Déclaration de Sonia Sotomayor, candidate pressentie pour assurer le rôle de juge à la Cour suprême des États-Unis:

Sonia Sotomayor

-

« I would hope that a wise Latina woman with the richness of her experiences would more often than not reach a better conclusion than a white male who hasn’t lived that life. »

Imaginez si un homme blanc, ayant été sélectionné par le président pour devenir juge à la Cour suprême, avait déclaré: « I would hope that a wise caucasian man with the richness of his experiences would more often than not reach a better conclusion than a black women who hasn’t lived that life ». Cette personne aurait, avec raison, été cataloguée de raciste indigne d’occuper la fonction de juge pour le plus haut tribunal du pays.

Quand on se présente dans un tribunal, on veut être jugé en fonction des faits et de la loi, pas sur la couleur de notre peau.

Qu’un juge soit blanc, noir, jaune ou mauve, son travail ne consiste pas à réécrire les lois en fonction de ses expériences ou de ses sensibilités personnelles. Le travail d’un juge se limite à appliquer les lois de manière impartiale sans égard à ses opinions. Si les juges décident de réécrire les lois en fonction de leur expérience, alors chaque personne sera jugée différemment en fonction du magistrat qui entend sa cause. Dans une pareille « tour de Babel juridique », c’est tout l’appareil judiciaire qui sera discrédité parce que les gens ne sauront jamais sur quel pied danser: ce qui est légal pour un juge pourrait bien être illégal pour un autre.

Mais allez savoir pourquoi, au Hétutistan on semble incapable de comprendre ce principe fondamental.

Voici la défense assez pathétique offerte par Sonia Sotomayor devant le sénat américains au sujet de son manque d’impartialité avoué: