Quelques chiffres intéressants sur l'utilisation de l'énergie dans le secteur agricole:


Le secteur de la production des pesticides/herbicides/engrais est de loin plus énergivore que le secteur de la production agricole. En 2005, il fallait 23,8 gigajoules d'énergie (l'équivalent de 3,9 barils de pétrole) pour produire 1 000$ de pesticides/herbicides/engrais. Du côté de l'agriculture, ce nombre est réduit à 13,2 gigajoules d'énergie (l'équivalent de 2,2 barils de pétrole).
Notez que ces 2 secteurs de l'économie sont assez dynamiques dans leur utilisation de l'énergie: sur une courte période de temps, on peut voir des variations relativement importantes. Autrement dit, la capacité d'adaptation existe.
*J'aurais bien aimé mettre les statistiques d'avant 1990 et après 2005, mais Statistique Canada n'a aucun chiffre pour ces années.
Source:
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Tableau 153-0031























J’aurais cru que l’adoption de nouvelles technologies serait la raison de l’amélioration. Mais comment ce fait-il qu’il y est autant de changement d’une année à l’autre?!
Comment interprétez-vous ses chiffres?
Les conditions climatiques… la température est définitivement un facteur très important sur leur consommation d’énergie.
Donc, malgré qu’il soit probablement à l’avant-garde au point de vue des technologies, le Canada n’a réussi à améliorer son intensité énergétique que de 4.1% depuis 1990.
Or, la population du Canada a augmenté d’environ 15% au cours de cette période. En supposant que les gens consomment la même quantité d’aliments qu’en 1990, ça veut donc dire que la diminution de l’intensité énergétique en agriculture n’a pas suffi à contrer l’accroissement de la population.
Ça veut donc dire que la consommation d’énergie dans le but de produire notre nourriture a augmenté significativement.
Le même phénomène se produit (en pire) dans les pays émergents. En bref, comment arrivons-nous à nourrir 7 milliards de personnes sur la terre? En consommant plus de pétrole. Nous en consommons peut-être moins par unité, mais quand même plus au total parce que les gains d’efficacité ne sont pas suffisants pour contrer la hausse de la demande totale.
@ Minarchiste
Pas si tu compares la situation de point avec la situation en 1990.
Si tu compares à la période de pointe, on a des gains moyens de 20%.
On croirait lire Malthus. Ici on voit une baisse assez évidente sur une période de temps très courte (seulement 15 ans).
@ Chiroky
Donc le réchauffement climatique permet… d’économiser de l’énergie!
En passant le graphique c’est l’énergie totale. Ça inclus le pétrole, le charbon, l’hydro-électricité, l’éolienne, le nucléaire, alouette…
!?
L’explication des mouvements rapides des courbes du tableau est probablement en relation directe avec les facteurs météologiques survenu durant ces périodes.
En fait je dirais même le contraire, faire le double d’ouvrage lors de perte de récolte en canicule et/ou sécheresse… ferait probablement que le réchauffement nuirait sérieusement à l’exploitation agricole.
@Hollenton
Ok, donc selon toi on devrait changer la durée de l’échantillon pour lui faire dire ce qu’on veut lui faire dire? Pas très objectif comme comportement!
Une baisse, certes, mais une baisse trop petite pour compenser l’accroissement de la population. Donc, même si on est plus efficient, on consomme quand même davantage d’énergie.
Le PIB Canadien de l’agriculture n’est d’ailleurs pas une bonne mesure selon moi. Prenez votre panier d’épicerie et observez d’où viennent les produits et/ou leurs intrants.
La distance moyenne parcourue par le contenu du panier d’épicerie Nord-Américain a explosé ces dernières années. Cela signifie que l’augmentation du prix du pétrole engendrera une augmentation du prix des aliments.
Vos poivrons du Mexique, vos bananes du Costa Rica, vos pêches de Californie, votre saumon de Norvège (apprêté en Chine), même votre boeuf Albertain, vont tous coûter plus cher.
L’inflation du prix des aliments a d’ailleurs été très élevée ces dernières années, reflétant le fait que le prix du pétrole a fortement augmenté. Par exemple, l’inflation du prix des aliments au Canada a augmenté de 5% en Juillet 2009 par rapport à Juillet 2008, comparativement à -0.9% pour l’ensemble de l’IPC(Statcan).
Depuis le milieu des anéées 80 la productivité agricole n’a cessé de décroitre, pas seulement au Canada ou au Québec, mais dans le monde entier…
Et dire que dans quelques décénnies, on aura 9 milliards de bouches à nourrir…
mission impossible?