarité aux États-Unis sont très élevés, mais l'investissement est très payant… pour le moment…
*L'étude regarde les coûts associés à l'obtention du diplôme et les revenus que le diplôme procure au gens une fois sur le marché du travail. Les montants montrés sur les graphiques ne sont pas pas des salaires, ce sont les revenus nets supplémentaires accumulés par un diplômé tout au long de sa vie grâce à son diplôme (les revenus du "diplôme" auquel on soustrait les coûts).
Source:
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Invest in education to beat recession, boost earnings























J’ai un peu de la misere à comprendre… ou peut-être que je trouve ça un peu déprimant que des études universitaire donnent un maigre 57 000$ sur toute la durée de ma vie.
Prenons un exemple hypothétique pour un étudiant avec un BAC:
Hypothèses:
Salaire sans université:35 000$
Salaire avec université:45 000$
Coût 3 ans universités: 10 000$
Manque à gagner salaire 3 ans sans BAC: 115 000$
35 ans à 45 000$ = 1 575 000$
35 ans à 35 000$ = 1 225 000$
Différence: 350 000$ – 10 000$ – 115 000$
= 225 000$ à la limite 112 500$ après impôts…
Et d’après moi l’écart est probablement beaucoup plus de 10 000$ par année…
Je suis allé lire sur le site de l’OCDE et je n’ai toujours pas compris ce que le chiffre représente exactement.
Néanmoins, je sais que c’est très intéressant comme données.
@David
Théoriquement, plus l’écart entre les salaires pour les emplois à haut niveau de compétence et ceux à bas niveau de compétence est élevé, plus le gain potentiel à poursuivre des études avancées sera élevé. C’est ce que tes graphiques démontrent grosso modo.
Donc, si les États-Unis figurent en tête de cette liste, c’est que l’écart entre les salaires de haut et bas niveau de compétence y est parmis les plus élevés au monde, combiné au fait qu’il y a une demande élevée pour des employés à haute compétence dans ce pays (probablement en raison de son niveau de développement technologique, bien que les autres pays de ta comparaison soient aussi des pays « avancés »).
Cela signifierait qu’il y a, aux États-Unis notamment, une pénurie de citoyens hautement éduqués et un surplus de citoyens faiblement éduqés.
Le salaire d’un médecin, par exemple, est très élevé, mais si au cours des prochaines années le nombre de médecins augmentait drastiquement, leur salaire moyen aurait tendance à baisser fortement, se rapprochant de la moyenne nationale. Ainsi, plus le système d’éducation génère de citoyens hautement éduqués, plus l’écart entre les bas salariés et les hauts salariés rétrécie(i.e. le rendement de cet investissement diminue).
Cela implique potentiellement deux choses pour les États-Unis du moins: 1) soit il y a peu d’individus suffisamment intelligents pour poursuivre des études supérieures ou 2) soit les études supérieures de qualité sont difficilement accessibles pour d’autres raisons.
Comme tu le mentionnes:
Je pense que c’est non-négligeable.
Bien entendu, il y a d’autres choses qui interfèrent avec le marché de l’emploi qui peuvent perturber ce raisonnement (salaires minimum, syndicats, etc).
Mais en somme, je pense qu’un système d’éducation performant et accessible est la meilleure façon s’assurer que la richesse est accessible à tous. Au Canada, nous avons l’accessibilité, mais le sous-financement fait en sorte que la qualité est médiocre. Aux États-Unis, la qualité est élevée dans certaines institutions, mais le prix exhorbitant les rend presque seulement accessible aux riches.
Bref, je pense que si les gauchistes veulent favoriser davantage d’égalité entre les hauts et les bas salariés de la société, ils devraient arrêter de chercher à taxer les riches pour engrossir encore plus le gouvernement et ses programmes sociaux abrutissants, mais plutôt favoriser l’excellence scolaire par un système d’éducation performant. Le remède contre la pauvreté n’est pas l’aide-sociale, mais bien le savoir-faire.
As-tu lu mon article sur l’accès à la richesse au Canada?
http://minarchiste.wordpress.com/2009/09/02/l%e2%80%99acces-a-la-richesse-au-canada/
Ici en Georgie, lorsqu’on a voulu légaliser les lotteries et les jeu, les gens s’y sont opposé.
Ensuite le gouvernement a proposé que les profits des lotteries irait dans l’éducation sous formes de bourses d’études.
Dans tout l’état de la Goergie, y’a ce qu’on appèle le HOPE scholarship. Tant et aussi longtemps que tu maintient une moyenne de B à l’université, ta session est gratuite et donc payée par la bourse. Tu poche? tu paye toi même. Le seul désavantage c’est que ça s’applique pas aux écoles privées mais l’Université de la Georgie est tout de même excellente comme université privée
Il semble y avoir une certaine confusion dans la signification des résultats.
Voici donc plus en détails.
L’étude a d’abord regardé le coût associé à la diplomation: frais de scolarité, la durée de la scolarité (pendant ce temps on ne peut pas travailler à plein temps), les taxes et impôts qui seront payé sur le salaire une fois le diplôme obtenu, etc…
Ensuite on a regardé les avantage de la diplomation: le salaire plus élevé, la probabilité d’être au chômage, etc.
Pour voir tous ces critères, allez voir le tableau A8.2 donné dans la référence à la fin du billet.
Donc l’étude prend les avantages financiers de la diplomation, soustrait les coûts et on obtient un montant net qui correspond au gain financier que procurera le diplôme.
Par exemple, au Canada, un diplôme universitaire permet, en moyenne, d’augmenter ses revenus totaux (les revenus accumulés tout au long de sa vie) de 57 300$.
Le montant sur le graphique n’est pas un salaire, mais le gain à la somme des revenus totaux gagné au cour d’une vie.
J’espère que c’est plus clair.
J’ai aussi ré-écrit la note explicative dans le billet. Dites moi si c’est plus clair.
Tout dépend comment tu définis le niveaux de compétence.
Aux USA, on retrouve le plus haut gain pour les études universitaires et secondaires/collégiales.
Même que les études secondaires/collégiales donne un gain très comparable au diplôme universitaire.
@David
Mon point est que si plus de gens terminaient un diplôme (collégial ou universitaire) plutôt que de décrocher du secondaire, cela augmenterait l’offre d’employés diplômés et réduirait conséquemment leurs salaires versus les employés non-diplomés.
Ma question: pourquoi est-ce que le gain potentiel à faire un diplôme est-il le plus élevé aux États-Unis?
Selon mon raisonnement, c’est parce qu’il y a dans ce pays un surplus de non-diplômés par rapport aux nombre de diplômés. Pourquoi? Je propose que ce soit parce que l’éducation de haut niveau y est difficilement accessible.
Ce n’est qu’une hypothèse, j’aimerais bien avoir votre opinion.
Si je comprends bien, et j’en suis pas convaincu, au Canada, celui qui obtient un bacc gagnera 12 000 $ de plus que celui qui obtient un DES ou un DEC? Et ce, sur toute la durée de sa vie? Ça m’apparait bien peu et c’est surtout loin de le perception que j’en avais.
En passant, il existe pas mal de textes en français sur le site de L’OECD, l’excellent blogue « Pour une école libre » pointe vers ceux-ci. Voir http://pouruneecolelibre.blogspot.com/.
Puncho :
« Si je comprends bien, et j’en suis pas convaincu, au Canada, celui qui obtient un bacc gagnera 12 000 $ de plus que celui qui obtient un DES ou un DEC? »
Non, il faut déduire les revenus perdus, le coût des prêts étudiant pendant que la personne étudie son bacc alors que celui qui a son DEC travaille déjà et gagne des sous.
Pour moi ça m’apparaît très réaliste. Je connais bien des gens sur la construction qui gagne plus qu’un enseignant.
Tout comme des employés de grosses usines gagnant des salaires bien supérieurs ont la personne détenant un bac en sdministration par exemple.
Hummm… Tu devrais te renseigner sur ce qu’on appelle « l’actualisation ».
Sinon, autre commentaire: c’est bien beau d’utiliser la moyenne, mais comme tu le fais dans certains autres billets, tu devrais indiquer la médiane. Peut-être quelques gros joueurs milliardaires viennent changer la donne.
C’est bien ce que l’étude dit et moi aussi j’ai été très surpris.
Tous ces facteurs sont considéré dans les nombre présentés dans les graphiques.
L’OCDE ne donne aucune valeur médiane.
Et de savoir quel système a le plus de chance de produire quelques millionnaire, c’est un renseignement utile.
@David et les autres.
Papa Chat soulève un excellent point.
Les chiffres que tu as sont des valeurs actualisées, ce qui veut dire qu’ils prennent en compte la valeur de l’argent dans le temps.
Le tableau mentionne qu’ils utilisent un taux d’escompte de 5%.
Cela signifie que disons par exemple un salaire de $100,000 dans dix ans vaut aujourd’hui (100,000 / (1.05)^10) = $61,391.33
C’est pourquoi les chiffres sont si petits.
Ça je le savais déjà, ça ne change rien à la situation.
Je remarque la piètre performance de l’Europe, surtout des pays scandinaves.
Voilà qui fait réfléchir sur la « sôôôôcial-démocratie ».
J’ai eu une discussion récemment avec un groupe d’amis(es) et en parlant du coût de la vie blablabla on en est venu à parler des salaires.
Une chose en est resortie, la valeur d’un bacc au qc est nul. Les comptables et avocats sont sous-payés. La plupart des ingénieurs sont bien payé depuis quqelques temps à cause des besoin du gouvernement qui met une pression sur la ressource mais ils n’ont aucune sécurité d’emploi.
Là on parle pas de profs, d’art ou journaliste… tout ce beau monde gagne très peu par rapport à leur niveau d’étude.
J’ai lu un article dans la revue »actualité » l’année dernière qui comparait un grutier, un agent d’immeuble et prof de musique et une travailleuse social, ayant tout les deux une maitrise.
Je vous laisse devinez le résultat… je me rappel pas des chiffres mais je peux vous dire que c’était presque ridicule.
La relative égalité des revenus se fait à l’avantage de la main d’oeuvre non-qualifiée et aux détriments des gens qui font des études.
Quelques clics et je trouve qu’un concierge est payé 120 couronnes de l’heure dans une entreprise. À 40 heures par semaine, ça lui donne 19200 couronnes par mois.
Un diplômé universitaire qui débute se fait offrir entre 25000 et 30000 couronnes par mois.
Pour passer par dessus la file de l’immigration, il faut se faire offrir une job à 35000 couronnes par mois – ce qui représente une position intermédiaire.
Ça veut donc dire qu’entre le laveur de plancher et le « petit boss », il n’y a que 3000$ de différence.
Et si le concierge ne paie « que » 37% en impôts, imaginez le « petit boss ».
J’allais répondre la même chose.
Le gain assez minime dans les pays scandinave est probablement attribuable à l’égalitarisme.
On se retrouve du même coup à décourager les études.
Les études sont aussi découragées par le contingentement des places – dû à la gratuité.
Au Danemark (en Allemagne aussi), c’est un organisme centralisé qui affecte les étudiants dans les universités. On ne l’apprend que quelque jours avant la rentrée et too bad si on t’envoie où tu ne veux pas aller, c’est à prendre ou à laisser.
Et à voir les villes et universités demander des « places » au gouvernement, ça me fait tellement penser aux CPE québécois…
Incroyable de voir des États se donner autant de pouvoir par rapport à leur citoyen.
En passant, j’ai un truc qui pourrait t’intéresser:
http://www.econtalk.org/archives/2009/08/munger_on_cultu.html
C’est un prof de Duke University qui est allé enseigner en Allemagne durant 4 mois.
Il parle des différences culturelles.
L’anecdote avec la vielle dame et de son panier d’épicerie est assez savoureuse.
À la fin, on en vient à se demander si c’est l’oeuf ou la poule: ils sont toujours à justifier l’intrusion de l’État. En une phrase, c’est pour leur bien.
Leurs universités sont médiocres à cause du sous-financement? So what! Au moins tout le monde peut y aller sans se ruiner.
Il faut développer un bon lien de confiance avant qu’un Danois arrête avec son one-liner « We pay a lot of taxes in Denmark but it is a good system, we get a lot of services like free education, free healthcare… »
On a aussi un étatisme différent. Par exemple, l’équipe nationale du Danemark trouvait bizarre que les ministres, députés, maires et conseillers viennent couper des rubans et commanditent une compétition sportive.
Dernièrement, je me suis trouvé à lire l’article « Bénévolat » sur Wikipedia allemand. On y a mis une section « Bénévolat versus responsabilité sociale de l’État ». ?????
Concernant Munger:
- Plus que ça, à l’épicerie en Allemagne il ne faut jamais jamais toucher à quelque chose qui appartient à un autre (ex: tasser un panier pour prendre quelque chose dans une rangée). Ils n’aiment pas que des inconnus touchent aux choses qu’ils viennent d’acheter – au point où on dit que ça a été une grosse gaffe de Wal-Mart (qui s’est planté en Allemagne) d’avoir engagé des emballeurs aux caisses.
- L’histoire sur le tip, je suis 50/50. Officiellement, on n’attend rien d’autre que tu arrondisses à l’euro supérieur mais ils sont très contents d’avoir 2.50€. On ne le refuse pas, et j’irais même dire qu’ils espèrent que tu prendras pas ton change!
Mais bon, je remarque qu’il faut souvent me montrer des trucs comme ça. Même si je peux trouver certaines choses bizzares, je les fais pareil quand je suis là-bas. Du moins, en public faire comme eux ça me vient naturellement.
Perception largement répandue au Québec depuis plusieurs décennies: plus tu fais d’études, plus tu devrais gagner. C’est oublier une règle basique fondamentale: l’offre et la demande.
