Au début du mois de janvier 2009, l'Administration Obama a publié un document signé par son intelligentsia économique pour nous convaincre de l'absolue nécessité d'adopter un plan de relance de 787 milliards de dollars.
Mise à jour avec les chiffres les plus récents sur le taux de chômage, voici la comparaison entre les prédictions de l'Administration Obama et la réalité:

Et dire que si nos gouvernements pensent être capables de relancer l'économie en faisant des déficits monstres, c'est parce qu'ils font confiance aux gens faisant ce genre de prédiction… On a envoyé Bernard Madoff en prison pour moins que ça.
Pendant ce temps, toujours aux États-Unis:
Capitalisme 1, Socialisme 0 !





















C’est parce que le plan était pas assez gros!
http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/?p=70425788
La persévérance dans l’erreur.
Le deuxième graphique est vraiment réconfortant.
Si on faisait le même sondage au Québec, gageons que le deuxième tableau serait complètement inversé :S
Pas que Paul Krugman a dit début juin qu’il pensait que la récession était fini, mais dans le fond oui:
L’art de ne jamais se tromper c’est de se positionner des deux côtés du débat en même temps.
Reformulons l’argument des keynésiens:
Si l’économie va mal, c’est parce que le déficit n’est pas assez gros.
Qui ici est assez bête pour croire ça?
Plusieurs vont prendre pour du cash ce qu’on leur dit jusqu’à ce qu’ils y réfléchissent un peu.
Ça peut arriver à tout le monde. Mais certains journalistes et éditorialistes n’ont pas fait cette réflexion encore…
Dans le cas de la crise financière et sur la façon dont un gouvernement peut s’en sortir, on peut ramener la gestion financière de l’État à la gestion d’une ville, d’une famille ou d’une personne pour illustrer la situation tout simplement.
Bon, vous êtes déjà très endetté, votre banque ou VISA/MasterCard refuse de vous prêter plus, votre conjoint/e vient de perdre son emploi, vous avez pris de mauvaises décisions financières, vous avez un train de vie au-dessus de vos moyens, etc.
Que faire pour s’en sortir ?
Les keynésiens vont vous suggérer d’aller voir d’autres banques, pas pour essayer de négocier le taux d’emprunt, mais pour avoir accès à de nouvelles cartes de crédit.
Et le deuxième mot d’ordre: maintenez votre niveau de vie! Sinon, dépensez plus même! Dans quelques temps, vous aurez tellement dépenser que vous allez tout pouvoir rembourser… Magie!
Du côté des gens responsables, on va dire: commence par examiner s’il n’y a pas des choses sur lesquelles tu peux économiser ou que tu n’as même pas besoin: ton forfait cellulaire, câble, Internet. Est-ce que tu as les moyens de la piscine ou du bateau dans ta cour? Va voir ta banque et cherche avec elle à négocier une entente. Etc.
Cette histoire, qui est bonne pour une famille, pour une ville ou pour une région, devrait aussi faire réfléchir nos élus.
Bref, comment régler une crise du crédit?
A) Réponse keynésienne: En donnant plus de crédit et en s’endettant plus?
B) Réponse rationnelle: En rationalisant ses dépenses, en maximisant l’épargne pour le court et le long terme, en faisant le point sur le présent et en examinant des moyens pour mieux vivre?
Et il est là le plus gros problème: les gens croient que les gouvernements peuvent « imposer » la valeur d’une monnaie et qu’il peu donc en imprimer tant qu’il veut. Rien n’est plus faux. Ce qui dicte la valeur d’une monnaie, ce sont les producteurs de bien et service, via le marché (i.e.: échange des biens et service par l’entremise de cette monnaie). Violer les lois économiques en imprimant trop de monnaies et tu te retrouve avec de l’inflation et plus de pauvreté. Peu importe les lois qu’un gouvernement peu voter, il ne pourra jamais vaincre les lois de la physique… et encore moins celles de l’économie. Mais les gens veulent croire aux miracles.Trop de gens semblent avoir remplacé Dieu par le gouvernement. Mais le gouvernement, c’est nous…
Dieu aussi c’est nous.
Et oui. Nous avons simplement remplacer une croyance par une autre…