"Le poids politique des gens d'affaires restera négligeable s'ils ne se serrent pas les coudes"
Le silence des patrons
par Michel Kelly-GagnonIl y a quelques jours, La Presse rapportait qu'un groupe de syndiqués de la CSN, mécontent de la tournure des événements entourant le conflit de travail chez Quebecor, avait manifesté autour de la tombe de Pierre Péladeau.
Mis à part la dénonciation de Pierre Karl Péladeau, l'événement a suscité peu ou pas de commentaires de la part des ténors du monde des affaires ou des divers commentateurs politiques et économiques.
Pourtant, imaginez un seul instant qu'il me vienne à l'idée d'aller manifester sur la tombe de Louis Laberge avec une centaine de mes amis. Je peux vous assurer que l'ensemble de l'establishment syndical et journalistique du Québec me tomberait sur la tomate pendant plusieurs semaines, et ce, à juste titre.
Au-delà des faits particuliers de cet incident, tout cela en dit beaucoup sur le climat d'idées au Québec et sur l'incroyable double standard qui existe entre, d'une part, les syndicats et, d'autre part, le patronat.
Permettez-moi de vous raconter une anecdote (non diffusée publiquement jusqu'à ce jour) afin d'illustrer la toute-puissance des syndicats au Québec et, à l'inverse, la faiblesse relative du monde patronal.
Au moment où je présidais le Conseil du patronat du Québec, j'avais entrepris une campagne publique afin de permettre aux travailleurs de pouvoir voter quand ils font l'objet d'une tentative de syndicalisation. Oui, oui, chers lecteurs, vous ne rêvez pas en lisant ces lignes. Actuellement, ces derniers n'ont pas la possibilité de s'exprimer dans le cadre d'un vote secret en bonne et due forme puisque cela se fait par signature de cartes. Rien n'empêche, et le cas de Wal-Mart à Jonquière en est un bon exemple, les agents de syndicalisation de se présenter au domicile du travailleur, et ce, même à plusieurs reprises en cas de refus initial par ce dernier.
Qui plus est, la loi actuelle n'oblige pas le syndicat à consulter tous les travailleurs visés par la demande d'accréditation. Ainsi, si, par exemple, un travailleur est connu comme étant notoirement sceptique envers les syndicats, on peut tout simplement l'ignorer. Mais, une fois l'accréditation syndicale obtenue, on pourra alors le forcer à payer une cotisation en vertu de la formule Rand.
Bref, au Québec, un travailleur peut se retrouver forcé à payer une cotisation syndicale sans même ne jamais avoir eu au préalable l'occasion de s'exprimer. Du point de vue de l'employeur, cela soulève, dans certains cas, des doutes quant à la volonté réelle des travailleurs de se syndiquer et, donc, quant à la légitimité du syndicat.
Dans les jours suivant cette campagne publique, j'ai reçu une lettre laconique de la part d'une entreprise membre du CPQ mentionnant qu'elle ne souhaitait pas renouveler son membership à notre association. Aux fins de cet article, nous appellerons cette entreprise XYZ. La semaine suivante, à l'occasion d'une réunion du conseil d'administration de la CSST, un leader syndical bien connu m'avait approché dans le corridor, l'air narquois, en me disant: «Tu sais, le cas de l'entreprise XYZ, c'est juste un avertissement. Si tu continues avec ton affaire de scrutin secret obligatoire, il va y en avoir d'autres!»
Plusieurs mois plus tard, le vice-président exécutif de l'entreprise en question m'avouait à demi-mot qu'il avait annulé son membership à la demande du leader syndical en question afin «d'éviter d'avoir du trouble avec ce syndicat vu qu'ils nous réfèrent de la business».
De même, il faut savoir les revenus annuels totaux des trois principales organisations représentant les entreprises au Québec (FCCQ, CPQ et FCEI) oscillent autour de 6 à 7 millions de dollars alors que les revenus annuels totaux des trois principales centrales syndicales québécoises sont de l'ordre de 700 millions, excluant l'argent (et donc, le pouvoir) qui se trouve dans leurs fonds fiscalisés.
On peut aimer ou non Pierre Karl Péladeau. Personnellement, j'ai découvert, au fil des ans, un homme attachant et généreux de sa personne. Mais aussi, et je dirais même surtout, j'ai appris à l'apprécier, car il sait manifester du courage et de la résilience face au pouvoir syndical comme très peu osent le faire au Québec.
