|
Le gouvernement du Québec, en bon père de famille, a décidé d'utiliser l'argent de nos taxes pour nous sermonner une fois de plus. Cette fois, le bon peuple se fait chicaner par Claude Béchard, le ministre de l'Agriculture des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, parce que nous n'achetons pas assez d'aliments québécois. Un sermon de 10 millions de dollars pour nous convaincre d'acheter 30$ de produit du Québec. En 2006, les agriculteurs québécois ont reçu 838 millions de dollars en subvention*, ce qui représente la somme de 142$ par contribuable. Au diable le 30$ d’achats, les aliments du Québec me coûtent déjà bien assez cher comme ça. *Depuis 25 ans, les subventions aux agriculteurs québécois ont augmenté de 248%. |
Billets Similaires: Merci_Problème de serveur (redux)_Un signe qui ne ment pas_Merci René Mailhot_The proof is in the pudding_
Ce billet est classé: Économie, Gauchistan, Politique, Québec, Société. Vous pouvez suivre la discussion de ce billet en vous abonnant au fil RSS 2.0, laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre site.























David
Si tu as la chance, j’aimerais bien un comparatif entre les secteurs d’activités pour voir qui est le champion des subdollars. Peut-être un autre sur leur pib question de voir si c’est rentable.
Parcontre indépendamment de cette réalité, un dix millions investit dans le buy québecois sera peut-être rentable sur notre pib!
En fait c’est exactement ce que je m’attend d’un gouvernement. Promouvoir notre marché.
Là ou je suis pas d’accord c’est quand ils maintiennent un prix…
Les produits québécois, déjà subventionnés, sont bien souvent plus cher qu’un produit exporté de qualité équivalente… à partir de là, le choix est vite-fait pour moi!
tient une etude qui demontre clairement que les 10% plus fortunes ont vu accroitre leur richesses pendant que le reste 90% on vont plutot le contraire
http://www.cbpp.org/cms/index.cfm?fa=view&id=2908
@ Badaboum
Es-tu analphabète?
Un autre produit de la réforme scolaire probablement.
Va relire ton étude.
oups…plutot le 1% qui s’enrichit…les 90% eux stagnent ou regressent
Il est qui ce p’tit minable de soi-disant libéral pour me dire quoi acheter et quoi manger, hein? Il n’y a pas assez que l’on subit l’inquisition anti-malbouffe et anti-fumeurs de son gouverne-maman? Il faut qu’il en rajoute une couche?
Qu’il aille chier et qu’il ferme sa gueule, ce soi-disant libéral!
Il y a assez que je paie de force pour de la nourriture que je n’achète pas, alors.
D’un autre côté, les US subventionnent aussi leur agriculture… ça oblige un peu à faire de même, non ? Idem pour l’Europe. Si la France exporte tant, c’est parce qu’elle subventionne à outrance, notamment grâce à la PAC (certes elle n’exporte pas au Québec).
À part ça, j’ai plus tendance à acheter local, parce que ce qui vient de loin est en général cueilli trop tôt (pour que ça arrive tout beau à l’étalage, cf. les bananes) et peinturés de plein de saloperies pour que ça reste longtemps beau. Les pommes plus brillantes que de la faïence ça m’a toujours inspiré de la méfiance. Enfin j’sais pas vous, mais le paquet d’une dizaine de McIntosh lustrées, j’en ai acheté qu’une seule fois dans ma vie.
Après les gens font ce qu’ils veulent, c’est mon choix de faire comme ça et c’est clair que c’est pas à un politicien de me sermonner, ni à personne d’autre.
Les produits bio et/ou du Québec ne sont pas nécessairement un gage d’excellence. Printemps/été 2008, j’ai eu une rage de fraises et j’en ai acheté à plusieurs reprises. À part la dernière fois, j’achetais des fraises de la Californie. C’est certain qu’elles étaient assez mûres (certaines l’étaient trop), mais j’arrivais souvent à trouver un paquet qui était juste à point, que j’achetais. Elles étaient juteuses et sucrées, un vrai délice!
