Éric Caire, candidat à la course à la direction de l'ADQ, rejette catégoriquement la proposition de Jean-François Plante à propos de l'instauration d'une "flat tax".  Selon le député de La Peltrie, cette réforme fiscale ne serait pas applicable au Québec.  Bref, seuls les Albertains sont assez intelligents pour avoir une “flat tax”, ici on serait trop bête…

Éric Caire a une conception erronée de la "flat tax".  Cette réforme fiscale ne vise pas simplement à avoir un taux unique d'imposition, mais elle implique aussi l'élimination de tous les crédits d'impôt qui influencent nécessairement le taux final d'imposition.  Fini les échappatoires fiscales utilisées par les politiciens pour acheter des votes et faire plaisir à leurs amis.  Fini la bureaucratie qui ne sert qu'à gérer ce système complexe de déduction.

Voici à quoi ressemblerait un rapport d'impôt avec une "flat tax":

Formulaire pour les individus:
Flat Tax

Formulaire pour les corporations:
Flat Tax

Éric Caire s'inquiète aussi des possibles conséquences négatives de la "flat tax" sur la classe moyenne.  Premièrement, il faut savoir qu'au Québec, 70% des impôts prélevés par le gouvernement proviennent des 20% des contribuables avec le plus haut revenu.  La classe moyenne n'est pas celle qui est la plus exploitée par le gouvernement.

De plus, contrairement à ce qu'affirme Éric Caire, une "flat tax" ne serait pas uniquement avantageuse pour les contribuables les plus aisés.  Voici une discussion entre Russ Robert (George Mason University) Alvin Rabushka (Stanford University's Hoover Institution) à ce sujet:

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À lire aussi la note de l'Institut Économique de Montréal sur la "flat tax": L’impôt à taux unique : pour un régime fiscal plus équitable et efficace.