Liberté PirateDans l'imaginaire collectif, les pirates sont perçus comme une bande de barbares sanguinaires sans foi ni loi. Bien que les pirates qui maraudaient dans les océans au 18e siècle assuraient leur subsistance par le fruit de la criminalité, la vie à bord de leur navire était très ordonnée.

Avant de joindre un équipage, l'aspirant pirate devait signer une constitution qui détaillait les règles de vie en mer. Les pirates avaient aussi compris qu'il était à leur avantage de séparer les pouvoirs entre un capitaine et un quartier-maître. D'ailleurs, ces 2 postes étaient désignés au suffrage universel parmi les membres de l'équipage et la constitution prévoyait une procédure de destitution démocratique si le capitaine ou le quartier-maître abusait de leur pouvoir. Tous ces mécanismes assuraient une vie paisible à bord des navires.

Parallèlement à la même époque, les marins qui travaillaient sur des navires marchands étaient traités en esclave: ils étaient battus régulièrement et le capitaine avait un pouvoir de vie ou de mort sur chacun des membres de son équipage.

Comment peut-on expliquer les conditions de vie radicalement différentes sur les navires marchands et sur les navires-pirates ? Les pirates, contrairement au marin de la marine marchande, avaient le droit de porter des armes, alors que sur les navires marchands, seul le capitaine avait ce privilège.

D'un côté, la décentralisation de la force faisait en sorte que le capitaine se devait de respecter les volontés de son équipage. De l'autre côté, le capitaine pouvait agir en despote parce qu'il avait le monopole de la force.

Pour en savoir plus:
Econtalk
Leeson on Pirates and the Invisible Hook