Et arrivèrent des fraises bio du Québec (été). Elles étaient moins poquées que les autres, alors j’en ai acheté. Sauf qu’en les mangeant, je ne les trouvais pas assez mûres, juteuses et sucrées. Croyez-vous que j’en ai racheté par la suite?
J’en ai ajouté souvent, et je suis sûre que je vais augmenter mes statistiques!
@ Badaboum
«les 90% eux stagnent ou regressent»(sic)
C’est vraiment bizarre parce que moi je ne lis pas sa du tout.
Un de nous deux doit être fou!
Est-ce que tu lis ou tu fais que regarder les images?
Pour Badaboum…
Certes, le fossé entre les riches et les pauvres s'est accru, mais cette statistique n'a aucune valeur, car elle ne reflète pas la progression du niveau de vie des plus pauvres. En 1968, le revenu médian des Américains les plus riches était 4,33 fois supérieur au revenu médian des Américains les plus pauvres. En 2004, ce ratio est passé à 5,58 ce qui représente une augmentation de 28,9%.
Par contre, en 1968, le revenu médian (ajusté à l'inflation) des plus pauvres était de 23 100$. En 2004, ce revenu (toujours ajusté à l'inflation) se chiffrait à 27 200$, soit une progression de 17,7%.
Dites-moi, si vous étiez un pauvre à quelle époque préféreriez-vous vivre ? En 1968, les écarts de richesse sont moins marqués, mais votre revenu n'est que 23 100$. En 2004, les écarts de richesse se sont accrus, mais votre revenu est maintenant de 27 200$.
La suite demain…
N.B. Les "Américains les plus riches" désignent le groupe de 20% de la population avec les revenus les plus élevés. Inversement, les "Américains les plus pauvres" désignent le groupe de 20% de la population avec les revenus les plus faibles.
http://www.antagoniste.net/?p=5950
N.B. Un "groupe cinquième" correspond à une tranche de 20% de l'échantillon: le premier groupe représente les 20% de pays les plus riches et le cinquième groupe représente les 20% de pays les plus pauvres.
Seulement 43% des enfants élevés dans les ménages les plus riches (le 1er groupe cinquième) ont un salaire supérieur à leurs parents à 36 ans.
Par contre, 82% des enfants élevés dans les ménages les plus pauvres (le 5e groupe cinquième) ont un salaire supérieur à leurs parents à 36 ans.
Les écarts de richesse peuvent bien augmenter, il n'en reste pas moins que la progression du niveau de vie est plus marquée chez les pauvres que chez les riches. Bref, la richesse n'est pas aussi "héréditaire" qu'on veut bien le croire.
À lire aussi: La lutte des classes (I)
Source:

Getting Ahead or Losing Ground: Economic Mobility in America
http://www.antagoniste.net/?p=5956
Je seconde et j’en rajoute:
NON à la nationalisation d’Abitibi Bowater pour « sauver » le Lac-Saint-Jean!
On dénonce beaucoup les subventions agricoles aux États-Unis et en Europe. Pourtant, si je m’oppose systématiquement aux subventions québécoises à l’agriculture, j’approuve sans réserve les subventions européennes et américaines. Même que si elles étaient augmentées, ce serait une bonne chose.
Pourquoi ?
Les États-Unis et l’Europe, en subventionnant leurs produits agricoles, font en sorte que ces derniers sont moins chers. Résultat: j’économise lorsque je fais mon épicerie. Si les Américains et les Européens sont assez bêtes pour payer des taxes dans le but de me faire épargner, c’est leur problème, ce n’est pas moi qui vais leur dire d’arrêter !