Les gens d'affaires du Québec devront apprendre à manifester davantage de solidarité et de courage. Ils devront aussi s'organiser autrement mieux qu'ils ne le sont actuellement. Sinon, leur poids politique demeurera ce qu'il est, c'est-à-dire négligeable.
Les politiciens québécois, indépendamment de leur idéologie officiellement déclarée, font un calcul simple: quand ils déplaisent aux syndicats, ils subissent des manifestations et des dénonciations publiques constantes. Mais, à l'inverse, quand ils déplaisent aux entreprises, le coût politique est à peu près nul. Dans un tel contexte, que croyez-vous qu'ils soient naturellement portés à faire?





















L’heritage de René Lévesques dans toute sa splendeur:
La pire merde socialiste que le Québec ait pu produire. Et ce n’est probablement pas terminé. Quand il y aura une véritable crise économique au Québec, ce type d’attaque se reproduira sur une plus grande échelle. Mais un mensonge demeure toujours un mensonge. Notre bon petit Québec Inc s’écroulera tot ou tard. Et à ce moment, nous aurons le choix: un vrai système capitaliste ou s’enfoncer dans un système de type sud américain, avec un Hugo Chavez québecois.
C’est comme avec les programmes du gouvernement.
Quand ils sont coupés, une minorité descend dans la rue pendant que la majorité silencieuse est occuper à travailler.
«Sinon, leur poids politique demeurera ce qu’il est, c’est-à-dire négligeable.»
Qu’est-ce qu’il veut dire par là Michel Kelly-Gagnon?
Est-ce qu’il veut plus de compagnie comme Bombardier?
Les compagnies qui ont du pouvoir politique, c’est les compagnies qui recoivent les subventions.
ça me semble assez évident qu’il parle du code du travail.
Regardes ce qui se passe dans l’industrie de la construction, ce sont les syndicat qui ont le monopole de l’embauche.
De quel partie politique les gens d’affaires doivent se rapprocher s’ils veulent réformer le code du travail?
Le PLQ? L’ADQ et son 8% d’intention de vote?
La seul chose qu’ils vont réussir à faire, c’est de s’approcher des subventions et des scandales politiques ce qui aura comme effet d’augmenter encore plus le cynisme des gens envers la classe affaire.
Les réformes du code des professions ou du code du travail doivent devenir des priorités qui transcendent les partis politiques.
Ces questions affectent presque tout le monde de façon négative, faut donc que ces enjeux sociétaux deviennent plus importants que la petite politique partisane.
Voilà
Va relire le texte de MKG.
«Ces questions affectent presque tout le monde de façon négative, faut donc que ces enjeux sociétaux deviennent plus importants que la petite politique partisane.»
C’est beau rêver.
Essayer de réformer un parti politique déjà corrompu jusqu’à la moelle par les syndicats c’est peine perdu.
Créer un parti politique qui a comme mouvement de fond le conseil du patronat est l’équivalant de se tiré trois balles dans la tête en partant.
Le vrai changement va survenir quand le gouvernement sera en faillite.
Et ces jours là ne sont pas si loin.
Aux USA, on commence à parler de révolution tranquille. Des gens qui en ont marre de voir le gouvernement intervenir partout pour dépenser leur argent.
Ce qui fait le plus mal au mouvement libertarien, ce n’est pas les gouvernements gauchistes-syndicalistes, c’est les gouvernements corporatistes comme celui de Bush jr.
Je ne crois pas qu’on puisse arriver à un résultat différent de ce qui s’offre déjà à nous en se moment en acceptant que les corporations aient de gros pouvoir politique.
@Jonathan
Ils devraient plus s’approcher entre eux que s’approcher d’un parti politique quelconque.
Est-ce que créer un parti politique avec fond les idées libertariennes est se tirer 3 balles dans la tête en partant?
Je ne crois pas. Actuellement, il se fait un essai sur facebook pour prendre le pouls et voir si un parti Libertarien au Québec serait viable. Si vous êtes libertariens et québécois, faites-vous un devoir de joindre le groupe!
http://www.facebook.com/group.php?gid=138335390571
Merci!