Au Québec, ça se reflète extraordinairement: on a tellement boudé et rabaisser les métiers et les techniques (because, on sait tous que dès qu’on a un bac, on est plus brillant – donc, vite vite: tous à l’université!) qu’aujourd’hui, la différence de salaire peut être risible entre un frotteux de banc universitaire de 1er cycle et un maçon.
Tout-à-fait et on se retrouve avec un taux de décrochage assez spectaculaire… croyez-vous qu’il y a une lien!?
Je ne sais pas pour les autres, mais dans mon entourage, le choix des études s’est fait en rapport au choix du métier et non du salaire. À savoir, quand bien même je gagnerais 10 000$ de plus par années pour viser une vis à longueur de journée dans une usine, j’aurais quand même opté pour des études et le métier qui me passionne..
Combien ça vaut la valorisation et l’accomplissement?
Sinon, il est quand même drôle d’entendre dans le même sujet des gens avancé qu’on décourage les études et d’autres que les salaires moindres sont du au trop grand nombre de diplômés haha!
Je ne pense pas. Et là, on aborde un sujet délicat: celui de la féminisation de nos écoles et de l’enseignement.
Où sont les modèles masculins dans nos écoles?
Où sont les [vrais] professeurs masculins dans nos écoles?
Durant mon primaire et mon secondaire, je me suis emmerdé comme ça ne se peut pas. Le nombre de fois que je regardais l’horloge du mur pour savoir quand la récré, le dîner, re-la récré et enfin, la fin des cours, arriverait… Les cours étaient longs et ennuyeux. Peu d’action. Que du blabla. 2 X 15 minutes minables de récréation par jour pour 5 heures d’usage de fond de culotte sur ma chaise. Si j’ai passé à travers, c’est que j’avais l’esprit compétitif et que je chauffais les fesses aux filles dans toutes les matières.
Interdiction de se chamailler [amicalement] dans la cours d’école.
Interdiction de lancer des boules de neige (because, on connaît tous quelqu’un qui a perdu un oeil – bien sûr).
Interdiction d’argumenter le prof.
Ne pas faire si.
Ne pas faire ça.
Ne pas bouger.
Ne pas chahuter.
Se tenir droit.
Régler ses conflits par la discussion.
Se protéger derrière le prof dès que ça va mal (ne pas montrer les poings). (tu n’obtiens pas le respect de ton oppresseur par le dialogue)
Quelques années plus tard, en hiver, je passais dans le coin de mon école primaire. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que la neige de la cours d’école était à présent tassée dans un coin, formant un beau gros ban de neige, mais qui bien sûr, était totalement interdit. La raison de tasser la neige? Quand elle durcit, elle devient dangereuse pour les chutes…
Bien sûr, cela n’explique pas tout (milieu social, familial, etc.), mais c’est tout de même assez frappant.
Je m’implique dans la région métropolitaine dans le communautaire auprès des adolescents et constat navrant: ils ne savent pas ce qu’ils veulent faire plus tard comme profession – bien sûr, moi aussi à leur âge, mais au minimum, j’avais quand même des idées – là on leur parle d’une carrière passionnante, dans la garde-côtière, pour seulement 6 mois de formation… en Nouvelle-Écosse… Et bien, c’est trop loin ou trop long….
Ils n’ont guère de projets et/ou de rêves. Et ça, c’est un symptôme qui en dit long. Ce que ça dit, en partie, c’est qu’ils ont peu ou pas de modèles auxquels ils s’identifient. Le « je veux faire comme lui/elle« . Rien ou peu d’inspirant.
Pour le Québécois d’origine canadienne-française, il y a aussi la question d’identité. Quand dans ta classe, tu te retrouves en minorité, noyé dans la communauté internationale, où sont alors tes repères? Oh yea, les repères libertariens: le je-me-moi, les libertés économiques et celui de la farandole humaine, main dans la main, tourbillonnant autour du feu de joie du citoyen du monde. C’est mal comprendre l’être humain. L’Homme se regroupe avec ses semblables, s’identifie à ceux qui lui ressemble, qui partage les mêmes coutumes, la même histoire, etc. C’est naturel. Et cela va bien au-delà des aspirations individuelles et économiques parce qu’il me semble que ça aurait fait un maudit boutt que le Québec se serait vidé de sa populace.
Avoir un taux de diplômation élevé, soit.
Mais encore faudrait-il que ces diplômés trouvent de l’emploi (cf taux de diplomation en France vs le taux de chomage).
@ Dolcevita:
Au secondaire, ça me fait chier parce que je peux pas argumenter avec mes profs, à l’internationale, avec des professeurs masculins.
Dans mon école, en secondaire 4, la plupart du monde ne savent pas vers quoi s’orienter. Normalement, ça se dessine plus vers secondaire 5 et au CEGEP.