Par contre, pas question qu’on utilise mes taxes pour subventionner les producteurs de porcs afin que les Américains payent leur bacon moins cher…
Je profite donc pour préciser que, quand j’étais au QC, je n’achetais pas 100% québécois (loin de là) ni bio. Juste que, globalement, je privilégiais la proximité. ^^ Mais bon, hélas, même à proximité on a tendance à cueillir trop tôt, à rajouter plein de saloperie (non pas pour protéger des agressions extérieures, mais pour protéger du temps) pour que ça puisse durer et briller sur les étalages.
Et pour les paquets de McIntosh, chacun ses goûts bien sûr, moi je les trouvais vraiment pas bonnes (après j’suis ptêtre tombé sur un mauvais lot…).
Bien vu !
En ce qui me concerne… hé hé j’suis français alors la PAC non merci ! Mais d’un autre côté, je n’y suis pas farouchement opposé parce qu’on pourrait perdre injustement notre agriculture. Les américains sont-ils assez bête pour subventionner leur agriculture ou assez intelligent pour réduire l’indépendance alimentaire de certains pays ?
Faudrait pas oublier en fait que le blé c’est aussi une arme stratégique. Et à mon avis, si l’UE et les USA subventionnent autant et sans complexe, c’est bien pour garantir leur indépendance alimentaire et réduire celle des autres. C’est aussi la même raison pour laquelle l’URSS exportait des grains même en période de famine (avec en plus la volonté de mentir à l’étranger…).
Non, c’est plus simple et plus bête que ça.
Ils veulent acheter des votes en faisant plaisir aux lobbies agricoles.
Aussi, oui. Faire plaisir aux lobbies agricoles n’empêche pas d’en profiter comme arme stratégique, autant faire d’une pierre deux coups.
@David
Le montant des subventions est scandaleusement très élevé, mais en plus il faudrait ajouter tous les bénéfices des prix planchers et des systèmes de gestion de l’offre.
Nous payons le lait deux fois trop cher au Québec…
Prenez votre consommation de lait annuelle, divisez le montant par 2 et ajoutez le au $142…
Dans mon cas, j’ajouterais environ $78 ($3.50*52/2) ce qui donnerais $220.
Permettez-moi de poser une question.
Le lait est trop cher au Québec parce qu’il est subventionné.
Or, en Europe, le lait ne coûte pas cher (environ 1$ le litre) parce qu’il est subventionné.
Comment la même chose peut avoir un effet contraire?
Au Québec ce n’est pas vraiment une subvention, c’est la gestion de l’offre. On limite la production, on interdit les importation. En retour, les producteurs ne peuvent pas exporter leur lait (comme notre marché est fermé, les autres ferment aussi leur marché).
En Europe, je crois que c’est un système classique de subvention à la production qui permet, contrairement au Québec, d’écouler les surplus en les exportant.
Merci
J’ai souvenir de deux moments, pendant que j’y étais, où les fermiers allemands ont fait la grève parce que les supermarchés leur achetaient le lait à moins de 0.40€.
Il y a aussi la campagne de pub qui demande aux gens de ne pas acheter de lait en bas d’un euro le litre. Personnellement, je doute que ce soit le fermier qui empoche la différence alors…
Je sais aussi que l’agriculture africaine est très touchée par la PAC car les exportations européennes sont moins chères que la production africaine.
Ne pas subventionner l’agriculture, c’est aider l’Afrique!
Effectivement. Mais hélas, si l’Europe s’arrête… he bien il n’y aura simplement plus de produits alimentaires européens en Afrique, certes, mais cela ne laissera pas pour autant plus de place aux produits africains qui se feront simplement plus bouffés par les américains et chinois en tête (sans compter les autres).
S’il y a tant de misère là-bas, il y a de très nombreuses raison, mais les produits étrangers subventionnés en font partie… les paysans ne peuvent compétitionner et n’ont pas les fonds pour investir. Dommage parce que l’Afrique a les terres pour être indépendante au niveau des aliments.