Il ne faut pas appeler ça le parti libertarien du Québec.
A mon humble avis, c’est un terme beaucoup trop ‘ésotérique’ pour la majeure partie de la population -environ 50-60% des gens.
(surtout pour ceux qui ne votent pas/plus et pour qui -tout ce qui touche à la politique, est à vomir).
Il faut garder ça simple(mais pas simpliste), pour que les gens puissent s’y identifier facilement, pour qu’il en parlent et pour qu’ils retrouvent espoir que leur vote serve à quelque chose.
Le ‘Parti liberté’ serait déjà beaucoup mieux…
Faut surtout pas compliquer les analyses inutilement. La politique c’est l’art de convaincre… avant tout. Pas un cours en sc. po.
Voir ceci pour suggestions:
http://www.antagoniste.net/?p=6341#comment-137612
p.s.
Autre chose de TRÈS, très important:
ENVIRON 70% des Québécois considèrent Hydro-Qc comme étant qq chose de bon.
Donc, ce parti ‘liberté‘ ne doit pas s’attaquer aux ‘vaches sacrées’ actuelles du Québec… car il va se priver d’au moins 70% des votes possibles. Que nous ayons raisons ou pas, ne change rien à cette réalité électorale.
Je peux -si vous voulez- vous sortir une lonnnnngggggguuuueeeee liste de lois/règlements/etc superflus qui font ‘chier’ 80-90% des Québécois.
C’est sur ce genre de clou qu’il faut taper.
Il faut être S-T-R-A-T-E-G-I-Q-U-E et se concentrer sur ce qui obtient un large consensus au sein des individus qui ne votent plus (environ 50% de la population) et ceux qui votent pour ‘le moins pire’ (un autre 30%?)…
Ne vous inquiétez pas, il y a assez de gras dans notre gouvernement, pour le rendre beaucoup plus mince et ce, en ne s’attaquant pas à certaines ‘vaches sacrées’…
Il faut faire RÊVER les Québécois et leur VENDRE l’idée de la vraie liberté… celle qui responsabilise les individus face au gouvernemaman…
Voilà.
(pour l’instant)
Vendre la liberté comme a fait Jean Lesage?
On va étudier ça et savoir comment il a fait.
Pour le nom temporaire du parti, c’est trop long.
On va dire: on coupe dans la bureaucratie et les hauts fonctionnaires qui se paient des soupers au Ritz à vos frais! (ça, ça va pogner)
@ nopolitichome
OUI, côté forme, c’est un ‘beau parleur’ comme Lesage qu’il nous faut. Mais avec un discours 100x moins étatique… donc comme celui de Camil Samson.
Tout pour faire capoter les étatistes de gauche OU de droite, mais tout aussi pour faire rêver notre public cible:
CEUX QUI NE VOTENT PLUS. La majorité silencieuse et écœurée du discours habituel de TOUS LES POLITICIENS ÉTATISTES.
Eux il veulent toujours augmenter leur pouvoir, alors que nous, nous voulons augmenter le pouvoir de choisir des citoyens.
Nous voulons que les gens puissent jouir d’administrations publiques flexibles, moins coûteuses pour les contribuables, ‘proche des gens’, simplifiées et décentralisées.
En tout cas, voilà -un peu- le genre de discours qu’il faut tenir.
Tous pour faire RÊVER le peuple d’aujourd’hui:
Il faut démontrer avec des faits simples et concrets, comment NOUS -le parti de la liberté- allons repartir la croissance et la simplification de nos vies en donnant la liberté aux gens de choisir tel ou tel programme, etc.
Ouais, je suis d’accord. C’était l’idée dernière le nom que je trouvais importante.
Brainstorm:
Il faut un nom simple qui dit tout:
« Parti de ceux qui ne croient plus en la politique et en la ‘démocratie’ »
Non, trop long.
« Le parti de la majorité silencieuse tannée des gouvernements de plus en plus présents dans nos ‘culottes’ »
Ouf, trop loufoque.
« Le parti de la majorité silencieuse: votez pour nous, et vous aurez des choix ».
Non. Ça fait trop ‘politicien’…
« Le parti de la liberté? »
Peut-être.
« Le parti liberté? »
Peut-être.
Le parti choix.
Non, ce nom va être trop associé à choiX, ce qui restreint le ‘marché’ des électeurs potentiels.
En tout cas…
OUI, ça c’est un bon exemple. C’est le genre de patente populiste que les TVA et TQS (V), sort pour agiter -un peu- le peuple…
Mais faut aussi parler de;
- tous les formulaires inutiles et tatillons;
- des programmes obligatoires qui seront rendus facultatifs, mais toujours disponibles pour ceux qui le désirent uniquement;
- cours de formation obligatoires (qui seront remplacés par des examens qui mesureront seulement les qualifications des futurs employés);
- etc, etc
Toujours parler d’éléments/mesures auxquels les gens -qui ne votent plus- peuvent facilement s’identifier (donc, oui populaires, mais pas trop de populisme, quand même), et qui les amèneront aux urnes pour voter pour ‘nous’
Voilà.
p.s.
Si vous voulez plus d’idées, va falloir que quelqu’un me paye et que le reste (de la discussion), se passe en privé, sinon trop d’opportuniste$ vont lire nos idées et nous piquer les meilleures.
p.p.s
Je ne charge vraiment pas cher, c’est seulement symbolique comme demande.
Est-ce que tu as skype, facebook ou MSN?
Parce que les 3 hauts dirigeants du nouveau parti (Moi, Martin Otis et Suzanne Doré) aimeriont bien te parler.
Pour la rémunération… un souper au Ritz avec une personne très chère à ton coeur ferait tu ton affaire
Après avoir nié une crise financière assez importante pour nous mettre en récession…
Tu remets ça en tergiversant sur une révolution, américaine de surcroit!!!!
Est-ce qu’on peut savoir dans combien de temps tu la prévois!!! Est-ce avant ou après le renversement d’Obama!?
Les entreprises sont libres de se laisser syndicalisé ou pas. Différents moyens permettre aux entreprises de se protégé.
Hors le problème est que la plupart des dirigeants font la sourd oreille et se font prendre par derrière.
@ nopolitichome
Msn, oui
Ritz, merci, mais non je vais laisser ça aux politiciens/fonctionnaires ‘professionnels’ (en réalité, je voulais surtout arrêter de discuter stratégie ici)
@ Nopolitichome
Moi, facebook ça m’interesse pas, mais tu peux considérer que je m’inscrirais à votre groupe.
Ouais, je trouve que waried ouvre une ‘piste’ ici. Faudrait -aussi- autre chose que Facebook pour rassembler notre ‘monde’… et favoriser les échanges de bonnes idées.
Quelque chose de plus ouvert… qui ne nécessite pas une quelconque inscription ‘officielle’. Donc un endroit (blogue ? forum?) où tout le monde peut s’exprimer sans trop de complications.
***
Dans ‘l’temps’, j’aimais beaucoup monter des sites/forum/pages/blogues ‘ouèbes’, mais là, je suis un peu fatigué de tout ça.
Par contre, je peux aider pour former les bases ‘stratégiques’ de ce parti ‘liberté’ et même faire du porte à porte… dans une zone tatouée Québec Solidaire. J’habite dans un coin qui a fortement voté pour ce parti. « It’s a war zone ».
Hahaha!
Comment gagner le coeur d’un tatoué Québec Solidaire ?
Lui promettre de « légaliser » les jardins bios et les petites productions hors quotas (même en ville) pour empêcher les Mosanto de ce monde de venir réguler notre alimentation.
Je sais, c’est quasi machiavélique comme technique, mais si nous pouvons vendre la liberté à des gens étatistes de chez Qc-Solidaire, imaginez-vous comment se sera encore plus facile de faire voter les motocyclistes et camionneurs de ce monde, qui en ont marre de mesures étatiques qui nous empêchent de vivre librement, de façon responsable et « solidairement ».
Pensons toujours à ceux qui ne votent pas et donnons leurs de maudites bonnes raisons d’aller voter et ce, pour améliorer LEUR VIE et LEUR espace de liberté.
Si nous trouvons des éléments qui touchent et incitent tous les segments -de ceux qui ne votent plus- à voter, nous pourrions aller au chercher au moins 50% du vote !
Pour l’instant, cela a l’air exagéré, mais faut pas cesser de penser aux possibilités…